Les réussites de Nethaniahou

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Attorney David Peter seen before a court hearing on the dismissal of National Security Minister Itamar Ben-Gvir at the Supreme Court in Jerusalem, April 15, 2026. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** עו"ד דוד פטר איתמר בן גביר השר לביטחון לאומי בית משפט עליון בית משפט עליון דיון עתירה עליון עתירות

Avocat David Peter 

Netanyahou a créé de ses propres mains une opportunité historique rare et limitée dans le temps, au cours de laquelle Israël a pu agir à sa guise contre un archi-ennemi doté d’un territoire 75 fois plus grand et d’une population 10 fois supérieure.

Chez certains, cela a ouvert l’appétit au point de leur faire perdre le sens des réalités, tandis que d’autres refusent de reconnaître cet accomplissement pour des motifs purement politiques. Mais il est crucial de réfléchir et de garder à l’esprit les faits suivants :

  • Les installations nucléaires ont été détruites.

  • Les plus hauts dirigeants politiques, sécuritaires, du renseignement, militaires et scientifiques ont tous été décapités.

  • Les systèmes de défense aérienne, des usines de production cruciales pour l’industrie militaire et de nombreuses installations classifiées ont été attaqués et ont subi un coup très dur.

Tout cela, Netanyahou l’a mené presque seul, après des années de préparation politique, conceptuelle, économique, militaire et de renseignement. Israël a instauré une nouvelle équation régionale que personne n’aurait imaginée possible : nous disposons, dans les faits, d’une liberté d’action opérationnelle à Téhéran (si nous le décidons) et d’une dissociation totale des théâtres d’opérations, avec une liberté d’action concrète sur tous les fronts.

Nous contrôlons 60 % du territoire de la bande de Gaza, nous tenons des positions au-delà du Litani, nous contrôlons de vastes zones à la frontière syrienne, l’armée syrienne a été anéantie, le gouvernement houthi a été balayé et le Hezbollah est plus faible que jamais. Tout cela s’est produit, comme mentionné, à l’ombre d’une puissance chiite qui représente 75 fois notre superficie et 10 fois notre population.

Pourtant, des éditorialistes autoproclamés viennent aujourd’hui se plaindre :

  • Pourquoi n’y a-t-il pas de « victoire absolue » sur une puissance chiite (75 fois plus grande et 10 fois plus peuplée) ? C’est bon, ça va.

  • Pourquoi n’y a-t-il pas d' »accord politique » ? Comme si une stratégie dépendante de la volonté de la partie adverse (dans ce cas précis, des fanatiques chiites) avait la moindre pertinence en haute politique.

  • Pourquoi avons-nous l’impression de subir de simples cycles d’affrontements ? Alors qu’après le pilonnage du Sud-Liban et les bombardements au cœur de l’Iran, tout ce que les Iraniens sont capables de lancer se résume à quelques missiles qui finissent interceptés. Nous ne réalisons tout simplement pas à quel point ils sont castrés sans la menace nucléaire et sans le Hezbollah.

  • Pourquoi y a-t-il des drones dans le Nord ? Malgré toute la douleur et le chagrin pour chaque victime, qui représente un monde en soi, il faut se rappeler que nous faisions face à une armée redoutable qui se tenait à notre frontière. Aujourd’hui, tout le Sud-Liban a été conquis et détruit, et cet ennemi en est réduit à mener des attaques de harcèlement. Oui, c’est douloureux, mais nous sommes en guerre. Face à l’alternative qui nous attendait — des dizaines de milliers de morts en Israël, des milliers de missiles de précision, une invasion terrestre par des milliers de combattants chiites hautement expérimentés et l’occupation complète du nord du pays par l’ennemi —, il me semble que notre situation est excellente. Les drones sont une menace nouvelle (et bon marché) qui va submerger et transformer le visage des conflits partout dans le monde (y compris en Judée-Samarie). Il faut adapter l’armée à cette menace dans les secteurs où l’on peut agir dans le Nord, avant que cela n’arrive à Kfar Saba. C’est un défi à relever, c’est ainsi.

En fin de compte, le plan de Qassem Soleimani pour détruire l’État d’Israël a bien failli réussir. On ne le comprend pas assez, mais c’est la vérité. Le peuple installé en Sion a été sauvé, et il a remporté une immense victoire. Cela ne signifie pas qu’il faille se bercer d’illusions sur les capacités d’Israël compte tenu des contraintes actuelles à ce moment précis. Par ailleurs, il est tout à fait possible à mes yeux que certains élus aient commis des erreurs dans la gestion des attentes liées à cette guerre. Mais la haute politique ne doit pas se laisser dicter par cela ; elle doit se concentrer sur ce qu’il est juste de faire.

Étant donné que pour les médias et la gauche, les élections importent plus que la vérité, il est primordial de répéter cette vérité encore et encore pour qu’elle ne soit pas oubliée. Cette guerre restera gravée comme la troisième plus importante après la guerre d’Indépendance (1948) et la guerre des Six Jours. Autrement dit, une guerre qui, dans une perspective historique, a consolidé l’avenir de l’entreprise juive sur la terre d’Israël.

Pour conclure, voici une autre vérité que beaucoup connaissent mais que peu osent formuler clairement : selon mon propre jugement, personne d’autre que Netanyahou n’aurait été capable de sortir le pays du gouffre dans lequel nous nous trouvions le 7 octobre. Point final. À mes yeux, le simple fait que des personnalités comme Eisenkot ou Bennett se regardent dans un miroir et s’estiment aptes, qualifiées et capables de s’asseoir dans le fauteuil de Premier ministre est la preuve même qu’elles manquent totalement de lucidité à leur propre sujet.

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