À la suite des recours contre Ben Gvir : un père endeuillé lance une attaque virulente contre la Cour suprême

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Rafi Arvos, père de Shaï הי״ד (notre photo) tombé lors de la catastrophe du Namer (incident mortel concernant un char israélien), s’en prend à la tenue-même des audiences visant à destituer le ministre de la Sécurité nationale. « Des juges non élus portent atteinte à la volonté des électeurs et s’ingèrent dans des décisions politiques en pleine guerre. »

JDN – David Feuchtwanger

L’examen des requêtes demandant la destitution du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, continue de susciter de vives réactions dans l’espace public. Aujourd’hui (jeudi), Rafi Arvos, père endeuillé dont le fils Shaï Arvos הי״ד est tombé lors de la catastrophe du Namer au cours des combats, a lancé une attaque frontale contre le principe même de la tenue de ces audiences devant la Cour suprême.

Dans des propos qu’il a publiés, Arvos a dénoncé l’ingérence judiciaire dans une question politique sensible en pleine guerre. Selon lui, tandis que des combattants sont envoyés au front et risquent leur vie, des juges qui ne sont pas des élus du peuple s’emploient, à ses yeux, à porter atteinte à la volonté des électeurs.

« Pendant qu’ils restaient à l’arrière, nos enfants se battaient pour défendre l’État, a-t-il déclaré. Et maintenant, on piétine le droit démocratique de choix des soldats et des citoyens. »

Le père endeuillé a souligné que le public, y compris de nombreux combattants, a choisi Ben Gvir dans le cadre d’élections démocratiques. Selon lui, l’intervention de la Cour suprême dans les décisions de l’autorité élue constitue une atteinte au cœur même de la démocratie et à la souveraineté du peuple.

Arvos a rappelé la chute de son fils Shaï הי״ד lors de la catastrophe du Namer, précisant que lui et ses camarades sont partis au combat pour défendre le pays et ramener des otages, mais ne sont pas revenus. À partir de cette douleur personnelle, il a affirmé que la conduite judiciaire autour de ces requêtes renforce le sentiment de rupture entre le front et l’arrière.

Pour mémoire, la Cour suprême a décidé en début de semaine de reporter l’audience sur les requêtes demandant d’ordonner au Premier ministre de limoger le ministre Ben Gvir. Parallèlement à ce report, le président de la Cour suprême, le juge Itzhak Amit, a ordonné d’élargir la formation de trois à cinq juges et a précisé que l’audience se tiendrait d’ici la fin du mois de mars. Dans le même temps, les juges ont laissé entendre qu’une injonction conditionnelle pourrait être envisagée, en raison de l’absence de réponse de la part du Premier ministre.

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