À Téhéran, on se prépare à la guerre : on préfère un affrontement militaire à un « accord de capitulation » avec les États-Unis

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Des sources à Téhéran précisent que l’Iran préfère un affrontement militaire à un « accord de capitulation » face aux États-Unis, estimant que le prix de la guerre est inférieur aux diktats de Trump | Au ministère des Affaires étrangères, on dément toute négociation, tandis que le président du Parlement, Mohammad-Bagher Ghalibaf, affirme qu’il n’y aura pas de pourparlers sous la menace et les contraintes économiques | Tous les détails

Kol réga’ – Eli Klein

La tension entre les États-Unis et l’Iran s’accentue : des sources bien informées à Téhéran indiquent que la direction iranienne estime que le coût de tout accord, tel qu’exigé par les Américains, serait plus élevé que celui d’une guerre. Par conséquent, l’Iran se prépare, si nécessaire, à un affrontement militaire et rejette tout « accord de capitulation ».

Une source au sein du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré au quotidien libanais Al-Akhbar que les affirmations américaines selon lesquelles l’Iran aurait demandé à ouvrir des négociations sont dénuées de tout fondement. Selon elle, ces déclarations relèvent d’une guerre psychologique visant à accroître la pression sur Téhéran, parallèlement au renforcement militaire américain.

Cette source a ajouté que les États-Unis ne cherchent pas un véritable dialogue, mais entendent imposer un accord qui contraindrait l’Iran à signer sans discussion une atteinte à son programme nucléaire et une limitation de ses capacités défensives, ainsi qu’une reconnaissance d’Israël. Un tel accord, affirme-t-elle, n’a rien d’une négociation équilibrée : il s’agirait d’une capitulation.

Il a encore été précisé que les autorités iraniennes ont toujours été prêtes à un accord garantissant les intérêts des deux parties et ne souhaitent pas la guerre. Toutefois, une décision ferme a été prise : si l’Iran doit choisir entre l’accord proposé par le président Trump et une guerre, il préférera la guerre, car son coût est jugé inférieur et elle n’implique pas une reddition préalable.

Dans ce contexte, le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a déclaré que des négociations menées dans une atmosphère de guerre ne font qu’accroître les tensions. Dans une interview à CNN, il a ajouté : « Il n’y aura pas de négociations tant qu’elles ne garantiront pas un bénéfice économique pour le peuple iranien. Nous ne considérons pas des diktats comme une négociation. »

Ghalibaf a conclu : « Si Trump souhaite recevoir le prix Nobel de la paix, il doit s’éloigner des partisans de la guerre. »

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