Aliyah de France : Israël prépare un plan d’accueil face à une accélération attendue

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Le gouvernement israélien a évoqué mardi en Conseil des ministres la perspective d’une nouvelle vague d’aliyah en provenance de France. Près de 4 000 Juifs français se sont déjà installés en Israël depuis le début de l’année, soit une hausse de 40 % par rapport à l’an dernier.

Le Conseil des ministres israélien s’est penché mardi sur l’hypothèse d’un afflux plus important de Juifs de France, sur fond de troubles dans plusieurs villes françaises. Le sujet a été porté par le ministre de l’Aliyah et de l’Intégration, Ofir Sofer, qui demande au gouvernement de bâtir dès maintenant un dispositif d’accueil renforcé.

Un plan gouvernemental en préparation

Ofir Sofer veut en particulier faciliter l’installation des familles les moins aisées, pour qui le logement et le coût de la vie en Israël représentent un frein réel. « Nous devons lever les obstacles pour leur permettre de venir ici », a-t-il déclaré. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a soutenu l’idée d’aides ciblées pour les nouveaux arrivants en difficulté financière et de solutions de logement en cas d’arrivée massive. Benyamin Netanyahou a validé cette orientation et confié à Ofir Sofer, Bezalel Smotrich et au ministre de la Diaspora, Amichai Chikli, la mission d’élaborer conjointement un plan d’action.

La ministre des Missions nationales, Orit Strock, a de son côté appelé à se préparer à une possible dégradation de la situation des Juifs de France. Selon elle, une partie de la communauté renonce déjà à porter des signes religieux visibles dans l’espace public. Elle réclame la mise en place d’un dispositif d’urgence pour répondre à ce climat.

Une hausse déjà engagée en 2026

Ces discussions ne surgissent pas de nulle part : l’aliyah française connaît déjà une progression marquée. Environ 4 000 Juifs de France ont rejoint Israël depuis janvier, un chiffre en hausse de 40 % sur un an, selon des données relayées par le Jerusalem Post. Cette trajectoire nourrit l’inquiétude des autorités israéliennes quant à leur capacité d’accueil si le mouvement s’accélère encore.

Le contexte français alimente ces anticipations. La France traverse depuis une semaine un mouvement de contestation lycéenne touchant des centaines d’établissements, avec des blocages et des heurts avec les forces de l’ordre signalés mardi dans plusieurs villes. Les lycéens mobilisés dénoncent le manque d’enseignants, la surcharge des classes et la vétusté des infrastructures scolaires. Si ce mouvement n’est pas directement lié à la question de l’antisémitisme, il s’inscrit dans un climat de tensions sociales que les ministres israéliens jugent propice à une accélération des départs.

Le logement, nerf de la guerre pour les nouveaux arrivants

La question du coût du logement revient comme un obstacle central dans les prises de parole ministérielles. Pour les familles qui envisagent l’aliyah avec des ressources limitées, l’accès à un bien en Israël reste un passage obligé et souvent complexe, entre recherche de financement et démarches administratives locales.

Le plan conjoint confié à Ofir Sofer, Bezalel Smotrich et Amichai Chikli doit désormais prendre forme dans les prochaines semaines, avec pour objectif d’anticiper un éventuel pic d’arrivées. Aucune date officielle de présentation n’a encore été communiquée par le gouvernement.

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