En réponse aux mesures du gouvernement britannique contre Israël : le consulat britannique à Jérusalem a fermé ses portes aujourd’hui. Israël et la Grande-Bretagne sont parvenus à des ententes sur le maintien d’une présence diplomatique restreinte à Jérusalem. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a annoncé le départ de 20 diplomates.
Kol réga – Zeev Gur Arieh – Photo : Flash 90
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a annoncé aujourd’hui (jeudi) que le consulat britannique à Jérusalem a mis fin à ses activités, et que 20 diplomates, dont la consule générale, termineront leurs fonctions et quitteront Israël. Suite à des ententes obtenues hier soir entre les deux pays, une équipe de seulement sept diplomates restera dans le bâtiment appartenant au gouvernement britannique, sous le nom de « La mission britannique, Jérusalem ».
Dans un communiqué du ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, il a été indiqué : « Suite à des discussions avec le gouvernement israélien, le bâtiment du consulat britannique ne fermera pas et sera appelé la mission britannique, Jérusalem, à compter d’aujourd’hui ».
« Comme je l’ai annoncé – le consulat britannique à Jérusalem a mis fin à ses fonctions aujourd’hui », a déclaré Sa’ar. Selon lui, ces ententes permettent de mettre en œuvre les décisions qu’il avait annoncées le 8 septembre, tout en préservant les intérêts israéliens et en évitant des mesures de rétorsion britanniques en raison de leur application.
La déclaration du ministre britannique des Affaires étrangères a présenté une image légèrement différente quant au statut de la représentation : « Nous avons été clairs sur notre position selon laquelle nous n’acceptons pas l’affirmation selon laquelle le gouvernement israélien a le droit légal de fermer le consulat général britannique à Jérusalem, qui existe depuis près de 200 ans ». De plus, le gouvernement britannique a réitéré sa position selon laquelle Jérusalem-Est est un territoire occupé.
« Suite à des discussions avec le gouvernement israélien, le bâtiment du consulat général ne fermera pas et sera appelé la mission britannique, Jérusalem, à compter d’aujourd’hui », a-t-il été précisé dans la réponse britannique. Selon le communiqué, la mission sera indépendante et active, continuera à fournir des services essentiels et poursuivra son action auprès des Palestiniens, dans le cadre du soutien britannique à la solution à deux États.
La Grande-Bretagne a également indiqué qu’elle avait temporairement relocalisé certains membres du personnel et leurs familles pour assurer leur sécurité. Selon elle, sans ces ententes, elle n’aurait pas disposé des garanties nécessaires pour protéger le personnel et le complexe.
« Nous agirons dans les prochains mois pour reconstruire notre présence, et nous ne prendrons pas de mesures de rétorsion tant que les discussions sur le sujet se dérouleront de manière crédible », est-il écrit dans le communiqué britannique.
Parallèlement au changement de statut de la représentation à Jérusalem, Sa’ar a annoncé la finalisation de trois autres mesures qu’il avait annoncées le 8 septembre : l’expulsion des représentants britanniques du centre d’aide internationale pour Gaza à Kiryat Gat, l’arrêt des activités britanniques de formation des forces de l’Autorité palestinienne en Judée-Samarie, et l’interdiction d’entrée en Israël pour 12 élus et citoyens britanniques. Selon le ministre, il s’agit de personnes impliquées dans des activités antisémites et anti-israéliennes ou qui nient l’existence même d’Israël.
« Nous avons établi un principe clair – il n’est pas possible d’agir contre Israël sans qu’Israël ne prenne des mesures de rétorsion appropriées », a déclaré Sa’ar. « Nous ne voulions pas en arriver là, mais les actions du gouvernement travailliste nous ont conduits ici ».
Sa’ar a expliqué que ces mesures ont été prises à la suite de décisions britanniques de promouvoir de nouvelles sanctions contre la colonisation en Judée-Samarie et d’élargir la suspension des licences d’exportation de défense vers Israël. Il a également critiqué des déclarations britanniques contre Israël, notamment des accusations de « nettoyage ethnique », qu’il a qualifiées de mensongères.
Selon lui, il s’agit de la continuité d’une série de mesures prises par le gouvernement travailliste depuis son entrée en fonction en juillet 2024. Il a notamment cité la reconnaissance d’un État palestinien en septembre 2025, le rétablissement du financement de l’UNRWA, l’imposition de sanctions contre des ministres ainsi que des individus et entités israéliens, la suspension des négociations sur un accord de libre-échange, et le gel du dialogue militaire et de la coopération sécuritaire.
D’un autre côté, la Grande-Bretagne a souligné qu’elle maintenait les mesures qu’elle avait annoncées le 8 septembre. Dans son communiqué, il est affirmé qu’elles ont été prises en coordination avec la communauté internationale, dans le but de soutenir la solution à deux États et d’apporter la paix et la sécurité aux Israéliens et aux Palestiniens.
Sa’ar a noté que malgré les désaccords, les relations avec la Grande-Bretagne revêtent une importance sécuritaire et en matière de renseignement. Selon lui, Israël a récemment transmis à la Grande-Bretagne des informations essentielles concernant l’affaire de la base de la Royal Air Force à Fairford, sans toutefois donner plus de détails.
« Je ne peux pas garantir qu’il n’y aura pas d’autres crises à l’avenir. S’il y en a, nous y ferons face sur la base de nos principes », a déclaré le ministre des Affaires étrangères. « Nous souhaitons de bonnes relations avec tous les pays du monde. Mais tout pays qui agira contre Israël doit savoir qu’il y aura un prix à payer ».



























