Après la tragédie à Jérusalem : les chiffres de la pénurie de crèches dans les villes orthodoxes révélés

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La commission de l’Éducation de la Knesset tiendra aujourd’hui une réunion d’urgence suite au décès de deux nourrissons dans une crèche non supervisée à Jérusalem. Les données du centre de recherche de la Knesset révèlent qu’à Jérusalem, seuls 21 % des nourrissons sont dans des structures supervisées, avec un écart d’environ 55 000 enfants entre la population réelle et la capacité d’accueil. Le député Sukkot déclare : « Une réalité choquante qui nécessite un traitement urgent ».

JDN – Zeev Gour-Arié

Une réunion d’urgence à la Knesset

La commission de l’Éducation de la Knesset, présidée par le député Tzvi Sukkot, tiendra ce lundi une session d’urgence conjointe avec la commission des droits de l’enfant et celle du travail et du bien-être. Cette réunion fait suite au drame tragique de la semaine dernière dans une crèche non agréée de Jérusalem, où deux nourrissons ont perdu la vie.

Selon les données dramatiques du Centre de recherche et d’information de la Knesset qui seront présentées lors du débat, il existe pour l’année scolaire actuelle (2024/25) un fossé immense de dizaines de milliers d’enfants entre le nombre de nourrissons de moins de trois ans et la capacité réelle des crèches et jardins d’enfants supervisés.

Des écarts abyssaux à Jérusalem et dans d’autres villes

Rien qu’à Jérusalem, le déficit est estimé à environ 55 000 enfants. D’autres villes connaissent des situations similaires :

  • Beth Shemesh : déficit de 13 400 places.

  • Bené Brak : déficit de 12 000 places.

  • Rahat : déficit de 6 100 places.

  • Tel-Aviv-Jaffa : déficit de 7 000 places.

Les données révèlent que dans certaines localités — principalement les villes orthodoxes et la société arabe — le taux de nourrissons placés dans des structures supervisées tombe en dessous de 15 %. À l’inverse, dans des localités comme Ness Ziona ou Rosh Pina, plus de 90 % des enfants sont intégrés dans des structures sûres et contrôlées.

« Sans supervision, il n’y a pas de sécurité »

Le président de la commission, Tzvi Sukkot, a qualifié la situation de « révoltante » : « Le fait que dans la capitale de l’État d’Israël, seuls 21 % des enfants concernés soient inscrits dans une crèche supervisée est choquant. J’ai demandé la convocation immédiate de la commission pour apporter des solutions à court et long terme. »

Il a ajouté : « Il n’est pas acceptable que le lieu de résidence détermine si un nourrisson bénéficie ou non d’un cadre sécurisé. Nous n’accepterons pas une réalité où des centaines de milliers de jeunes enfants en Israël sont gardés sans aucun contrôle gouvernemental. »

Le député a précisé son intention de faire avancer rapidement le projet de loi pour la création d’une Autorité de la petite enfance en Israël, afin de régulariser la prise en charge de cette tranche d’âge de manière exhaustive avec le ministère de l’Éducation.

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