Au fait, pourquoi voter (en Israël) ? Ce qu’en dit rav Lionel Cohn

0
33

On l’a déjà remarqué, dans une des chroniques parues dans Kountrass, il y a plus de 25 ans, on montrait que l’élection est toujours le résultat de la Volonté divine, selon ce que dit le roi Salomon dans les proverbes (21,1) : « Le cœur du roi est dans la main d’Hachem ». En 1936, l’Assemblée Nationale avait élu une majorité de gauche, avec le Front Populaire de Léon Blum, et c’est cette même assemblée qui, en 1940, a donné à Pétain les pleins pouvoirs pour signer un armistice avec l’Allemagne nazie. Ainsi, le partage d’Erets Israël avec Yehochoua et Eleazar répondait d’abord à l’ordre divin : « Donner à chaque tribu un terrain correspondant à sa population », mais dépendait AUSSI de ce que révélerait le SORT. D’une part, obéir à l’ordre divin – partage selon la population – et d’autre part, verdict de l’Eternel, c’est ce que révèle le sort. Le résultat de l’élection, c’est D’ Qui le fixe, mais l’homme doit, pour sa part, se conformer à l’ordre de partager la Terre d’Israël selon ce qui est effectué par l’homme.

Dans le cas d’élections démocratiques, ainsi qu’il importe d’affirmer son avis, le choix est clair : faire ce que la Tora nous recommande, et l’Eternel donnera les résultats, selon les mérites du peuple d’Israël. L’effort est fait par l’homme, le résultat dépend du Créateur. Dans le cas présent, il nous faut obéir aux Sages en Tora qui dirigent, qui orientent le peuple. Le ‘Hazon Ich, à l’époque des premières élections, avait envoyé un représentant à la Knesseth, une personnalité qui avait dirigé une grande école juive à Budapest, avant la guerre. Il recommandait de participer aux élections.

Aujourd’hui, le choix est clair. S’abstenir, c’est aussi voter, c’est-à-dire donner une voix à ceux qui refusent de reconnaître que seule la Tora, l’obéissance aux mitsvoth, assure la survie du peuple juif. Il faut prendre conscience que s’abstenir n’est pas une solution, car cela renforce la lutte CONTRE la Tora. On le voit régulièrement avec les décisions du tribunal civil, qui cherche par tous les moyens à faire de l’Etat d’Israël un état laïque, libéré des « contraintes galoutiques ». Il est essentiel de comprendre que l’effort, la « hichtadlouth », de l’observant est de renforcer la présence de la sainteté sur le sol sacré. Il n’est pas question, ici, de dire que la Knesseth est un « objet de sainteté » ! Bien au contraire ! Cependant, voter est une nécessité pour que le peuple – même ceux qui sont éloignés de la tradition – comprenne que la seule force réelle d’Israël, c’est de faire connaître le message trimillénaire du peuple juif. On peut se désintéresser, ne pas accorder de poids aux décisions de la Knesseth, mais il ne faut pas refuser de voter pour ceux que les Sages nous recommandent. Refuser, c’est donner de la force aux adversaires de la Tora. Il faut obéir aux Sages et donc contribuer, face au public, à faire connaître le patrimoine éternel d’Israël, et ainsi agrandir, sur terre, le kidouch HaChem (sanctification du Nom Divin).

Lionel COHN

Aucun commentaire

Laisser un commentaire