
La plénière de la Knesset a approuvé, par une majorité de 63 voix pour et 53 contre, la proposition historique de loi fondamentale. • Le texte, qui vise à inscrire l’étude de la Tora comme une valeur fondamentale de l’État, va maintenant être renvoyé devant la commission de la Knesset. • Le député Poroush s’est félicité : « La majorité de la Knesset s’oppose à la persécution des étudiants de Yechivoth. »
JDN – Photo : Flash 90
Un pas important et historique a été franchi ce soir au Parlement : la plénière de la Knesset a approuvé en première lecture la proposition de « Loi fondamentale : Étude de la Tora ». Le texte, initié et porté par les députés du parti Judaïsme unifié de la Tora, est passé grâce au soutien de 63 députés, contre 53 opposants. À l’issue du vote, il a été décidé de renvoyer le projet de loi pour de longs débats au sein de la commission de la Knesset, en vue de sa préparation pour les deuxième et troisième lectures.
L’objectif de cette proposition de loi est d’ancrer officiellement, sous la forme d’une loi fondamentale, l’étude de la Tora comme une valeur essentielle du patrimoine du peuple juif et de l’État d’Israël. Selon la formulation du texte, cet ancrage vise à créer un « équilibre de justice » juridique face aux autres valeurs fondamentales existant dans le pays, offrant ainsi une protection constitutionnelle au statut de ceux qui étudient la Tora.
L’instigateur de la proposition, le député Moché Gafni, a prononcé un discours empreint d’émotion à la tribune de la plénière, reliant l’adoption de cette loi à l’histoire juive : « Le peuple juif a souffert de persécutions. C’est le seul peuple à avoir survécu à toutes ces milliers d’années. Et non seulement le peuple juif a survécu, mais il est revenu sur sa terre, ce qui est un miracle manifeste. Ce qui distinguait le peuple juif de toutes les autres nations, c’était l’étude de la Tora.
Un Juif en Israël souhaite qu’il y ait une loi fondamentale sur l’étude de la Tora, parmi les autres lois fondamentales. Aujourd’hui, un homme qui étudie la Tora et marche dans la rue peut être placé en détention. J’estime qu’il y a un dépréciation de l’étude de la Tora et de la valeur que l’État d’Israël lui accorde. L’étude de la Tora est ce qui nous maintient en tant que peuple. »
Le député Uri Maklev s’est joint à ces propos en soulignant le lien entre la Tora et le mouvement sioniste : « La valeur de l’étude de la Tora est notre base en tant que nation. Notre droit à siéger sur cette terre et cette promesse apparaissent dans la Tora. Il n’y a pas de sionisme sans une base de Tora derrière lui. Toutes les valeurs finissent par dialoguer et converger vers la Tora. La nécessité de légiférer une loi fondamentale sur l’étude de la Tora ne sort pas de nulle part. »
Parallèlement aux célébrations au sein de la coalition, les notes explicatives du texte révèlent que les implications concrètes et financières de la loi sont encore loin d’être claires. Il est stipulé dans le texte que lors de la préparation du projet de loi pour les deuxième et troisième lectures, la commission de la Knesset devra examiner en profondeur si la législation proposée aura des conséquences sur le fonctionnement des autorités gouvernementales.
De plus, la direction du budget du ministère des Finances a précisé qu’à ce stade, il est impossible d’estimer le coût budgétaire qui découlera de cette législation, car les actions concrètes qui découleront de la version originale proposée ne sont pas encore définies.
Le député Meir Poroush a rapidement salué les résultats du vote, précisant que les yeux du parti sont déjà tournés vers la suite rapide du processus législatif : « Il s’agit d’une loi importante et fondamentale, qui vient entériner ce qui va de soi pour tout Juif craignant D’. L’approbation en première lecture est un pas dans la bonne direction, mais nous attendons que la loi soit définitivement adoptée en deuxième et troisième lectures sous cette législature.
Le message qui émane aujourd’hui de la Knesset est que l’on respecte ceux qui étudient la Tora, et la majorité des députés s’oppose à la persécution des étudiants de Yechivoth et de kollelim. »
Le président du parti Shas, le rav Aryeh Deri, s’est également félicité : « Ce soir, nous avons élevé le prestige de la Tora ! L’approbation en première lecture de la Loi fondamentale : Étude de la Tora, que le mouvement Shas a portée avec détermination, est le début d’une réparation historique et de la reconnaissance par l’État d’Israël de la valeur suprême de la Tora et du statut de ses étudiants, qui portent sur leurs épaules l’existence spirituelle du peuple d’Israël.
Avec l’aide de D’, nous continuerons jusqu’à l’achèvement de la législation en deuxième et troisième lectures, afin d’ancrer une fois pour toutes le statut de la Tora et le respect qui est dû à ceux qui l’étudient. »

























