
Il s’est passé quelque chose ce dimanche à Bené Brak, et les réactions sur le terrain ont été très virulentes : des manifestations, des oppositions fortes à la présence de la police sur place, des incarcérations (plus de 15 personnes), mais des libérations le lendemain…
Il est difficile de savoir exactement ce qui s’est passé dans cette ville orthodoxe de haute importance, parce que même au niveau des responsables de la sécurité dans le pays, on trouve des contradictions, comme nous allons le constater. Il est important, pour notre part, de préciser que les Grands de la Tora ont déclaré clairement et officiellement que tout jeune étudiant de Yechiva doit absolument rester à l’écart de telles manifestations, et ne se consacrer qu’à l’étude de la Tora. Ceux qui ont participé à ces violences (depuis plusieurs soirées) ne font visiblement pas partie de jeunes de cet ordre, mais sont des éléments discidents (à ce que fixe le Yated Nééman, ce journal émanant du monde orthodoxe et paraissant à Bené Brak).
Mais un article qui a paru à Ma’ariv laisse paraitre que l’image n’est pas claire chez eux non plus. Le voici.
Le haut commandement de Tsahal réagit avec colère aux affirmations de la police selon lesquelles les soldates dépêchées à Bnei Brak distribuaient des tracts liés au recrutement des ultra-orthodoxes. Une source militaire déclare : « Nous ne comprenons pas pourquoi la police agit de la sorte. »
Ma’ariv – Avi Ashkenazi – Photo Flash 90
La tension monte entre Tsahal et la police israélienne. L’armée a fustigé ce lundi matin la tentative de la police de Tel-Aviv de propager un rapport affirmant que les soldates arrivées hier à Bené Brak distribuaient des prospectus. Tsahal soutient que la police ment, et le porte-parole de l’armée a publié il y a quelques minutes une réponse officielle rejetant catégoriquement ces allégations.
« L’affirmation selon laquelle les officières attaquées hier à Bené Brak étaient venues distribuer des tracts de recrutement dans la ville est fausse. Elles effectuaient une visite à domicile chez un futur conscrit (Malshab) avant son enrôlement », a déclaré le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Efi Defrin.
Colère au sein de Tsahal
Au sein de l’armée, on s’indigne de la manière dont la police tente de justifier les propos problématiques du commandant du district de Tel-Aviv, le commissaire divisionnaire Haim Sargrof. Ce dernier avait affirmé que l’armée aurait dû coordonner l’entrée des soldates dans la ville de Bené Brak avec la police.
Tsahal précise ce matin que les « tracts » que les soldates avaient en leur possession n’étaient en réalité qu’un livret d’information distribué à chaque recrue de la base de Havat HaShomer. Ce document contient des informations de base sur le processus d’enrôlement et la liste du matériel nécessaire pour le jour J.
Une conduite jugée « irrespectueuse »
Une source militaire a déclaré : « Nous ne savons pas pourquoi la police se comporte ainsi. Ils ont agi de manière irrespectueuse envers Tsahal, ont divulgué le témoignage des soldates aux médias pour salir les commandants de l’armée, et diffusent maintenant des informations inexactes sur les actions des soldates à Bené Brak. Nous attendrions de la police qu’elle fasse preuve d’un peu de maturité et qu’elle assume la responsabilité de sa gestion et des déclarations de ses commandants. »
Pour notre part, l’idée-même de se rendre dans cette ville pour inciter à une conduite qui va à l’encontre des décisions des Grands de la Tora, et surtout dans les semaines où d’importantes tentatives de mettre sur pied des règlements juridiques fixes et sérieux est de très mauvais goût, et on ne peut pas être très étonné que le public réagisse d’une telle manière – même si ces mêmes rabbanim indiquent clairement au public concerné de ne pas participer à de telles manifestations.


























