Professeur Michael Ayache
Ils l’avaient enterré. Encore une fois.
Pendant des mois, ils ont écrit sa nécrologie politique. Les plateaux télévisés, les sondeurs, les éditorialistes et les experts autoproclamés étaient tous d’accord : Netanyahou était fini, le Likoud allait s’effondrer, l’électeur de droite était résigné. On annonçait 18 sièges, puis 19, et la fin d’une époque.
Le 27 octobre au soir, Benyamin Netanyahou est monté à la tribune. Pas abattu, pas hésitant, pas en homme qui s’excuse. En chef. Les urnes venaient de démentir tous les oiseaux de malheur : le Likoud est le premier parti d’Israël. Encore une fois.
On ne mesure pas un dirigeant aux prophéties de ses adversaires. On le mesure à ce qu’il laisse derrière lui. Et ce qu’il laisse, c’est un Israël plus fort que jamais.
La grande manipulation a échoué
Il faut appeler les choses par leur nom. Pendant toute la campagne, une machine s’est mise en marche. Des sondages catastrophiques, des titres funèbres, des analyses définitives. Le message était toujours le même : « C’est perdu, restez chez vous. »
Le but était simple : briser le moral du camp national et décourager l’électeur de droite avant même qu’il arrive au bureau de vote.
Ça n’a pas marché
Le peuple d’Israël s’est levé. Il est allé voter. Et il a remis le Likoud en tête, loin devant ce que les « spécialistes » avaient annoncé. Bibi l’a dit avec force : ils savaient que c’était un mensonge. Les urnes l’ont confirmé.
Et ce n’est qu’un prélude. Les résultats définitifs ne sont pas encore tombés. Ceux qui sablent déjà le champagne feraient bien d’attendre.
Le bilan d’un géant
Deif. Haniyeh. Sinwar. Nasrallah. Khamenei.
Cinq noms. Cinq symboles de la haine. Cinq hommes qui rêvaient de voir Israël disparaître. Aucun d’eux n’est encore là pour menacer nos enfants.
Qui a décidé ? Qui a tenu bon face à Washington, à Bruxelles et à l’ONU ? Qui a résisté aux appels à la retenue, aux pressions pour un cessez-le-feu prématuré, aux leçons de morale des chancelleries et des plateaux télé ? Qui a refusé de céder quand tant d’autres auraient plié ?
Benyamin Netanyahou.
Des zones de sécurité ont été établies à Gaza, au Liban et en Syrie. Le régime iranien a été frappé au cœur et conduit au bord du gouffre. En quelques mois, la carte du Moyen-Orient a été redessinée, non par les diplomates, mais par le courage israélien.
L’Iran n’a jamais été aussi faible. Israël n’a jamais été aussi fort.
Aucun autre dirigeant israélien ne peut présenter un tel bilan. Aucun.
On ne change pas de capitaine dans la tempête
Bibi l’a dit sans détour : ce n’est pas terminé.
Le régime des mollahs est blessé, mais il n’est pas mort. Il a inscrit notre destruction sur son drapeau et en a fait sa raison d’être. Tant qu’il existera, il cherchera à nous anéantir.
Israël a aujourd’hui une occasion historique, unique et peut-être irremplaçable d’écarter cette menace une fois pour toutes, aux côtés du président Trump. Cette alliance ne s’improvise pas. Elle repose sur des décennies de confiance, de combats communs et de relations personnelles.
Qui, dans le camp d’en face, peut décrocher le téléphone et parler d’égal à égal avec la Maison-Blanche ? Qui peut mener à son terme la mission la plus décisive de l’histoire moderne d’Israël ?
Il n’y a qu’une réponse. Changer de capitaine maintenant ne serait pas une alternance. Ce serait un abandon.
Le vrai visage du « changement »
C’est ici que le discours de Netanyahou frappe le plus fort.
Ses adversaires parlent d’« alliance de ceux qui servent ». Le slogan est beau. La réalité l’est beaucoup moins. Pour arriver au pouvoir, ils sont prêts à s’appuyer sur le Mouvement islamique, la Liste unifiée et Balad : des partis antisionistes qui contestent l’existence même de l’État juif.
Ce sont des partis dont des responsables refusent de qualifier le Hamas d’organisation terroriste. Des partis qui traitent nos soldats de criminels de guerre. Des partis qui ne servent pas l’État, mais le discours de ses ennemis.
Voilà les partenaires du prétendu « changement »
On ne bâtit pas une « alliance de ceux qui servent » avec ceux qui insultent ceux qui servent. On ne protège pas Tsahal en confiant les clés du gouvernement à ceux qui le diabolisent. Honte et opprobre, a dit Bibi. Il a raison.
Soyons clairs : il ne s’agit pas des citoyens arabes d’Israël, mais des leaders des partis du secteurs arabes. Il s’agit d’un choix politique, celui de faire dépendre la survie de l’État juif de formations qui veulent sa disparition. C’est une ligne rouge. Elle ne se négocie pas.
Un chef juif
Puis vient le moment que personne n’oubliera.
Le Kotel. Un jeune soldat grièvement blessé, dans son fauteuil roulant. Il ne peut plus parler comme avant, alors il écrit sur une tablette, d’une écriture que Bibi qualifie de génie : il aime les soldats de Tsahal et il veut servir encore.
Netanyahou le prend dans ses bras et l’embrasse. Puis il glisse un billet entre les pierres du Mur pour la victoire d’Israël et de ses soldats.
Voilà ce qu’est Bibi. Pas un gestionnaire. Pas un technocrate. Pas un politicien de plateau. Un chef juif qui sait d’où vient son peuple et où il va.
Il cite le prophète Amos : « Le lion a rugi, qui ne craindrait ? » Il remercie le Créateur du monde. Il conclut par « Netsa’h Israël lo yechaker », l’Éternel d’Israël ne ment pas.
Qui d’autre parle ainsi ? Qui d’autre porte en lui trois mille ans d’histoire juive ?
Le prix de la loyauté
Il a remercié Sara, sa femme. Il a remercié Yaïr et Avner, ses fils. Une famille traînée dans la boue pendant des années, cible de calomnies sans fin à l’intérieur et de menaces de mort venues des ennemis d’Israël à l’extérieur.
Les enquêtes, les procès médiatiques, les campagnes de haine : tout a été essayé pour le briser. Il est toujours là.
Peu de dirigeants démocratiques ont payé un prix aussi lourd pour servir leur pays. Bibi l’a payé. Et il continue.
Unis, ou rien
Le message final est un appel à la mobilisation : la majorité juive doit se ressaisir et s’unir.
Le peuple juif connaît cette leçon depuis des millénaires. Le Second Temple n’est pas tombé seulement sous les coups de Rome. Il est tombé à cause de la haine gratuite entre frères. Israël ne peut pas se permettre de répéter cette erreur.
D’un côté, il y a un chef, un bilan, une vision et une mission. De l’autre, une coalition hétéroclite unie par une seule obsession : faire tomber Netanyahou, quel qu’en soit le prix pour Israël.
Le choix est clair.
Al tira Israël. Ne crains pas, Israël.
Le lion a rugi.



























