Netanyahou émet des conditions pour une relance des pourparlers avec l’AP

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Prime Minister Benjamin Netanyahu seen during a ceremony of signing a final agreement on building 32,000 new housing units in the southern Israeli city of Ashkelon, on October 29, 2015. Photo by Edi Israel/Flash90 *** Local Caption *** ??? ????? ???? ?? ??????? ?? ??? ?????? ?????? ?????? ?? ????? ??? ????? ?? ??????? ????? ?? ?? ?????? ??????? ???? ???? ???? ???? ?????? ????? ??????? ????? ??

Le rapprochement entre le Fatah et le Hamas et la prochaine formation d’un cabinet d’union ont radicalement changé la donne dans la perspective d’une relance future des pourparlers entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Si jusqu’à présent, le Premier ministre israélien souhaitait une reprise des pourparlers sans conditions préalables, l’entrée du Hamas dans le jeu présente un scénario bien différent.

A l’issue d’une réunion du cabinet politico-sécuritaire consacré à cette « réconciliation », le Premier ministre Binyamin Netanyahou a émis les conditions israéliennes à toute reprise d’un processus: reconnaissance d’Israël par le Hamas, désarmement de l’organisation terroriste, remise des prérogatives de sécurité dans la bande de Gaza exclusivement à l’Autorité Palestinienne y compris aux points de passage, rupture des liens entre le Hamas et l’Iran, restitution des dépouilles des deux soldats, libération des civils israéliens détenus à Gaza et gestion par l’AP de l’aide humanitaire à destination de la population de la bande de Gaza.

Binyamin Netanyahou a justifié ce changement de politique en disant qu’il serait surréaliste d’imaginer qu’Israël négocie un jour avec un cabinet dont des membres appartiennent à une organisation terroriste qui appelle  publiquement à la disparition de l’Etat juif.

Le ministre de l’Education Naftali Benett, qui avait demandé cette réunion, a exprimé sa satisfaction, même s’il n’a pas obtenu tout ce qu’il voulait. En plus du boycott d’un cabinet unitaire Fatah-Hamas, le ministre demandait aussi la cessation de tout transfert de fonds à destination de l’AP. Cette mesure n’a pas été adoptée par les membres du cabinet mais il a été décidé qu’Israël fixera des régles pour que tout transfert de fonds n’arrive pas dans les caisses du Hamas. Le président de Habayit Hayehoudi s’est également dit convaincu que le gouvernement et son Premier ministre sauront résister aux pressions internationales éventuelles pour entamer du processus face au cabinet Fatah-Hamas. Ces pressions ne viendront sans doute pas des Etats-Unis mais de l’Union européenne.

Source www.lphinfo.com

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