Selon CNN, le président Trump souhaiterait mener une frappe décisive et puissante, de nature à contraindre le régime iranien à se soumettre aux conditions américaines en vue d’un cessez-le-feu | Si une telle attaque a lieu, Trump voudra proclamer une « victoire rapide » | Il n’existe aucun signe de défections au sein des forces de sécurité, ni de discussions sur « l’après-régime »
Kol réga’ – Israël Lefkovitz
La chaîne CNN rapporte qu’après l’échec des pourparlers entre Téhéran et Washington, le président Trump envisage de lancer une attaque de grande ampleur contre l’Iran.
Parmi les options actuellement à l’étude par le président Trump : des frappes aériennes contre les dirigeants iraniens et les responsables sécuritaires impliqués dans la répression meurtrière des manifestants, ainsi que des attaques contre les installations nucléaires et les institutions gouvernementales.
Trump n’a pas encore pris de décision, mais le président américain estime que l’éventail des options s’est élargi depuis l’arrivée, plus tôt cette semaine, du porte-avions Lincoln dans la zone du Commandement central.
Une autre source au fait des détails a déclaré à CNN qu’il n’y avait pas eu de véritable négociation entre les deux parties. Aux États-Unis, on ne comprend pas clairement pourquoi le président Trump a recentré son attention sur le programme nucléaire iranien, après avoir affirmé qu’il avait été détruit lors des frappes de l’opération « Am Kelavi ». Toutefois, une source informée indique que l’Iran a tenté de construire des installations nucléaires encore plus profondément sous terre.
Outre les menaces du président Trump, les Américains ont exigé de l’Iran des conditions préalables à toute reprise des négociations, notamment : l’arrêt total de l’enrichissement de l’uranium, des restrictions sur le programme de missiles balistiques et la cessation immédiate du financement des organisations terroristes au Moyen-Orient.
Entre-temps, le transfert de forces vers le Moyen-Orient se poursuit : les États-Unis entendent déployer un ou plusieurs systèmes de défense antimissile de type THAAD. Une source proche des services de renseignement a déclaré à CNN que, malgré la faiblesse actuelle du régime, même l’élimination de Khamenei pourrait conduire à l’arrivée au pouvoir de successeurs tout aussi extrémistes. Il n’existe par ailleurs aucune indication que les appareils de sécurité iraniens envisagent de se retourner contre le régime.
Le président Trump souhaite mener une frappe décisive et puissante, capable de contraindre le régime à accepter les conditions américaines en vue d’un cessez-le-feu. Si une telle attaque est lancée, Trump voudra annoncer une « victoire rapide ».
Contrairement au cas du Venezuela, les États-Unis n’ont pas engagé de discussions avec des figures de l’opposition iranienne sur les bases d’un pouvoir alternatif, selon ces mêmes sources.
Reuters fait également état d’une montée des tensions. Le président Trump envisagerait des frappes contre des cibles gouvernementales et sécuritaires en Iran afin d’encourager les manifestants à reprendre les protestations. Entre autres, la possibilité de frapper des hauts responsables que Washington considère comme responsables de la répression de la dernière vague de manifestations est à l’étude – dans l’espoir de redonner confiance aux protestataires dans leur capacité à renverser le régime.
Trump envisage aussi une attaque d’envergure produisant un effet durable, comme un coup sévère porté au programme de missiles iraniens ou au projet nucléaire. En Israël et dans les pays arabes, on met toutefois en garde Trump : des frappes aériennes seules ne suffiront pas à faire tomber le régime.



























