De 45 degrés aux pluies et inondations : le revirement inhabituel qui attend ce week-end

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Après la lourde vague de chaleur, le week-end pourrait apporter un virage particulièrement exceptionnel : des pluies locales sont attendues dans l’est du pays, et dans certaines zones, des cumuls significatifs ainsi que de fortes intensités de pluie sont envisageables • À quel point est-il rare d’avoir de la pluie en août, où les probabilités sont-elles les plus élevées et qu’y a-t-il derrière ce changement météo ?

JDN – Elchanan Toledano

Après des jours de chaleur lourde et de charges thermiques extrêmes, la météo en Israël pourrait réserver ce week-end une surprise hors du commun pour un mois d’août : des pluies locales, dont certaines pourraient être fortes, sont attendues principalement dans l’est du pays, avec même un risque de crues éclair dans les cours d’eau (wadi).

De la pluie durant l’été israélien ressemble presque à une contradiction, mais de légères bruines en août ne sont pas un phénomène extrêmement rare. La question intéressante n’est pas seulement de savoir s’il va pleuvoir, mais quelle quantité de pluie tombera et où.

Une bruine en août ? Pas si rare

Sur la plaine côtière, des bruines ou de légères pluies peuvent apparaître en août environ une fois tous les deux ans. Il s’agit généralement de faibles quantités qui ne se transforment pas en événement météorologique majeur.

La situation change lorsque l’on parle de cumuls d’environ 5 à 10 mm ou plus. De tels événements sont beaucoup plus rares, en particulier à l’intérieur des terres, et ne se produisent en moyenne qu’une fois tous les quelques ans.

L’un des derniers événements marquants s’est produit en août 2022, lorsque des pluies sont tombées dans la vallée de la Houlé et sur le plateau du Golan. À la station de Yonatan, au centre du Golan, 10,4 mm de pluie avaient été mesurés lors de cet épisode.

Mais en descendant vers le sud, l’histoire devient encore plus exceptionnelle.

Une pluie significative à deux chiffres dans des régions comme Jérusalem, le désert de Judée et la mer Morte au mois d’août est un événement extrêmement rare, c’est pourquoi les prévisions pour ce week-end suscitent un vif intérêt.

Que prévoit-on pour samedi ?

Au cours du week-end, de l’air relativement frais et de l’humidité dans les couches moyennes de l’atmosphère devraient arriver dans notre région depuis la Grèce.

Cette combinaison pourrait favoriser le développement d’une couverture nuageuse et de pluies locales, principalement au cours de l’après-midi de samedi.

La zone principale présentant un potentiel de pluie s’étend le long de l’est du pays : du plateau du Golan au nord, en passant par la vallée du Jourdain, la région de la mer Morte et le désert de Judée, jusqu’au nord de la Aravah.

Selon les modèles à haute résolution du Service Météorologique, la pluie pourrait tomber avec une forte intensité sur de courtes périodes par endroits. En raison du caractère local de cet événement, de très grands écarts sont possibles entre des zones proches : un endroit peut recevoir une pluie significative, tandis qu’à faible distance, il ne tombera presque rien.

La crainte majeure : des crues éclair dans les cours d’eau

L’enjeu le plus important de ces prévisions n’est pas tant l’apparition même de la pluie en août, mais la possibilité de fortes intensités pluviométriques dans les zones désertiques.

En cas de développement nuageux important, il existe un risque de crues dans les cours d’eau de la vallée du Jourdain, du désert de Judée et du sud de la mer Morte.

Précisément durant cette période de vacances (Ben HaZmanim – qui pour les familles orthodoxes se termine ce Chabbath), où de nombreux promeneurs se trouvent sur le terrain et près des cours d’eau, il est particulièrement important de suivre les prévisions et les avertissements, et de ne pas se fier uniquement au temps visible là où l’on se trouve. Une crue dans un wadi peut être provoquée par une pluie tombée en amont du bassin versant, loin du lieu où l’on se situe.

Quel rapport avec le « Super El Niño » ?

Ce système inhabituel s’inscrit dans une période où les schémas météorologiques de l’hémisphère nord affichent des fluctuations importantes. L’une des hypothèses à l’étude est l’impact de phénomènes climatiques à grande échelle sur la position et l’intensité des systèmes météorologiques.

Cependant, il est trop tôt pour affirmer que cet épisode de pluie prévu en Israël est directement causé par le phénomène « Super El Niño » ; établir un lien entre un événement météo ponctuel et un phénomène climatique global exige une analyse professionnelle plus approfondie.

Ce qui est clair, c’est que la situation synoptique attendue ce week-end n’est pas habituelle pour la première moitié du mois d’août : de l’air plus frais et de l’humidité en altitude devraient s’infiltrer vers le sud et atteindre notre région, tandis que d’autres régions de l’Europe occidentale font face à des conditions de chaleur extrême.

Les prévisions peuvent encore évoluer

Il convient d’insister sur le fait que ce type d’événement présente une grande sensibilité aux variations des prévisions. Une légère déviation dans la trajectoire de l’humidité ou des températures en altitude peut avoir un impact majeur sur la localisation des pluies et sur les quantités qui tomberont réellement.

Les cartes de précipitations prévues permettent de visualiser le potentiel de pluie cumulée pour les jours à venir, mais l’évolution exacte se précisera à mesure que samedi approchera.

Le Service Météorologique devrait continuer de mettre à jour ses prévisions et, si nécessaire, des alertes détaillées seront publiées à l’approche de l’événement.

Si les prévisions actuelles se concrétisent, ce week-end pourrait rester comme l’un des événements météorologiques les plus intéressants et exceptionnels de l’été 2026.

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