Gatestone – Robert Williams
Ce sentiment est parfois présenté comme « pro-palestinien », mais il n’a en réalité rien à voir avec les Palestiniens et tout à voir avec la haine des Juifs. Si ces manifestants étaient réellement pro-palestiniens, ils exigeraient la liberté d’expression, l’égalité devant la loi, un meilleur accès à l’éducation et une meilleure gouvernance, avec des dirigeants palestiniens moins corrompus qui ne tireraient pas sur leur propre population pour l’empêcher de recevoir de l’aide humanitaire, ni n’installeraient de dépôts d’armes parmi eux pour augmenter le nombre de victimes parmi leurs citoyens.
Certains hauts responsables du Hamas continuent de vivre confortablement, loin de Gaza, en Turquie et au Qatar, et sont plusieurs fois milliardaires. Avant une série d’assassinats, la fortune cumulée des trois principaux dirigeants du Hamas s’élevait à 11 milliards de dollars.
Comme pour le nazisme, l’objectif ultime du mouvement pro-Hamas ou « pro-palestinien » en Europe – surtout depuis l’invasion d’Israël orchestrée par l’Iran le 7 octobre 2023 – est d’éliminer les Juifs du monde « par tous les moyens nécessaires », comme l’ expliquent les manifestants pro-Hamas. Du moins, semble-t-il, si les Juifs sont suffisamment terrorisés, ils pourraient peut-être fuir l’Europe d’eux-mêmes.
Les sentiments « pro-Hamas » au sein des classes dirigeantes européennes semblent être guidés par une obsession dévorante, presque frénétique, envers les Juifs et l’État juif – souvent d’une manière qui va à l’encontre des intérêts nationaux de ces pays.
En Grande-Bretagne, par exemple – un pays au bord du gouffre, sombrant dans la violence et le chaos liés à l’immigration – un migrant soudanais a récemment tenté de décapiter un Britannique à Belfast. Mais de quoi débat le Parlement ? D’Israël.
« Il s’agit déjà du deuxième débat cette semaine sur Israël », a déclaré Lord Austin à la Chambre des Lords le 10 juin.
« Ces dernières années, le Parlement a discuté d’Israël plus que de tout autre sujet – non seulement plus que de toute question internationale, mais aussi plus que de toute question nationale, y compris l’économie, le chômage, la criminalité ou le système de santé. Le public regarde le Parlement et pense que c’est complètement aberrant. »
En Irlande, pays déjà confronté à d’importants problèmes liés à la criminalité migratoire, la présidente Catherine Connolly a salué la participation de sa sœur à la flottille mondiale Sumud, affiliée au Hamas, prévue en mai 2026, se disant « très fière » d’elle. Or, cette flottille a des liens avérés avec le Hamas et les Frères musulmans. La présidente en exercice d’un pays européen affiche fièrement ses liens personnels avec une organisation terroriste islamiste et, au lieu d’être destituée, elle est admirée pour cela. Le gouvernement irlandais tente également de faire adopter une loi instaurant le boycott des produits israéliens, connue sous le nom de « loi sur les territoires occupés », risquant ainsi d’enfreindre la législation américaine antiboycottage. L’Irlande abrite un grand nombre d’entreprises américaines, dont des géants de la technologie comme X, Meta, Google et Microsoft. Si une telle loi était adoptée, ces entreprises pourraient être contraintes de cesser leurs activités en Irlande. Même si une telle mesure porterait un coup dur à l’économie irlandaise, en Irlande, la haine envers le peuple juif et son État pourrait bien primer sur les intérêts nationaux.
La France a ouvert une enquête pour « crimes de guerre » contre Israël concernant le traitement infligé aux membres de la Flottille mondiale Sumud. Parallèlement, en France, la violence dans les villes est devenue si répandue que les autorités ont instauré des couvre-feux nocturnes pour assurer le bon déroulement de la Coupe du monde de la FIFA 2026. En juin, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a accordé la citoyenneté d’honneur de la ville à des Gazaouis et des Arabes de Cisjordanie, ainsi qu’à des « journalistes palestiniens » – dont beaucoup se sont révélés être, sans surprise, des terroristes du Hamas.
Pourtant, on peut voir les dirigeants européens s’employer activement à accuser Israël de tous les crimes imaginables, puis faire mine d’être « choqués » lorsque les Juifs subissent les conséquences de la haine que ces « dirigeants » contribuent à créer.
Lord Austin, s’exprimant lors du débat du 10 juin à la Chambre des lords britannique, a déclaré : « Le gouvernement et le Parlement ne comprennent-ils pas qu’en ciblant le seul État juif au monde, en lui imposant des normes qui ne sont appliquées nulle part ailleurs et en accusant faussement Israël d’avoir commis ces crimes terribles, ils ne peuvent qu’attiser l’hostilité envers les personnes qui s’identifient à Israël, c’est-à-dire la grande majorité de la communauté juive ? C’est pourquoi je crois que le Parlement joue un rôle majeur dans l’explosion d’antisémitisme que nous avons constatée dans les rues de Grande-Bretagne. »
L’obsession antisémite a débordé sur le reste de la culture. Les Juifs sont désormais si délibérément ostracisés et boycottés qu’ils peinent à trouver des éditeurs pour leurs livres ou des librairies pour les vendre. Leurs festivals littéraires sont boycottés par des lauréats du prix Nobel comme J.M. Coetzee. Alors que les Juifs ont de plus en plus de mal à se faire publier, simplement en raison de leur identité, le monde de l’édition se bouscule pour publier des terroristes arabes: Marwan Barghouti, terroriste condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour meurtre, a un livre, « Unbroken : In Pursuit of Freedom for Palestine » (Invaincu : À la poursuite de la liberté pour la Palestine), dont la publication simultanée dans plusieurs pays est prévue pour le 5 novembre 2026. Le présentant comme une sorte de Nelson Mandela, l’ouvrage sera distribué par les plus grandes maisons d’édition de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne, de Grèce, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, du Brésil et des États-Unis. La haine antisémite génocidaire se vend bien.
L’histoire de Madrid concernant les agissements d’un établissement scolaire public illustre surtout les conséquences de l’antisémitisme virulent des dirigeants européens, dont le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est l’un des plus fervents défenseurs. Pour se maintenir au pouvoir, Sánchez s’appuie sur Podemos, parti d’extrême gauche issu de l’activisme radical, dont les fondateurs sont depuis longtemps impliqués dans des réseaux financiers troubles liés à des régimes hostiles à l’Occident, notamment le Venezuela d’Hugo Chávez et de Nicolás Maduro.
Dans une école publique de Madrid, des élèves de 10 ans ont récemment joué – comme s’ils sortaient tout droit d’un véritable camp d’été du Hamas pour enfants – une pièce de théâtre pro-Hamas, déguisés en terroristes du Hamas, portant des keffiehs, des vêtements militaires et des cagoules, et brandissant des armes factices tout en scandant : « Avec force et courage, nous ne nous rendrons pas. »
L’écrivain allemand Thomas Mann (1875-1955), s’exprimant sur les ondes de la radio NBC le 9 mars 1940, a déclaré : « L’antisémitisme d’aujourd’hui… n’est rien d’autre qu’une clé à moette qui dévisse, petit à petit, toute la machinerie de notre civilisation… comme une grenade lancée par-dessus le mur pour semer le chaos et la confusion dans le camp de la démocratie. C’est là son véritable et principal objectif. »
Les nazis ont failli réussir.
Les dirigeants européens font aujourd’hui tout leur possible pour détruire la civilisation occidentale. Ils ont facilité les migrations massives en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique, emportant avec elles toutes les « traditions » du tiers-monde. Cette fois, personne ne viendra sauver les Européens d’eux-mêmes.
Robert Williams est basé aux États-Unis.

























