Le Sénat américain a approuvé le projet de loi stipulant que le président Trump doit mettre fin à la guerre en Iran et retirer les forces militaires du Moyen-Orient. Bien que cette résolution n’ait pas de portée contraignante sur le plan pratique, le résultat s’avère embarrassant pour Trump. Le président a affirmé que cette démarche nuisait à ses efforts face à l’Iran, précisément à un moment où, selon lui, Téhéran subit une lourde pression.
Kol réga’ – Yanki Farber
Le Sénat américain a voté en faveur d’une résolution ordonnant au président Trump de mettre fin à la guerre en Iran ou de demander l’autorisation du Congrès pour la poursuivre, une décision qui place le président Trump dans l’embarras.
La résolution n’ayant pas force de loi, il est peu probable qu’elle impose un changement immédiat de politique. Cependant, ce vote à 50 contre 48 — où quatre républicains se sont joints aux démocrates — a marqué un léger revers infligé par le Congrès pourtant contrôlé par les républicains, le président se heurtant à l’opposition de son propre camp, en particulier sur les questions de guerre et de sécurité nationale.
Ce vote a mis en lumière les tensions entourant la guerre au sein du Parti républicain, qui fait face à un contexte politique difficile à l’approche des élections de mi-mandat en novembre prochain, où le contrôle républicain du Congrès est en jeu. Les sondages indiquent que cette guerre est particulièrement impopulaire, et certains législateurs du parti ont exprimé des inquiétudes quant à son coût économique, ses objectifs incertains et le risque d’une escalade régionale plus large.
Le vote d’hier marque la première fois depuis 1973 que les deux chambres du Congrès approuvent simultanément une résolution ordonnant au président de mettre fin à un conflit militaire. La Chambre des représentants avait approuvé le projet de loi ce mois-ci, après que les hauts responsables républicains n’ont pas réussi à maintenir l’unité du parti sur la question iranienne.
Le sénateur John Fetterman de Pennsylvanie, fervent soutien d’Israël, a été le seul démocrate à voter contre la résolution. Les sénateurs Rand Paul du Kentucky, Lisa Murkowski de l’Alaska, Susan Collins du Maine et Bill Cassidy de la Louisiane, tous républicains, ont soutenu la proposition.
Leur soutien, combiné à l’absence de deux républicains qui s’opposaient traditionnellement à de telles mesures, dont le sénateur Mitch McConnell du Kentucky récemment hospitalisé, a permis aux démocrates de l’emporter. Cette loi est née d’un affrontement entre le Congrès et le président Richard Nixon dans les années 70 concernant la guerre du Vietnam, les législateurs ayant alors outrepassé son veto pour se réapproprier l’autorité sur les décisions de guerre.
En 1983, la Cour suprême des États-Unis a toutefois statué que pour avoir une validité juridique en dehors du Congrès, les actes législatifs devront obtenir la signature du président.
Le président américain Donald Trump a vivement attaqué le Sénat à la suite de ce vote sur la loi sur les pouvoirs de guerre (War Powers Act), affirmant que cette initiative portait préjudice à son action contre l’Iran, au moment même où Téhéran se trouve selon lui sous une pression maximale.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président Trump a écrit :
« J’ai l’Iran au pied du mur, prêt à s’effondrer, prêt à nous céder presque tout, et pour la première fois depuis des décennies, il respecte pleinement les États-Unis et son président, moi-même. »
Selon lui, c’est précisément à cette étape que le Sénat a choisi de tenir un « vote insignifiant et mal programmé » sur la loi sur les pouvoirs de guerre, envoyant ainsi le signal à l’Iran que les États-Unis ne soutiennent pas la stratégie qu’il mène contre le pays. Trump a qualifié l’Iran de « premier financeur du terrorisme au monde » et a affirmé que ce vote apportait « aide et réconfort à l’ennemi ».
Le président Trump s’en est également pris aux quatre républicains qui ont voté avec les démocrates, les qualifiant de « perdants » (losers). Il a ajouté que les Iraniens avaient déjà tenté de se renseigner auprès de son entourage sur la signification de ce vote au Sénat.
« Ces sénateurs n’ont fait que rendre mon travail plus difficile, mais je vais le mener à bien, d’une manière ou d’une autre, car je finis toujours par accomplir le travail », a-t-il conclu.

























Embarras? Trump l’a clairement cherche en temporisant depuis mai.
Le sénat américain a raison, les USA ne veulent pas d’un deuxième Vietnam.
L’amateurisme avéré de Trump l’a poussé a créer un accord sans approbation de l’Iran.
Maintenant les USA vont falloir quitter tout en laissant l’Iran maitre du terrain et surtout sans aucun gain y compris le nucléaire.
Trump devrait rejoindre Biden en maison de retraite et laisser la competence diriger.