Un célèbre présentateur égyptien a livré un monologue d’une grande hostilité envers Israël.dans l’un des programmes les plus suivis du monde arabe
Le présentateur a également exalté l’armée égyptienne, décrite comme une force qui observe Israël, le lit, l’étudie, mais ne peut ni l’aimer ni lui faire confiance. Il a justifié cette défiance par une lecture morale et idéologique du conflit, affirmant que l’armée égyptienne ne peut accepter ce qu’il présente comme une situation d’injustice.
Son monologue intervient après la diffusion d’une vidéo virale montrant des soldats égyptiens lors d’un entraînement, avec une séquence générée par intelligence artificielle dans laquelle ils scandent un slogan humiliant à l’égard d’Israël. Sous le titre explicite selon lequel « la croyance de l’armée égyptienne est qu’Israël est l’ennemi », le présentateur a revendiqué cette hostilité comme une composante de ce qu’il appelle le patriotisme égyptien.
Il s’en est aussi pris aux voix égyptiennes qui appellent à privilégier l’économie, la stabilité et le développement. À ceux qui disent qu’il faudrait « gagner sa vie et avancer », il répond qu’un pays faible « reçoit des gifles », tandis qu’un pays fort peut vivre dignement. Le message est clair : dans cette vision, la puissance nationale passe d’abord par la capacité de confrontation.
Le ton s’est encore durci lorsqu’il a comparé l’Égypte au soleil, affirmant que personne ne devait lever les yeux contre elle. « Le soleil brûle », a-t-il lancé, avant d’ajouter que l’armée égyptienne « brûle aussi ». Il a conclu en glorifiant les soldats, présentés comme « nos enfants, notre chair », prêts à aller au combat en martyrs.
Cette hostilité publique n’empêche pas les médias égyptiens de suivre de près ce qui s’écrit en Israël, notamment dans la presse. Le même présentateur avait déjà réagi avec virulence à des articles publiés en Israël, notamment sur l’Égypte et sur de supposées importations de dattes israéliennes. Il avait alors lancé depuis Le Caire : « Oubliez la normalisation, aucun Arabe respectable ne vous serrera la main. »
Au-delà de la violence verbale, l’épisode rappelle une réalité ancienne : entre Israël et l’Égypte, la paix existe au niveau des États, des armées et des services de sécurité, mais pas dans l’espace public.



























