Malgré les tensions politiques et les sanctions passées, l’Union européenne élargit sa coopération sécuritaire et technologique avec Israël afin de répondre à un besoin urgent de capacités industrielles avancées, incluant la défense aérienne, les technologies spatiales, l’intelligence artificielle et la robotique.
JDN
Après une période de refroidissement des relations sur fond de tensions entourant la guerre à Gaza – qui s’était traduite entre autres par le freinage d’une initiative de défense aérienne européenne en 2024 et des sanctions de la part de la Grande-Bretagne selon Now 14 –, l’Union européenne change de cap et resserre ses liens avec Israël. La concurrence accrue face à Washington, Moscou et Pékin, ainsi que le besoin urgent de technologies de pointe, l’ont emporté sur les considérations politiques et ont impulsé une nouvelle vague de contrats et de partenariats stratégiques.
Dans le cadre de ce rapprochement, la directrice de l’Agence spatiale israélienne, Shimrit Maman, s’est entretenue à Bruxelles avec la commissaire européenne à l’Innovation pour promouvoir des développements conjoints en intelligence artificielle et en robotique. Le principal moteur de l’intérêt européen réside dans l’expérience opérationnelle éprouvée d’Israël en matière de systèmes d’alerte précoce et de défense multicouche, en particulier les capacités d’alerte et de protection des civils en temps réel démontrées face à l’Iran. De plus, l’Europe manifeste un vif intérêt pour les technologies « à double usage » offrant une réponse tant aux menaces militaires qu’aux catastrophes naturelles grâce aux satellites et à l’intelligence artificielle.
Ce changement sur le terrain se traduit par une série de contrats majeurs signés récemment, tels que l’entreprise israélienne Rafael qui va ouvrir une usine de fabrication de composants du « Dôme de fer » en Allemagne, sur un ancien site du groupe Volkswagen. De même, le gouvernement grec a signé un contrat géant d’une valeur de 3 milliards d’euros avec le ministère israélien de la Défense pour la mise en place d’un nouveau système de défense aérienne multicouche contre les drones, les avions et les roquettes.



























