Est-ce que là-haut nous allons regarder le match de foot sur grand écran ?

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Autour de la table de Chabbath, n°544 ‘Houkat

Est-ce que là-haut nous allons regarder le match de foot sur grand écran ? (suite)

Notre paracha traite en ses débuts de la vache rousse. Nous le savons, un homme devient impur s’il se trouve à proximité d’un mort. Seulement la Tora a donné aussi son antidote : l’aspersion de l’eau mélangée aux cendres de cette vache. Par exemple, un Cohen qui servait au Temple de Jérusalem devait faire attention de rester pur pour être apte à son service.

Or, si par inadvertance il se trouvait auprès d’un mort (je dis par inadvertance car il existe un interdit pour un Cohen de s’approcher d’un mort), il fallait obligatoirement « extraire » cette impureté pour continuer à exercer au Temple. C’est à l’aide de cette vache rousse, par l’aspersion de cette eau deux fois dans la semaine (le 3ème et 7ème jour), qu’au final il pouvait reprendre sa place au service dans le Sanctuaire. Cependant, les lois concernant cet animal étaient très strictes. D’une part dans le cas où elle avait deux poils de couleur noire (au même endroit), elle devenait impropre à cette cérémonie. D’autre part, il fallait qu’elle n’ait jamais porté de fardeau sur elle… Si ces conditions étaient réunies, on sortait la vache de Jérusalem afin d’effectuer son abattage. Puis elle était brûlée et les Cohanim récoltaient méticuleusement les cendres pour les placer dans des amphores en attente d’être utilisée (mélangées à de l’eau pure).

Le roi Salomon a dit sur cette Mitsva qu’elle va au-delà de l’entendement humain.

En effet, le Cohen (dans l’exemple précédent) devenait pur tandis que les autres Cohanim qui faisaient toutes les préparations devenaient impurs jusqu’au soir.

Sur ce, le fameux Midrach enseigne : « Qui peut faire sortir le pur de l’impur (comme on le voit avec la vache rousse) ? N’est-ce pas que c’est le D’ Unique ! » Et le Midrach de continuer : « Comme on voit que de Téra’h (le père idolâtre) est sorti Avraham… Du roi mécréant A’haz est sorti le roi pieux Hizkihaou, etc. »

C’est-à-dire que le Midrach met en exergue un des grands paradoxes de la vie : la pureté qui sort de l’impureté. Le Midrach conclut, cela ne peut provenir que d’une action du D’ Unique. Il n’y a que Hachem qui peut faire naître de la pureté à partir de l’impureté comme une descendance de justes à partir de mécréants.

D’après cela, nous comprendrons une chose surprenante qui se déroule sous nos cieux : toute la génération de Ba’alé Techouva (repentis). Or, nous le savons, la société actuelle est permissive puisque tout est possible de nos jours au point de jouer sur les espèces humaines. La porte est même ouverte de choisir si véritablement on veut passer le reste de sa vie dans un corps de femme si on est un homme et réciproquement ou de faire sa vie avec son copain de fac… Excusez-moi pour ces précisions qui ne sont pas dignes d’être mentionnées dans notre bulletin. (C’est formellement prohibé par la sainte Tora). Et même si une personne a du mal à vivre son identité, que D’ nous en préserve, il existe certainement des remèdes. Comme le dit si justement le rav Dessler : « Hachem ne met l’homme que dans une épreuve surmontable… » (Fin de l’aparté).

Donc, si la société est tellement plurielle, où les barrières tombent les unes après les autres, pourquoi des jeunes rejettent-ils cette liberté et choisissent de venir à la Yechiva et appliquer scrupuleusement les Mitsvoth ? Comment ont-ils pu échanger leur jeans troués 501 et passer au complet veston et chemise blanche (avec chapeau) ? N’est-ce pas que c’est grâce au Ribono chel ‘olam qui a arrangé le parcours de notre Ba’al Techouva afin qu’il arrive à écouter, apprécier et finalement à adhérer à la pratique de la Tora et des Mitsvoth ?

Seulement les livres saints rajoutent autre chose. Il existe un concept au niveau de la ‘Hassidouth qu’un éveil d’en haut provient, d’une manière générale, d’un éveil d’en bas… C’est-à-dire que la spiritualité dans le monde dépend au départ de l’attitude de l’homme. Comme on le dit bien, « Aide-toi, le Ciel t’aidera ! » Même chose dans le domaine spirituel de la Tora et des Mitsvoth. Donc lorsqu’un jeune aura vécu des choses qui dénotent une injustice flagrante ou une entorse à sa conscience, alors d’une manière automatique son âme criera à l’injustice. C’est dans ses prérogatives, à savoir s’il va écouter sa petite voix intérieure qui lui dit (par exemple) : « Mikhaël, arrête ton baratin, de passer ton temps à voir du tout à l’égout dans ton smartphone ». Donc c’est bien la partie de Hachem (l’âme) qui est sensible aux entorses de la morale. Mais c’est au final l’homme qui fera son choix d’adhérer ou non à ce qu’il voit et décidera de changer de cap.

Donc il s’agit bien de l’aide divine mais c’est aussi dans les mains de l’homme.

Plus loin dans la paracha, il est mentionné le décès de la prophétesse Myriam (sœur de Moché Rabénou). Nous sommes la 40ème année de la sortie d’Égypte et suite à cela il n’y aura plus d’eau dans le campement. Durant toutes ces années, il y avait un puits miraculeux qui suivait la communauté dans toutes ses pérégrinations. Or, soudainement il n’y plus d’eau ! De là, les Sages déduisent que les puits d’eau, durant les quarante années du désert, étaient dus au mérite de la Tsadékette Myriam. Comme quoi la Tora nous apprend qu’une seule personne (Tsadékette) peut amener la félicité pour toute la communauté. De la même manière, on apprendra que ce sont les Avrékhim et Ba’houré Yechiva qui amènent la bénédiction à la terre d’Israël et au reste du monde…

Est-ce que là-haut nous allons regarder le match de foot sur grand écran ? (suite)

Comme il y a deux semaines je vous ai parlé qu’en haut (après nos 120 ans) nous n’aurons pas la joie de voir la coupe d’Europe sur grand écranla Providence Divine m’a fait découvrir ce (très) court témoignage.

LE SIPPOUR

J’ai le mérite de vous proposer ce sippour rapporté par le rav Gamliel Rabinovits chlita.

Cette histoire s’est déroulée il y a près de soixante ans en Terre sainte (1963). Il s’agissait d’un groupe de la Yechiva « Presbourg » de Jérusalem qui était parti pélériner les tombeaux des Tsadikim lors du mois d’Elloul avant les jours redoutables.

A l’époque les routes de haute Galilée étaient particulièrement sinueuses et dangereuses (à cause des Katouchots et avions téléguidés du Hezbollah provenant du Sud-Liban financés par l’Iran et soutenus par les ONG européennes) pour accéder à Méron et Tibériade. Lors d’une des descentes abruptes, le conducteur du camion perdit le contrôle du lourd véhicule et fit malheureusement une chute vertigineuse dans un ravin, bar minan ! Le véhicule se retourna à plusieurs reprises et finit sur les rochers en contrebas de la route : que Hachem nous protège ! Le spectacle était terrifiant, les forces de secours arrivèrent sur les lieux de la tragédie et firent de leur mieux pour sauver ce qui pouvait l’être ; malheureusement, ils dénombrèrent trois morts parmi les Ba’hourim ainsi que le conducteur, et des blessés. La nouvelle frappa le public en Terre sainte. La Yechiva de Presbourg était sous le choc. Il s’agissait de trois Ba’hourim Tsadkim. Parmi eux, il y avait le jeune reb Mordekhai Pollak zal qui était un yiloui (génie) de la Yechiva. Il ne perdait pas une minute de son temps, tout le temps à l’étude et comme vous le savez bien, pour le bien-être de la communauté juive en Erets et dans le monde. Une de ses ‘havrouta c’était le jeune Zeev Halévy Feldman chlita qui, depuis, est devenu le rav de la Kehilath « Ets Haim » à Londres. Or ce dernier (Zeev) était blessé et a été transféré dans l’hôpital le plus proche : celui de Tibériade Porrya, sur les hauteurs de Yavniel. Le jeune resta trois jours hospitalisé avant d’être renvoyé chez lui à Bené Braq pour passer ses jours de convalescence.

Zeev raconte : « Mon ami Mordekhai Pollak est venu me voir dans un rêve lorsque j’étais chez mes parents. Il me dit : « Mon cher ami, je suis venu te dire quelque chose d’important. Tu le sais, nous étions tous les deux à étudier avec assiduité le commentaire de Rachi (Rabbi Chelomo Yitshaki) sur la paracha toutes ces semaines. Et lors d’une de nos études nous avons fait le pacte que celui qui partirait le premier (pour un monde meilleur) qu’il vienne dire à son ami le mérite (salaire) de celui qui étudie le commentaire de Rachi » ». Reb Mordekhai continua : « Sache que lors de l’accident je n’ai presque rien ressenti, mon âme est sortie de mon corps sans souffrance. Dès que mon âme est montée on m’a amené vers un endroit très élevé dans le Ciel au point où je suis entré dans la Yechiva/Metivta de Rachi. Là-bas se retrouvent tous ceux qui ont étudié d’une manière fixe la paracha avec Rachi. On m’a montré ce lieu, je me suis ‘assis’ à côté de Rachi et depuis il m’enseigne toute la Tora et sa connaissance. Je vais te dire une dernière chose encore avant que je ne parte. Sache que pour moi, venir auprès de toi est fastidieux car je ne veux pas perdre un instant… ».

Fin du court témoignage.

Et c’est pour nous un enseignement, à savoir qu’en haut il existe une vie après (pour ceux qui avaient des doutes encore sur le phénomène) et comme la super Table du Chabbath vous l’a déjà dit, cela ne ressemble pas au grand bistrot sur les boulevards avec sa petite bière et son journal devant le grand écran pour voir le match… Donc pour s’y préparer, il n’y a pas beaucoup de choix… si vous voyez ce que je veux dire.

Chabbath Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut.

David Gold

Tél. : 00972 55 677 87 47

E-mail:dbgo36@gmail.com

Une berakha à notre fidèle lecteur depuis toujours, Gérard Cohen et à son épouse (Paris) pour tout ce qu’ils entreprennent, de la santé et du nah’ath de leur descendance.

Une berakha à mon Roch Collel le rav Elyahou Ulman chlita et à son épouse pour tout ce qu’il fait pour la diffusion de la Tora en Erets (Elad).

Une berakha au rav de la synagogue d’Enghien (ACIP), son président David Cohen et à toute la communauté pour la diffusion du nouveau best-seller : « Les étincelles de vie ».    

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