Famine à Gaza ? Une invention diffamatoire des antisémites

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Affamés de diffamations à l’encontre d’Israël, les médias se sont rendus coupables de désinformation délibérée, mettant ainsi en péril des hommes, des femmes et des enfants juifs, dans le seul but de jeter l’opprobre sur une nation tout entière, avec le culot de prétendre agir au nom d’un humanitarisme de façade.

À aucun moment, leur démarche n’a semblé véritablement motivée par la volonté de défendre qui que ce soit ou quoi que ce soit. Le véritable moteur de cette campagne a été, une hostilité viscérale envers Israël, derrière laquelle transparaît trop souvent la haine gratuite du Juif.

Ces donneurs de leçons, qui portent par ailleurs une lourde responsabilité dans le déclin de la France, prétendent poursuivre leur combat contre l’antisémitisme, alors même que leurs prises de position et leurs contradictions leur ont fait perdre toute crédibilité.

Aujourd’hui, alors que certaines informations qu’ils ont relayées sont remises en cause et que leurs contrevérités, voire leurs manipulations, sont dénoncées, il y a fort à parier qu’ils se feront beaucoup plus discrets sur leurs propres responsabilités.

Parmi les exemples les plus controversés figure celui de la famine à Gaza, dont la présentation médiatique mérite, à nos yeux, un examen rigoureux, notamment au regard des milliers de camions chargés de denrées alimentaires acheminés vers le territoire. La question des quantités effectivement distribuées et de leur accessibilité à la population reste néanmoins essentielle.

Ceux qui se sont érigés en procureurs permanents d’Israël devront un jour répondre de leurs propres accusations, de leurs silences et de leurs manipulations. Car on ne peut indéfiniment prétendre défendre la vérité tout en s’affranchissant de l’obligation de la respecter.

GAZA, FAILLES MÉDIATIQUES. En août 2025, l’ONU déclarait la famine à Gaza. Les données publiées depuis montrent que le seuil n’a, selon toute vraisemblance, jamais été franchi.

23 août 2025. L’information s’étale à la Une de la presse occidentale en caractères XXL : « Gaza : la famine est déclarée », accompagnée de photos insoutenables d’enfants cadavériques. Depuis des mois, l’ONU présentait la tragédie comme « imminente » dans la ville de Gaza et dans le nord de l’enclave soumis à des bombardements rendant la distribution de l’aide alimentaire difficile. Après onze semaines de blocus total de l’aide imposé par Israël au printemps, la détresse est bien réelle. À l’été 2025, dans le nord comme à Khan Younès et à Deir al-Balah, où s’entassent des centaines de milliers de déplacés, les cuisines collectives ferment faute de vivres. Des foules affamées se pressent autour des points de distribution gérés dans le chaos par Tsahal et où des centaines de Gazaouis trouvent la mort. Les services de pédiatrie voient affluer des enfants souffrant de malnutrition sévère.

Le 22 août 2025, le Comité d’examen de la famine (l’IPC), cadre de référence des agences de l’ONU, franchit le pas : le gouvernorat de Gaza est classé en phase 5 « famine ». L’organisation prévient toutefois : son niveau de preuve est qualifié de « raisonnable », et non pas de « solide ». Une distinction capitale : pour classer juridiquement une zone en famine, l’IPC s’appuie sur trois critères, qui doivent être atteints simultanément. Or, en août 2025, tous n’ont pas été mesurés.

Ces trois critères sont très précis. Au moins 20 % des ménages doivent subir une privation alimentaire extrême ; la malnutrition aiguë doit toucher au moins 30 % des enfants selon le rapport poids-taille, ou 15 % selon le périmètre brachial (tour de bras), ou MUAC ; enfin, la mortalité non traumatique doit dépasser 2 décès pour 10 000 habitants par jour, ou 4 pour 10 000 chez les moins de 5 ans. Plusieurs chercheurs s’émeuvent rapidement de la fragilité de l’analyse.

D’abord, le deuxième critère, celui de la malnutrition, repose sur des données lacunaires : aucune enquête nutritionnelle représentative n’a été conduite à Gaza pendant la guerre. Ces enquêtes, dites Smart, sont la référence des humanitaires : elles consistent à peser et mesurer les enfants de foyers tirés au sort, afin d’estimer la malnutrition de l’ensemble d’une population. Faute de données, l’IPC s’appuie donc, à l’époque, sur des mesures du périmètre brachial recueillies dans des centres de santé, des abris et des points médicaux. Or ces lieux sont fréquentés par des enfants venus précisément recevoir des soins ou des compléments alimentaires.

Quels critères pour établir la famine, la mortalité ?

C’est un « biais de sélection » problématique, soulignera, avec d’autres, Aron Troen, professeur de nutrition à l’Université hébraïque de Jérusalem. Face aux critiques, l’IPC invoquera en décembre 2025 un « jugement d’expert » pour affirmer que ce biais n’expliquait pas les résultats, sans en apporter de preuve formelle : ses données brutes n’ont jamais été mises à la disposition de chercheurs extérieurs.

La première grande enquête Smart, pilotée par l’Unicef au printemps 2026, six mois après le cessez-le-feu, mesurera 1,3 % de malnutrition aiguë selon le MUAC. Ce chiffre ne dit rien du mois d’août 2025, mais il ne porte la trace d’aucune famine de grande ampleur. « L’insécurité alimentaire a atteint des niveaux atroces en juillet 2025, mais la phase critique a été de courte durée et n’a donc entraîné ni une malnutrition au niveau d’une famine, ni une mortalité au niveau d’une famine », estime l’économiste Yannay Spitzer, collègue d’Aron Troen à l’Université hébraïque.

Le critère de mortalité pose un problème encore plus sérieux. Faute de données, l’IPC avait conclu en août 2025 que son seuil était « probablement franchi ». Publié fin septembre 2026, le rapport du ministère palestinien de la Santé sur la mortalité à Gaza en 2025 dément pourtant cette déduction. « Selon ce rapport, 5 780 décès non traumatiques ont été enregistrés dans l’ensemble de la bande de Gaza en 2025 : 24 650 décès au total, moins 17 286 dus aux opérations de guerre et 1 584 dus aux accidents. Cela correspond à environ 0,074 décès pour 10 000 habitants et par jour », détaille Michael Spagat, professeur d’économie au Royal Holloway College de l’université de Londres et président de l’organisation Every Casualty Counts, qui étudie le décompte des morts dans les guerres. « Pour atteindre le seuil de famine, le taux de mortalité dans le gouvernorat de Gaza aurait dû être environ 27 fois supérieur pendant les six semaines pour lesquelles la phase 5 a été déclarée. »

Concrètement, le seuil de l’IPC supposait quelque 187 décès non traumatiques par jour pour les 937 000 habitants du gouvernorat. « Cela fait près de 8 000 morts en six semaines, davantage que le total enregistré dans toute l’enclave sur l’ensemble de l’année », calcule le chercheur. En temps de guerre, l’enregistrement des décès est forcément incomplet. Mais même si la moitié d’entre eux lui avaient échappé, le taux resterait plus de treize fois inférieur au seuil…

Des chiffres tragiques, mais sans commune mesure avec ceux qu’une famine aurait pu causer.

« Le système d’enregistrement des décès est sans aucun doute imparfait, mais pas complètement fantaisiste, comme il faudrait qu’il le soit pour que le seuil ait été atteint, observe Michael Spagat. Je tiens à être très clair : il y a eu des morts de faim et des niveaux de malnutrition réellement alarmants à cette période. Mais selon les critères de l’IPC, nous étions presque certainement très loin du seuil annoncé. »

Le ministère de la Santé de Gaza a lui-même recensé, sur l’ensemble de l’enclave, 49 décès liés à la malnutrition pendant l’année 2024, puis 260 entre janvier et fin août 2025.

JForum.fr & Le Point 

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