Il y a de la joie dans l’air !

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Autour de la table de Chabbath n°558 Souccoth

Le’ilouï Nichmat de ma grand-mère Dora/Deborah bath Sonia Tihié Nichmata Tsrora Betsror Ha’Haim (Jahrzeit 3ème jour de Souccoth)

Il y a de la joie dans l’air !

Nous devons l’avouer : notre calendrier est vraiment magnifique ! Nous passons d’une fête à l’autre, du temps de la rigueur et du jugement vers la grande joie de Souccoth. Les Sages de mémoires bénies ont institué dans la prière : « Souccoth le temps de notre joie ».

La Guemara (Yoma 86a) enseigne qu’un homme qui fait Techouva efface ses fautes (vis-à-vis du Ciel). Seulement il existe plusieurs niveaux de Techouva. Le repentir qui provient de la crainte : lorsqu’un homme écope d’une mauvaise année par exemple avec un redressement fiscal corsé ou pire qu’ il a été viré du travail sans justificatif alors qu’il a passé 20 ans à son poste dans le grand labeur et la droiture… Tout cela fait mal et à ce moment on se dit que « c’est peut-être Hachem Qui me rend la monnaie de la pièce car je me suis comporté comme cela et comme cela… » Autre cas, savoir qu’il existe un profond Guehinom après nos 120 ans qui attend tous les fauteurs du monde entier qui n’ont pas fait Techouva au moment du grand saut (et je peux vous l’affirmer qu’il est beaucoup plus chaud que la fonction pyrolyse de notre four dernier cri…). La Guemara Yoma enseigne que tout repentir (regret/décision de ne plus recommencer/Vidouï) lave les fautes.

Cependant il existe un niveau beaucoup plus élevé : celui de la Techouva par amour de Hachem. Comme votre feuillet préféré vous l’a déjà décrit avec multes détails, n’est-ce pas ? Par exemple se promener sur les hauteurs de Natanya et voir le magnifique littoral ou (nouveau !) se promener dans les alentours de Tibériade (à Yavniel, d’ailleurs il existe une très belle villa pour passer de super vacances et Chabbatoth…) et de voir l’étendue des merveilleux champs et la plaine qui s’offre devant nous… Tous ces moments exceptionnels doivent éveiller en chacun d’entre nous (normalement si nous ne sommes pas complètement minés par notre smartphone qui nous envoie tous les jours des milliers de téléfilms et photos qui nous font devenir insensibles à la beauté des paysages et des choses de la vie…) l’amour et la glorification du Nom de D’ Qui a créé tout cela (le littoral/la plaine, etc.) pour nous. Et, après avoir compris cela, notre quidam devrait se dire : « j’aime tellement Hachem pour tout ce qu’Il me donne tous les jours de ma vie, que c’est fini la cigarette du Chabbath et tous mes autres écarts… » Autre cas (suite à cette noble réflexion) : je décide de démarrer trois cours de Tora dans la semaine auprès d’un rav en chair et en os (et pas dans le virtuel), ce qu’on appelle faire Techouva par amour pour D’. A ce moment les choses dans le Ciel prennent une toute autre tournure puisque la cigarette qui devait creuser un Guehinom très profond se transforme en excellent parfum qui embaume tout le Gan Eden/le Paradis. Ce qu’on appelle : les fautes se transforment en Mitsvoth !

C’est le même phénomène que l’on retrouve à Souccoth. Nous avons fait Techouva à Roch Hachana et Kippour par la crainte du jugement. A Souccoth nous faisons Techouva par le biais de la joie. Par cette joie nous montrons que la pratique de la Tora n’est pas un fardeau et que nous acceptons les Mitsvoth par amour de D’ nécessairement nos fautes sont transformées dans le Ciel (suivant le schéma susmentionné).

Il existe une même allusion à ce cheminement dans les écrits du Ari zal (éminent kabbaliste de Safed il y a 400 ans) Pour comprendre son enseignement il faut savoir que la Soucca est faite d’un toit végétal et qu’elle doit avoir au minimum trois murets. Il existe un premier avis (Soucca 6b) que le troisième pan de la Soucca n’a pas besoin d’être entier : il peut se suffire d’un seul téfa’h (10 cm) placé à moins de 30 cm à la fin du deuxième pan de la Soucca. Au total cela fait trois côtés dont le troisième n’est qu’une seule planche de 10 cm de largeur (sur une hauteur minimale d’un mètre). Le Ari enseigne que c’est l’allusion à un homme qui fait l’accolade à son ami puisque le bras d’un homme est composé de deux parties (depuis l’épaule jusqu’au coude et du coude jusqu’à la main) puis la main. Donc les murets de notre Soucca ressemblent au bras d’un homme qui enlace son prochain : c’est la Chekhina qui enlace tout à chacun qui vient sous la Soucca ! Seulement il existe un deuxième avis dans la Guemara, celui de rabbi Chimon qui demande trois pans entiers et un 4ème d’un téfa’h. D’après ce dernier avis, comment le rendre compatible avec les écrits divins du Ari zal ?  Nous sommes obligés de dire que les trois pans entiers sont à l’image du bras (les deux parties) et DU BUSTE DE LA PERSONNE (et enfin sa main) ! Donc la Soucca est une TRÈS GRANDE ACCOLADE DU RIBONO CHEL ‘OLAM.

Toute cette grande proximité avec Hachem nous la devons du fait que nous avons bien prié lors des Seli’hoth de la fin du mois de Elloul (et pour les meilleurs depuis le début d’Elloul.) puis Roch Hachana et Kippour (la Crainte) et enfin Soucca qui symbolise la Techouva par amour qui  nous fait accéder à un plus haut niveau encore.

Le rav Harrar chlita de Bené Brak rajoute qu’à la fin de Souccoth (Hochana Raba) nous prenons les Aravoth (feuilles du saule pleureur) et nous les balançons. Or ces feuilles ont la forme d’une bouche et nous disons dans la prière (à la fin de Hochana Raba) « et que cela éveille notre amour mutuel (entre Israël et Hachem) et que notre BAISER annule tous les mauvais décrets ». C’est-à-dire qu’après l’embrassade des jours de Souccoth vient le moment où les deux amis s’embrassent : c’est le symbole -aussi- de Hochana Rabba.

Et je finirai par les écris des Gouré Arié (les élèves du Ari zal) qui écrivent : « Celui qui est heureux durant tous les jours de Souccoth et fait attention de ne pas faire entrer de la tristesse dans son cœur durant ces jours est assuré QU’IL AURA UNE BONNE ANNÉE ET QU’IL SERA JOYEUX TOUT LE LONG DE L’ANNÉE !« 

Cela vaut le coût d’essayer, n’est-ce pas ?

LE SIPPOUR

Ne pas se vexer et rester joyeux !

Cette semaine pour l’histoire on restera un petit peu encore sous les airs de Yom Kippour… Il s’agit du rav Glazer chlita qui rapporte une histoire véridique qui s’est déroulée il y a quelques temps au pays où coulent le lait et le miel. Il s’agit du rav Wolf, responsable du célèbre séminaire de jeunes filles qui porte son nom à Bené Brak, invité au mariage à Jérusalem d’une des filles du séminaire. Comme à l’accoutumée, le rav est assis à la table d’honneur auprès du jeune ‘hatan tandis que les autres convives sont assis autour des autres tables. La fête bat son plein lorsque la musique annonce la venue du Roch Yechiva. C’est alors qu’un jeune ba’hour se dirige vers la table des rabanim et commence à débarrasser l’assiette du rav Wolf afin de faire de la place au Roch Yechiva (il est certain que l’empressement de notre jeune homme provient d’un grand zèle pour tout ce qui concerne les Mitsvoth… mais quelquefois la jeunesse oublie que l’homme est fait de chair et de sang, et qu’il faut BIEN faire attention aux honneurs de son prochain et à plus forte raison des Talmidé ‘Hakhamim et des Rabanim). Donc, l’assiette encore en main, notre ba’hour descend de l’estrade et trouve une place libre parmi les convives, tant qu’à faire ! Entre temps, le rav Wolf ne sait plus quoi faire. Voilà que tous les yeux sont rivés sur lui. Il a deux options : protester devant tout le monde du manque d’honneurs ou se taire et avaler la couleuvre. C’est alors qu’il s’est souvenu d’une anecdote réelle qui s’est déroulée dernièrement auprès du prince de la Tora rabi ‘Haïm Kaniévski. Un homme est venu se plaindre amèrement auprès du rav qu’il n’a pas d’enfants. Le rav lui donna le conseil : « Va demander la bénédiction d’un homme qui subit une grande honte et ne réponds pas ». Notre homme garda en mémoire ce conseil, et un peu après il se retrouva dans un mariage. Là-bas éclata une grande altercation entre deux convives. L’un déversa tout son fiel devant tout le monde. La tension était à son comble : on attendait que le vexé rende la monnaie de sa pièce. C’est alors que l’homme qui avait reçu le conseil de rav ‘Haïm se tourna vers l’offensé et lui dira à l’oreille : « S’il te plaît, ne réponds pas et donne-moi à la place une bénédiction pour que j’ai des enfants ». L’offensé se tut et donna sa Berakha. Dans l’année qui suivit notre homme est devenu heureux papa. Connaissant cette histoire véridique, le rav Wolf fit une prière dans son cœur au moment où il descendit de l’estrade : « Maître du Monde, je me sens humilié de tout cela… Mais je te demande que mon humiliation amène la délivrance pour une des jeunes filles de notre séminaire qui n’a pas trouvé son zivoug/mariage et qui est âgée de 36 ans. Sois miséricordieux et fais qu’elle puisse se marier au plus vite par le mérite que je ne réponds pas à cette injure ».

Fin du premier épisode. Quelques jours plus tard cette jeune femme fit une rencontre avec un célibataire de 41 ans et au final ils passeront les deux sous la ‘Houpa. Mazal Tov ! Donc on apprendra la force du pardon et que les portes du Ciel s’ouvrent devant l’homme qui choisit de ne pas répondre à son prochain (alors qu’il est dans ses droits).

Coin Halakha: Durant les sept jours de Souccoth (et en Gola huit jours) on résidera dans une Soucca. C’est une cabane faite au minimum de trois pans (c’est mieux d’en faire quatre) sur lequel on placera un toit, le « se’har ». La surface minimale est de 70 cm sur 70 cm avec une hauteur minimale de 98 cm. Le toit est fait de bois qui est détaché du sol (une branche d’un arbre sera impropre pour le toit de la Soucca tout le temps où elle est rattachée à l’arbre). On ne pourra pas utiliser un objet manufacturé, même de bois, pour construire le toit (mettre une porte d’armoire, etc.). Avant de poser le toit il faudra d’abord monter les pans puis placer le toit. On fera attention de placer la cabane sous le ciel libre (et certainement pas dans notre maison). On vérifiera qu’il n’y a pas de feuillages (d’un arbre) ou même un balcon au-dessus du toit de la Soucca, même s’il est particulièrement élevé car cela rend la Soucca impropre pour la Mitsva.

Durant les sept jours, on mangera, boira et les hommes dormiront dans la Soucca. Cependant d’après la loi stricte, on pourra manger et boire (boissons, fruits et viandes ainsi qu’un peu de gâteau) en dehors de la Soucca. Pour le pain, jusqu’à une quantité d’un volume d’un œuf (60g) on pourra en manger en dehors de la cabane. Par contre, on évitera de dormir, même un petit somme à l’extérieur de la Soucca. Dans le cas où les conditions climatiques ne le permettent pas (froid, intempéries) on pourra dormir à la maison.

‘Hag saméa’h pour tout le Clall Israël

David Gold

Tél : 00972 55 677 87 47

E-mail : dbgo36@gmail.com

Une berakha à mon ami le rav David Simon chelita et son épouse (Jérusalem) ainsi qu’à toute sa descendance

Une berakha de bonnes fêtes à mon ami le rav Mordechai Bismuth chelita et à son épouse (Bené Brak) et de grande réussite pour tout ce qu’ils entreprennent et en particulier son super feuillet de Kecher-Keter et l’éducation de ses enfants

Une bénédiction à Daniel Albala et à son épouse (Villeurbanne) à l’occasion des fiançailles de leur bon fils Hillel : Bayith nééman be-Israel !

Et toujours une superbe Villa vous est proposée sur les hauteurs de Tibériade pour passer des moments inoubliables (voir développement…).

Renseignements au 0527672463.

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