Suite à la prise de la ville de Mocha et des îles stratégiques de la mer Rouge, l’appareil de sécurité pousse à la création d’une coalition internationale | On estime que l’Égypte et l’Arabie saoudite, craignant les atteintes au commerce et la perte du soutien américain, accepteront de s’intégrer dans la démarche diplomatique |
Kol réga’ – Yanki Lefkowitz
Les hauts responsables de Tsahal ont recommandé au pouvoir politique d’éviter des actions militaires initiatives contre les Houthis au Yémen qui pourraient placer Israël au premier plan du combat. Selon un rapport du journal Haaretz, lors de discussions à huis clos tenues ces derniers jours au sein de l’appareil de sécurité, il a été clarifié qu’à ce stade, il convient de se concentrer sur un effort diplomatique pour établir une coalition régionale et internationale. La recommandation a été formulée à la suite de la prise de contrôle par les rebelles de la ville de Mocha, située à 80 kilomètres du détroit de Bab el-Mandeb, ainsi que d’autres points stratégiques en mer Rouge.
Selon Haaretz, Tsahal estime que la menace des Houthis sur l’une des voies commerciales les plus importantes au monde dépasse le cadre strictement israélien et comporte des répercussions majeures sur la stabilité de l’économie mondiale ; par conséquent, une réponse militaire locale ne fournirait pas de solution à long terme. Au sein de l’appareil de sécurité, on estime que transformer cette arène en une question internationale permettra également de maintenir l’Iran, le parrain des Houthis, au centre du débat mondial. Malgré le maintien d’un profil médiatique bas, les préparatifs se poursuivent au sein de Tsahal pour le scénario où Téhéran activerait directement la milice contre Israël en cas d’escalade avec les États-Unis.
L’implantation des Houthis dans la zone du détroit s’est achevée ces derniers jours avec la prise de Mocha des forces du gouvernement yéménite soutenues par l’Arabie saoudite, ainsi qu’avec la prise de contrôle du groupe d’îles Hanish et de l’île de Périm, après le retrait de centaines de soldats yéménites. Dans le même temps, les rebelles ont annoncé une opération militaire d’envergure au cœur de l’Arabie saoudite, dans le cadre de laquelle ils ont attaqué la base aérienne de la ville de Khamis Mushait dans le sud-ouest du pays, ainsi que des installations pétrolières de la compagnie Aramco dans les villes d’Abha, Najran et Jizan.
Des sources militaires indiquent que ces récentes conquêtes suscitent de vives inquiétudes parmi les pays de la région. L’Égypte craint des répercussions sécuritaires et économiques directes sur le trafic maritime du canal de Suez, tandis que l’Arabie saoudite estime être restée sans réponse américaine suffisante face aux attaques des Houthis sur son territoire. Cette situation renforce la disposition du Caire et de Riyad à s’intégrer dans une coalition conjointe par le biais de canaux diplomatiques.




























Autrement dit, personne ne veut y aller. Pourtant, le désastre est là. Et la meilleure défense n’est-elle pas l’attaque ? Face à l’offensive islamique, la couardise et la bêtise n’arrêteront rien.