La demande de grâce de Benjamin Netanyahou est un cri d’alarme stratégique

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Professeur Michael Ayache
Au moment où nos ennemis guettent la moindre faille dans notre direction politique, le fait d’enchaîner le Premier ministre à un procès fleuve, trois fois par semaine au tribunal, relève non plus de la justice mais de la mise en danger délibérée de la nation.
Depuis près d’une décennie, une alliance toxique entre une gauche battue dans les urnes, une partie de l’appareil judiciaire et des médias hostiles utilise ce procès comme une arme pour affaiblir le chef du camp national.
Alors qu’Israël affronte l’Iran, le Hezbollah, le terrorisme et une pression internationale sans précédent, harceler le Premier ministre dans les couloirs d’un tribunal, l’obliger à se défendre contre des dossiers montés et à perdre un temps précieux de conduite de la guerre, c’est offrir à nos ennemis exactement ce qu’ils recherchent: un leadership entravé, une direction politique épuisée, un peuple divisé.
Dans ce contexte, la demande de grâce n’est pas un « arrangement personnel » mais une mesure de défense nationale.  Le Premier ministre l’a expliqué clairement: son intérêt personnel serait de poursuivre la procédure jusqu’à un acquittement complet, mais la réalité sécuritaire et politique impose une autre voie, celle qui libère le chef du gouvernement de ce carcan judiciaire pour qu’il puisse se consacrer entièrement à la sécurité d’Israël, aux otages, à la guerre et à l’opportunité stratégique ouverte par le président Trump. Refuser cette grâce au nom d’une « pureté » abstraite, c’est choisir la posture morale contre la vie des citoyens, la théorie juridique contre la protection concrète des frontières et des familles.
Les ministres Ben Gvir, Barkat et Zohar ont raison sur un point essentiel: la grâce et la réforme profonde du système judiciaire sont deux fronts d’une même bataille pour la survie de l’État juif. Tant que des procureurs politisés et un appareil judiciaire déconnecté du peuple pourront ouvrir, prolonger et instrumentaliser des dossiers contre un Premier ministre en guerre, aucune direction nationale ne sera véritablement libre de défendre Israël avec toute la force nécessaire. Soutenir la grâce, c’est dire clairement : la souveraineté appartient au peuple, pas à une élite judiciaire qui se permet de paralyser la conduite de la guerre au nom de son agenda idéologique.
Quand les adversaires de Netanyahou affirment que « seul un coupable demande une grâce », ils dévoilent leur vrai objectif : forcer la droite à capituler, obtenir la reddition politique du chef du camp national, l’expulser de la vie publique et neutraliser durablement tout gouvernement de droite.
Dans une situation de danger sécuritaire aigu, la réponse doit être exactement inverse : grâce sans aveu de culpabilité, maintien au pouvoir d’un Premier ministre légitimement élu, poursuite déterminée de la réforme judiciaire et mobilisation de tout le camp national autour d’un message simple et radical : la sécurité d’Israël, l’unité du peuple juif et la capacité de frapper nos ennemis passent avant les obsessions d’une gauche qui préfère voir tomber un dirigeant que voir l’État d’Israël gagner !

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