La mort du jeune Quentin, prévisible comme les prochaines

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La mort du jeune Quentin est loin d’être fortuite ou accidentelle. Elle résulte du climat de haine que les institutions, à tous les niveaux, ont permis par un laxisme coupable. Les centaines de manifestations violentes durant lesquelles les antifas, ces « fascistes de gauche », ont semé la terreur en France, sans que jamais la justice ne fasse son œuvre, ne serait-ce que dans l’intérêt de la nation, en sont l’illustration. Par contre, cette justice de gauche, est prompte à condamner, au nom d’une loi à géométrie variable et avec des raisonnements byzantins, des hommes et des femmes de droite.

Toutes les institutions sont dirigées par une caste de gauche qui se démène comme elle peut pour préserver sa survie, avec à l’horizon une droite qui pourrait mettre fin à son règne. C’est avec cette trouille au ventre qu’elle manie la carotte avec l’extrême gauche et les islamistes, ses nouveaux alliés, et le bâton face à la droite. Cette indispensable alliance avec l’islamisme conquérant est la seule planche de salut pouvant assurer sa survie politique. C’est cette alliance est la cause réelle de sa lâche trahison de tous les principes moraux qu’elle feint encore de défendre par des discours creux auxquels plus personne ne croit.

C’est sans doute avec un profond sentiment de rage que le citoyen lambda vote à droite, quel qu’en soit le prix, pour se défaire de cette sangsue de gauche qui a ruiné la France au bénéfice du « grand remplacement ». La gauche, qui flatte les étrangers dont elle a besoin pour survivre, le ferait au détriment des Français désabusés par quarante ans d’échecs et de discours hypocrites.

Il est à craindre que d’autres morts s’ajoutent à cette liste en cas de victoire de la droite, tant désormais le discours de haine et l’antisémitisme en sont les signes précurseurs.

Cette fois-ci, il y a un mort. Un jeune homme patriote et chrétien. Catholique.

France Inter, en l’espèce, ne pourra pas, cette fois-ci, incriminer les violences policières, répéter, à l’envi et fort impunément : « la police tue ». La racaille antifa a tué, et la France entière en est horrifiée. L’État a failli. Son chef et ses ministres ont failli. Ce régime et ces hommes mettent la France, la société française, les personnes et les biens, matériels et, plus encore, immatériels, en danger de mort et de guerre civile, car c’est souvent ainsi, dans l’Histoire, après une mort symbolique, qu’elles commencent. Les Français, lassés de troubles, de désordres et de signes du déclin national, de barbarie révolutionnaire renaissante, aspirent à un régime autoritaire et patriote. Qu’il vienne ! ô Je suis Français.

« Surtout, dites bien que Quentin est le garçon le plus doux et le plus pieux que je connaisse ! », s’écrie, très ému et refusant d’en parler au passé, l’un de ses colocataires à Lyon, alors que l’on vient d’apprendre que l’étudiant de 23 ans est en état de mort cérébrale. Quentin était converti au catholicisme et avait réussi à convaincre son père de se convertir aussi. Il en était même le parrain. Ils fréquentaient les églises « tradis » de Lyon et c’est du reste l’abbé Grenier, de la Miséricorde divine, qui lui a donné les derniers sacrements à l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon, où le SAMU l’a transféré dans un état très grave. Dans l’après-midi, des appels à prier – pour lui, pour ses parents, pour sa sœur – ont inondé les groupes WhatsApp lyonnais chrétiens.

Étudiant en mathématiques et finances, de mère péruvienne, décrit comme « beau comme un dieu » par ceux qui le connaissaient, Quentin était pacifique. S’il était là, c’était simplement pour protéger des jeunes filles, en accord avec ses aspirations chevaleresques : les militantes Némésis, pancartes à bout de bras comme à leur habitude, étaient venues protester contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Dans un communiqué, son avocat, qui le décrit par ailleurs comme amateur de tennis et de philo et investi dans la chorale de sa paroisse, tient à préciser qu’il n’était « ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre et qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire ».

Il faut le savoir : en France, exprimer publiquement son désaccord avec une députée de La France insoumise est un danger mortel.

Pourquoi un tel gâchis ?

Pourquoi la direction de Sciences Po Lyon a-t-elle autorisé cette intervention de la sulfureuse Rima Hassan quand tant d’universités refusent telle ou telle personne de droite au prétexte de « trouble à l’ordre public » ?

Pourquoi un déploiement de forces de l’ordre si minime, quand on sait l’agressivité du groupuscule de la Jeune Garde et autres antifas, bien présente à Lyon ?

Pourquoi tant de pusillanimité et de lenteur à dissoudre la Jeune Garde de la part de ministres de l’Intérieur successifs si prompts, zélés et efficaces quand il s’agit de groupements d’extrême droite ?

Pourquoi un tel soutien indéfectible de LFI pour un collectif d’antifas ultra-violent ? Non content d’en avoir fait entrer l’un des fondateurs à l’Assemblée nationale en la personne de Raphaël Arnault, elle prenait encore sa défense, deux jours avant le drame de jeudi soir, assurant avec une mauvaise foi sans égale que la Jeune Garde avait « pour mission depuis sa création de lutter contre l’extrême droite, contre des groupes fascistes et néonazis de plus en plus violents partout en France » (sic). ?

Bravo, continuez !

Pourquoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il pris personnellement fait et cause pour la Jeune Garde, le 30 avril dernier, appelant solennellement tous ses « camarades insoumis à aller se grouper derrière la bannière de la Jeune Garde, pour dire nous n’avons pas peur ! », lors du défilé du 1er Mai… à Lyon ! : « Ces jeunes gens détestent le fascisme. Je leur donne raison. Bravo, continuez ! », avait-il même posté, sur X ?

Pourquoi, en 2022, avait-il affirmé mystérieusement : « Les insoumis sont en train de prendre des mesures de contact avec des groupes et associations antifascistes pour qu’ensemble, on puisse mettre au point nos façons de répondre » ? A-t-on assisté, jeudi, à l’une de ces façons mortifères de répondre ?

Pourquoi la presse de gauche a-t-elle tenté très vite, comme le maire de Lyon Grégory Doucet, de refaire le coup de la « rixe » façon Crépol, comme si les torts étaient vaguement partagés ? Pourquoi une telle impunité mortifère pour l’extrême gauche ?

Pourquoi, en somme, des complicités actives ou passives tous azimuts ?

Pourquoi, enfin, sommes-nous absolument certains que si la situation avait été inverse – un antifa lynché par un militant d’extrême droite -, tous les médias, les politiques, les artistes seraient déjà en émoi et prêts à descendre dans la rue ?

L’extrême gauche tue et tous ceux qui ferment les yeux depuis des dizaines d’années sont leurs complices.

Gabrielle Cluzel

« À Lyon, l’ultragauche tue pendant que l’État détourne le regard », dénonce le candidat UDR Alexandre Dupalais

Après l’agression de Quentin, jeudi 12 février, en marge d’une conférence de Rima Hassan à Lyon, le candidat UDR aux municipales de 2026, Alexandre Dupalais, accuse l’ultragauche et dénonce la passivité des autorités. Les mots sont forts à hauteur du choc.

Valeurs actuelles. Quentin a été violemment agressé jeudi soir, à proximité d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Il est actuellement en état de mort cérébral. Quelle a été votre première réaction ?
Alexandre Dupalais. Le choc, d’abord. Nous étions à la préfecture avec mon équipe quand nous avons appris ce qui s’était passé. On bascule dans un autre monde. On pensait avoir enterré la violence politique en France : elle revient, en pleine rue, sous nos yeux. Ce qui s’est produit à Lyon rappelle les heures sombres du terrorisme politique d’extrême gauche.

Vous parlez d’un « assassinat » politique. Les mots sont forts.
Ils sont à la hauteur de la réalité. Ce n’était pas une « rixe entre bandes ». C’était le meeting de Rima Hassan. Ce ne sont pas des militants macronistes qui étaient présents devant. Ce sont des militants LFI et de la Jeune Garde. Ces mêmes groupes avaient déjà agressé une militante du collectif Némésis, projetée violemment au sol. Ensuite, ils ont pourchassé Quentin dans les rues de Lyon. Un jeune de 23 ans. Voilà la vérité.

« Des milices fascistes d’extrême gauche qui agissent en totale impunité »

Les agressions de l’ultra gauche se multiplient ces dernières années à Lyon, encore présentée comme la capitale de l’ultra droite. La donne a changé ?
Évidemment. À Lyon, on a des milices fascistes d’extrême gauche qui agissent en totale impunité. Elles agressent, elles intimident, et maintenant elles tuent. Et pendant ce temps, le ministère de l’Intérieur détourne le regard, préférant agiter des fantasmes d’ultradroite. Qu’on me cite un seul mort causé par l’ultradroite à Lyon. Il n’y en a pas.

La réalité, c’est une violence politique débridée de l’ultragauche qui s’attaque à tous ceux qui ne pensent pas comme elle — du PS au RN. Nous sommes tous des cibles potentielles.

Le mouvement accusé d’être à l’origine des violences, la Jeune Garde, a été fondé par l’actuel député LFI, Raphaël Arnault. Selon vous, des responsables politiques nationaux sont-ils comptables ?
Tout le monde sait qui dirige la Jeune Garde. Son fondateur est aujourd’hui à l’Assemblée nationale. On laisse des gens fichés S siéger tranquillement, sans levée d’immunité, sans auditions, sans conséquences. Pourquoi se gêneraient-ils ? Ils ont le sentiment d’avoir tous les droits.

Moi, j’ai dans mon équipe quelqu’un qui a déjà été agressé par des proches de ces réseaux. À Lyon, tout le monde le sait. La question est simple : quelles consignes sont données par le procureur ? Par le ministère de l’Intérieur ? Qui assume cette impunité ?

« Le lieu normal pour des gens ultraviolents, ce n’est pas l’Assemblée nationale, c’est la prison »

Que doit-il se passer maintenant, concrètement ?

Il faut mobiliser tous les moyens de police immédiatement. Arrêter toutes les personnes impliquées, de près ou de loin. Identifier les organisateurs. Ces militants se connaissent, se retrouvent aux mêmes réunions. Ce n’est pas compliqué. Le lieu normal pour des gens ultraviolents, ce n’est pas l’Assemblée nationale ni les plateaux télé, c’est la prison. Il faut mettre fin à la complaisance coupable avec l’extrême gauche.

Vous avez décidé de suspendre votre campagne municipale. Pour quelle raison ?
Oui. Par respect pour Quentin et pour sa famille. Quand un jeune homme de 23 ans est tué pour des motifs politiques, on suspend une campagne. C’est une question de décence. Et puis je refuse de faire campagne pendant qu’on assassine dans ma ville. Aujourd’hui, le sujet numéro un, c’est la sécurité publique. Ces réseaux doivent être démantelés. Ceux qui soutiennent cette violence doivent être mis à l’écart de la République.

Vous appelez à un cordon sanitaire contre LFI ?
Absolument. Il faut un cordon sanitaire contre LFI et contre tous les mouvements qui ont recours à la violence politique. Ce ne sont pas des partis comme les autres. Ce sont des organisations qui légitiment l’intimidation, les coups, et désormais le meurtre. J’espère qu’il y aura une prise de conscience collective. Le retour de l’ultragauche terroriste est un danger majeur pour notre démocratie.

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