Remarqués par les médias étrangers, passés sous silence dans les médias nationaux, les symboles liés à Gaza et à la Palestine abondent dans les manifestations. Signe d’une empathie envers les « opprimés » favorisée par la participation de l’extrême gauche aux rassemblements.
israj.media – Jean-Yves Camus
Les groupes pro-palestiniens radicaux, dont Urgence Palestine, tentent d’établir des ponts avec le mouvement lycéen. Ils ont notamment lancé un appel sur les réseaux sociaux pour que les jeunes rejoignent le cortège organisé le 10 octobre dernier à Paris (et à Marseille) par LFI, les Verts, le NPA trotskyste et l’Association France Palestine Solidarité, entre autres. Dans les manifestations lycéennes elles-mêmes, il semble que tout ce qui peut, sur un vêtement, afficher une forme de soutien à la Palestine soit porté comme signe valorisant : s’envelopper dans un drapeau palestinien, porter un T-Shirt et un bandana siglé « BDS » ou un keffieh. Le 6 octobre à Paris, au milieu d’un pré-cortège d’environ 300 personnes dont les inévitables black-blocs, surnageait un drapeau avec le slogan « Libérez Ali ». Une référence au cas de Ali Alaraj, installé en France depuis 2016, mis en examen et emprisonné pour complicité de tentatives d’assassinats terroristes, sur la base d’informations transmises par Israël et qui le lient aux Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, ce qu’il réfute.
Jean-Yves Camus



























