Après que deux personnes ont été blessées en Azerbaïdjan par une attaque de drone iranien, et malgré l’avertissement du ministère de la Défense azéri qu’une riposte suivrait, le président de l’Azerbaïdjan clarifie sa position : « Nous ne tolérerons pas cet acte, mais nous ne participerons pas aux opérations [offensives globales] contre l’Iran. »
Ma’ariv – Anna Barsky
Le « Poing de Fer » en état d’alerte
Le président Ilham Aliyev a averti que quiconque a tenté par le passé de tester la force de l’Azerbaïdjan a été « écrasé par le poing de fer », et que cet incident connaîtra la même issue.
« Les individus sans honneur qui ont commis cet acte terroriste contre nous le regretteront. Il vaut mieux pour eux ne pas tester notre puissance. »
Le président a annoncé que les forces armées — ministère de la Défense, garde-frontières et unités spéciales — ont été placées au niveau d’alerte de mobilisation le plus élevé. Il a également accusé l’Iran d’ingratitude.
Mesures immédiates :
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Aéroport de Nakhitchevan : Fermé temporairement. Tous les vols sont déroutés vers l’aéroport d’Iğdır, de l’autre côté de la frontière, en Turquie.
Première sanction : suspension du trafic de fret
Le gouvernement a annoncé jeudi soir la suspension temporaire du mouvement des camions de marchandises à tous les points de passage frontaliers avec l’Iran. Il s’agit de la première sanction concrète de Bakou.
Selon le cabinet des ministres, cette décision fait suite aux attaques menées contre la République autonome du Nakhitchevan par des drones lancés depuis le territoire iranien. Les autorités précisent que les frappes ont visé des infrastructures civiles :
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L’aéroport international de Nakhitchevan (terminal endommagé).
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Une école et d’autres installations civiles.
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Plusieurs civils ont été blessés.
Escalade des tensions
Bakou affirme que ces développements violent les normes du droit international. La suspension du transport de marchandises marque un tournant pratique dans la réponse de l’Azerbaïdjan face aux tirs iraniens, sur fond de tensions régionales croissantes.
Plus tôt, le ministère de la Défense avait déclaré se préparer à des « contre-mesures appropriées » pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays, soulignant que « ces actions offensives ne resteront pas sans réponse ».



























