La vérité dévoilée : Me Haddad a confronté Mandelblit aux écarts dans l’autorisation des enquêtes concernant les affaires Netanyahou

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Lors de la session de contre-interrogatoire d’Avichai Mandelblit au tribunal de district, Me Amit Haddad a confronté l’ancien conseiller juridique du gouvernement à des procès-verbaux caviardés et a soutenu que la police avait dépassé le cadre des autorisations qui lui avaient été accordées dans les affaires Netanyahou.

JDN – Photo : Flash 90

Vives tensions et altercation lors de l’interrogatoire de Mandelblit suite à des accusations de considérations étrangères dans le dépôt de l’acte d’accusation

La quatrième journée de la session de contre-interrogatoire de l’ancien conseiller juridique du gouvernement, Avichai Mandelblit, au tribunal de district de Jérusalem, a été marquée par de vives confrontations entre l’avocat du Premier ministre, Me Amit Haddad, le témoin et l’accusation. Au cœur du débat se trouvait un procès-verbal de 12 pages datant de juin 2016, dont de larges parties ont été caviardées. La défense a présenté des écarts considérables entre les sujets abordés lors des réunions préliminaires et les directives écrites transmises en temps réel à la police, soulevant de sérieuses interrogations quant aux limites de l’autorité et des autorisations accordées aux enquêteurs avant que les vérifications ne se transforment en enquête pénale.

Au cours de l’audience, Me Haddad a présenté un courriel envoyé immédiatement après la réunion du 26 juin 2016, dans lequel n’était consignée qu’une autorisation ponctuelle pour recueillir la déposition d’Ari Harow concernant les enregistrements. L’avocat a soutenu que ce document prouvait une politique graduelle qui limitait la police, tandis que Mandelblit a affirmé en réponse que des directives et autorisations orales avaient été données, lesquelles ne se reflétaient pas nécessairement dans les correspondances techniques. Cette précision a suscité une remarque acerbe du juge Moshe Bar-Am, qui a noté que les autorisations orales ne trouvaient pas d’expression écrite. Par la suite, Me Haddad a présenté un procès-verbal de juillet 2016 dans lequel Mandelblit avait été enregistré en train de réprimander les enquêteurs de la police en disant : « Vous commencez une vérification complètement différente sur des choses que je n’ai pas autorisées », une déclaration dont Mandelblit a confirmé au tribunal se souvenir parfaitement.

Le débat s’est étendu à une série d’autres arguments de la défense, notamment l’affirmation selon laquelle les enquêteurs de la police auraient délivré des mandats de perquisition et envoyé Hadas Klein photographier des documents au domicile d’Arnon Milchan sous couvert d’un « inventaire », sans autorisation expresse préalable. Mandelblit a admis ne pas se souvenir d’avoir autorisé ces actions spécifiques ou d’avoir donné l’ordre de recueillir le témoignage de Klein, mais a soutenu que la police avait agi dans le cadre d’une autorisation générale de vérification des soupçons. En parallèle, une tension juridique s’est développée autour de la demande de la défense d’accéder aux procès-verbaux complets et non caviardés, face à l’opposition ferme de l’accusation quant à la présentation de documents au témoin avant qu’ils ne soient transmis à la défense. Le juge Oded Shaham a indiqué qu’il envisagerait de transmettre l’intégralité des documents à toutes les parties, et la séance s’est levée avant qu’une décision finale ne soit rendue sur ce sujet.

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