« L’avenir des Palestiniens n’est pas une priorité pour les dirigeants arabes »

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Dans une interview accordée au magazine The Economist, le Premier ministre israélien dévoile les coulisses des discussions autour de Gaza.

Dans une longue interview accordée au magazine britannique The Economist ce week-end, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a présenté une vision différente de celle qui ressort des déclarations publiques des dirigeants du monde arabe. Il a dévoilé ce qui se dit lors des discussions à huis clos. En réalité, la question de l’avenir des Palestiniens est à peine évoquée, et ce sujet sert principalement d’outil pour gérer l’opinion publique interne dans les pays arabes.

« En coulisses, pour beaucoup d’entre eux, ce n’est tout simplement pas une priorité », a affirmé Netanyahou.

Pour le Premier ministre israélien, « les accords avec les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan ont été signés précisément parce que les dirigeants de ces pays ont choisi de promouvoir des intérêts régionaux et stratégiques plutôt que de poser la question palestinienne comme condition préalable ». Il a souligné que cette démarche avait été rendue possible grâce au soutien total du président américain Donald Trump.

Une partie importante de l’interview portait sur les critiques concernant les restrictions de couverture médiatique dans la Bande de Gaza. Netanyahou a rejeté l’accusation selon laquelle Israël empêche l’accès à l’information, expliquant qu’il s’agit avant tout d’un danger mortel dans une zone de combat active. « Il y a des tirs de snipers, il y a des roquettes. Je ne vais pas mettre en danger des journalistes », a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël permet l’entrée sous escorte militaire.

1 Commentaire

  1. En fait, l’avenir des Gazaouis, et éventuellement des arabes de Judée-Samarie, ne dépend que d’eux-mêmes.
    Soit ils acceptent la citoyenneté israélienne s’ils n’ont pas commis de crimes contre des israéliens, soit ils partent se faire oublier ailleurs. Pourquoi pas dans les pays « frères » ?
    Il faut donc qu’ils acceptent de se faire oublier, condition sans doute sine qua non pour que des pays « frères » les acceptent.
    Avec la fin de la cause palestinienne se termine la pseudo vie d’un fantasme. D’où, sans doute, le peu d’intérêt de la part des gouvernements arabes.

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