Le monde arabe est stupéfait : « Israël pourrait gagner sans qu’un seul combattant ne soit blessé ou tué »

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Selon les analyses des médias libanais, Israël cherche à promouvoir un démantèlement progressif du Hezbollah par une pression diplomatique et sécuritaire, sans se laisser entraîner dans une confrontation directe, tandis que Beyrouth hésite entre les exigences extérieures et la peur d’une escalade interne.

Ma’ariv

Depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu le 27 novembre 2024, une question grandit au Liban : pourquoi Israël n’a-t-il pas poursuivi son activité militaire terrestre contre le Hezbollah, malgré ce que les médias locaux décrivent comme un état de confusion et de déséquilibre au sein de l’organisation suite aux coups sévères reçus ? Selon l’interprétation libanaise, Jérusalem a privilégié une autre voie : faire avancer l’objectif du désarmement, mais sans risquer la vie des soldats israéliens dans des combats directs.

Selon le rapport, la pression exercée sur le Liban par les États-Unis, les pays occidentaux et les pays arabes est sans précédent et est directement liée à toute aide économique, investissement ou soutien sécuritaire. L’exigence centrale : établir le contrôle de l’État via ses seules forces officielles et neutraliser tout élément armé qui ne lui est pas subordonné.

Un dilemme aigu pour le gouvernement et l’armée

Selon l’analyse, les exigences américaines posent un dilemme critique au gouvernement et à l’armée libanaise : donner le feu vert au démantèlement des infrastructures et à la collecte des armes du Hezbollah, même au nord du Litani, ou invoquer une incapacité par crainte de porter atteinte à l’ordre public. En parallèle, des interrogations surgissent quant à la capacité opérationnelle de l’armée à obtenir des résultats significatifs et quant à la réaction du Hezbollah : coopération silencieuse ou résistance politique et publique généralisée.

Dans le même temps, il est affirmé qu’Israël devrait poursuivre, dans un avenir prévisible, une politique de frappes et de violations de la souveraineté libanaise, tout en attribuant la responsabilité à Beyrouth pour la non-application du désarmement. Selon cette ligne d’interprétation, la combinaison de la pression militaire et de la pression politico-économique vise à contraindre le Liban à agir, d’autant plus que les conditions régionales sont perçues comme jouant en faveur d’Israël.

Les médias libanais soulignent que la marge de manœuvre des dirigeants à Beyrouth est limitée et que la crainte d’une détérioration vers un conflit interne restreint les mesures sur le terrain. Il est également affirmé que les développements régionaux plus larges – et au premier chef la tension entre Washington et l’Iran – pourraient être un facteur décisif : les décisions prises hors du Liban pourraient faciliter ou compliquer la mise en œuvre de démarches internes.

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