Conflit entre le gouvernement iranien et la télévision d’État : le président iranien Fazhakian accuse la télévision d’État de censure. Il révèle que l’ancien guide suprême Ali Khamenei lui aurait demandé, en privé, de négocier avec les États-Unis pour « résoudre le problème ».
Les propos censurés ont été tenus lors d’une interview télévisée, au cours de laquelle Pazakhian a décrit comment les dirigeants iraniens avaient pris la décision délicate de reprendre les négociations avec l’Occident. « Après la guerre des douze jours, le Guide suprême, tombé en martyr, a officiellement annoncé que nous ne négocierions plus avec les États-Unis », a déclaré Pazakhian. « La télévision d’État a bien sûr diffusé ces déclarations. »
Pazhakian a souligné que l’ouverture des négociations ne constituait pas une concession, ajoutant que malgré ce qu’il a qualifié de « difficultés de communication avec le Guide suprême », les démarches diplomatiques du gouvernement se poursuivaient conformément à ses instructions. Il n’a toutefois fourni aucune explication quant à l’écart considérable entre la position publique de Khamenei et ses instructions privées.
La présidence a déploré la suppression intégrale de ce passage dans la version diffusée en Iran, provoquant de vives critiques et des accusations de montage sélectif de l’interview par l’Autorité iranienne de la radiodiffusion. Cette dernière n’a toujours pas fourni d’explication publique quant à cette omission, mais a déjà rejeté les accusations de partialité politique. Ces troubles internes surviennent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires, et la révélation des conversations à huis clos de Khamenei laisse entrevoir des dissensions croissantes au sein du pouvoir iranien, dans le contexte de cette crise.
L’escalade de la violence ravive un conflit de longue date entre le gouvernement de Pazakhian et l’Autorité iranienne de la radiodiffusion. Depuis des années, des personnalités politiques réformistes et pragmatiques accusent cette dernière de partialité dans sa couverture médiatique et d’adopter une ligne éditoriale pro-conservatrice intransigeante visant à entraver le gouvernement élu.
Il a été précisé que, si les États-Unis avaient toujours soupçonné les intentions de l’Iran, de nombreuses sources à Washington estimaient que les hésitations de son père étaient sincères. Son successeur, en revanche, n’a jamais publiquement appelé à la fabrication d’une bombe atomique, mais les services de renseignement américains affirment que Mojtaba – grièvement blessé au début de la guerre et apparaissant rarement en public par crainte d’un assassinat ciblé – ne partage pas les réserves de son père concernant les armes de destruction massive.
JForum.fr & Maariv


























