Le rabbi de Kalov, par. Noa’h : choisissons bien nos fréquentations

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Les ouvrages sacrés rapportent que les hommes de la génération du déluge n’étaient pas idiots. C’étaient au contraire des géants et des hommes forts. Ils étaient très intelligents et avaient fait d’imposantes découvertes. Cependant, au moment du déluge, lorsque l’ensemble de l’univers fut anéanti, ces découvertes ont disparu et seules quelques reliques que Noa’h avait emportées dans l’arche demeurèrent.

Dans cette perspective, nous pouvons affirmer que les hommes de la génération du déluge avaient déjà découvert, grâce à leur intelligence, tous les outils technologiques contemporains, à travers lesquels les hommes se lient à des personnes du monde entier, et se font influencer par des hommes qui vivent au loin, des inconnus dont on ignore la valeur.

Le fait d’être constamment relié à ces appareils contribue à abolir la honte naturelle implantée par Hachem en chaque homme, pour l’aider à éviter les fautes, même à des moments où le Yetser Hara l’attaque de façon agressive. Lorsqu’on observe des actes vils, commis par de nombreuses personnes de peu de valeur, issues du monde entier, qui diffusent leurs actions par ces appareils, sans aucune retenue, cela donne le sentiment à l’observateur qu’il n’y a pas lieu d’avoir honte de ces conduites. En conséquence, le mal continue à se répandre dans le monde.

Les hommes de la génération du déluge avaient pollué l’atmosphère d’une grande impureté, par leurs actes de violence et de débauche et autres méfaits commis en public et sans retenue, suivant le verset : « Car la terre est remplie de violence.»

Nos Maîtres expliquent que les hommes de la génération du déluge avaient une culture de débauche. Ils autorisaient officiellement les actes de dépravation en public (Beréchit Rabba 26,5), jusqu’à ce qu’au final, ils décident que tout le monde mène une vie dénuée de joug divin et ne mettra plus d’enfants au monde (traité Kala Rabati 2,7).

C’est dans ce contexte que Hachem fit venir le déluge, et l’univers entier fut anéanti, car le monde ne pouvait plus subsister ainsi. Il ne s’agissait pas uniquement des Bené Israël, peuple dépositaire de la Tora, mais aussi des non-Juifs, qui ne pouvaient pas vivre de cette manière.

Pour que ce scénario ne se répète pas, Hachem prescrivit à Noa’h et à ses fils, sept Mitsvoth, nécessaires au maintien du monde et à l’existence sur terre.

Il est rapporté au nom du Ba’al Chem Tov, que son mérite nous protège, et d’autres Tsadikim, qu’à notre époque qui précède la venue du Machia’h, les âmes des hommes de la génération du déluge reviennent dans le monde. C’est pourquoi l’hérésie, les meurtres et la débauche sont tellement répandus, et il nous appartient de nous renforcer pour résister à cette épreuve et à nous distancier de la conduite des non-Juifs.

Dans cette perspective, l’Admour de Klausenbourg zatsal explique l’idée qu’à l’arrivée du Roi Machia’h, tous les peuples profiteront d’un bienfait, comme il est dit (Beréchit 49,10) : «Jusqu’à l’avènement de Chilo auquel obéiront les peuples. » En effet, tout le monde se rassemblera vers lui. Lors de la période de ‘Ikvéta dimechi’ha (période précédant la venue du Machia’h), le monde se sera tellement dévoyé au niveau du meurtre, que des dirigeants auront en leur possession des armes de destruction massive, comme des armes nucléaires, susceptibles de détruire l’humanité entière, que D’ préserve. Seul le règne du Roi messie pourra sauver l’humanité de ses mains. Ensuite, tous les non-Juifs retourneront à la pratique des sept Mitsvoth et le monde entier sera rétabli dans son ordre et sa perfection.

Ainsi, nous voyons à notre époque, de nombreux établissements universitaires, fermer les yeux sur des actes cruels de divers meurtriers. Ils ne les condamnent pas, ni ceux qui les soutiennent, et parfois même, prennent leur défense. De nombreux étudiants affichent leur soutien public à des meurtriers, et participent même à des meurtres.

Tous ces phénomènes sont le résultat de la théorie hérétique, que les renégats ont réussi à introduire dans tous les manuels scientifiques utilisés par les étudiants, pour leur ancrer la théorie que le monde s’est créé par lui-même, au hasard, sans aucun objectif. L’homme n’est qu’un être humain avancé, développé à partir du singe, etc. Dans cette façon de penser, tuer un homme revient à tuer un animal. Ainsi, l’homme justifie sa conduite débauchée, qui ressemble à celle d’un animal, et finit par se détruire la vie.

Lorsque l’homme observe des scènes de corruption et de débauche, cela peut l’inciter à commettre de terribles actes, même s’il risque de détruire sa famille ou de perdre tout son argent. À ce sujet, nos Maîtres remarquent : « L’œil voit, le cœur désire et le corps les commet.» Les scènes interdites éveillent les désirs, puis le cœur prend le dessus sur la conscience et instille un esprit de folie qui le pousse à commettre une faute, comme l’indiquent nos Sages (Sota 3a) : un homme ne commet de faute que si un vent de folie pénètre en lui.

Ce désir est véritablement une bêtise, comme l’indiquent les ouvrages sacrés (Or Ha’haïm hakadoch Beréchit 49,15) : lorsque s’éveille en l’homme un désir après avoir vu quelque chose, il méditera et se dira que cette beauté n’est que l’aspect extérieur, produit de l’imagination. Car toute beauté n’est formée que d’une fine couche de peau recouvrant la chair, et n’a en soi aucun caractère agréable ni aucune utilité. Lorsqu’on détache cette peau extérieure qui recouvre le côté laid du corps, invisible à l’œil, l’âme de l’homme est dégoûtée. Même si l’homme a quelques instants de plaisir de la faute, il ne lui reste ensuite plus rien, au contraire, cela peut lui nuire et lui infliger d’importants préjudices éternels, sur le plan matériel et sur le plan spirituel.

En effet, nous pouvons comprendre pourquoi Hachem prescrivit à Noa’h de construire une arche de trois étages. En bas se trouvaient les ordures, à l’étage du milieu, les bêtes et le bétail, et à l’étage supérieur, le logement des humains. Il voulait ainsi suggérer que l’homme doit retenir toujours qu’il est un genre à part, qu’il se trouve à un niveau plus élevé que les animaux et le bétail, et il est tenu de s’éloigner et d’éviter de se plonger dans la fange de ce monde. On mérite ainsi d’échapper au déluge.

Chabbath chalom !

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