Le Royaume-Uni protège l’Axe du Mal

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La Grande-Bretagne a informé les États-Unis qu’elle s’opposait à l’utilisation de ses bases militaires dans la région pour attaquer l’Iran. Ce n’est pas de l’humanisme. Ce n’est pas le respect du droit international. C’est la faiblesse et l’apaisement qui rongent une partie de l’Occident comme une maladie incurable.

Ma’ariv – Ben-Dror Yemini 

Le soutien symbolique au régime de terreur

On ne sait jamais d’où viendra l’aide pour un régime de terreur oppressif, mais elle finit toujours par arriver. Même s’il ne s’agit pas d’un soutien massif mais symbolique, cela encourage l’Axe du Mal et témoigne de la fragilité de l’axe démocratique. La tragédie réside dans ces politiciens prétendument « éclairés » et leurs disciples qui, par crainte de violer le droit international, finissent toujours par causer des dommages bien plus graves, non seulement aux droits fondamentaux, mais aussi aux vies humaines.

L’hypocrisie britannique et Diego Garcia

C’est au tour du Royaume-Uni de s’illustrer. Londres a fait savoir à Washington qu’elle s’opposait à l’utilisation de ses bases pour frapper l’Iran, visant principalement Diego Garcia. Cette île (notre illustration), la plus grande de l’archipel des Chagos, doit théoriquement passer sous la souveraineté de Maurice d’ici mai 2025.

Bien que la Cour internationale de Justice ait ordonné dès 2019 le démantèlement de la base et la restitution de l’archipel, la Grande-Bretagne refuse d’obtempérer depuis des années. Mais lorsqu’il s’agit de sauver le peuple iranien d’un régime meurtrier, Londres se soucie soudainement, et de manière suspecte, du respect du droit international.

L’Iran n’est pas l’Allemagne des années 30

Nous ne sommes plus dans les années 30. L’Iran n’est pas l’Allemagne. Dans l’Allemagne d’alors, les foules ne hurlaient pas « Mort à la Grande-Bretagne » et rarement « Mort aux Juifs » avant que le nazisme exterminateur ne se révèle pleinement. À l’inverse, l’Iran et ses mandataires affichent ouvertement une idéologie raciste et génocidaire :

  • Nasrallah (Hezbollah) déclarait vouloir rassembler les Juifs en un seul endroit pour faciliter leur élimination.

  • Le drapeau des Houthis proclame : « Mort à l’Amérique, Mort à Israël, Malédiction sur les Juifs ».

  • Le Hamas, soutenu par Téhéran, éduque les enfants à l’anéantissement des Juifs.

L’Iran est le financier de cette coalition du mal, le destructeur de la stabilité régionale aux côtés du Qatar, et un régime qui a massacré des dizaines de milliers de ses propres citoyens il y a seulement quelques semaines.

La complaisance du gouvernement Starmer

Le gouvernement travailliste de Keir Starmer semble sourd, aveugle et ignorant. Il cherche des justifications juridiques alors qu’il refuse lui-même de se plier aux ordres internationaux sur ses bases. Ce n’est pas du droit, c’est de la lâcheté. Starmer semble croire, dans son monde imaginaire, que les Gardiens de la Révolution épargneront les bases britanniques par « gratitude » pour ne s’attaquer qu’aux « Sionistes » et aux Américains.

L’ambiguïté de Donald Trump face au Qatar

La passivité britannique n’absout pas les États-Unis, et particulièrement le président Trump, de la même maladie. Si l’on doit saluer sa lutte contre l’antisémitisme sur les campus, Trump se fait l’avocat de la seconde tête du monstre : le Qatar.

Le Qatar est derrière presque chaque campagne anti-israélienne dans le monde libre. Pourtant, Trump a déclaré cette semaine au Premier ministre qatari, Mohammed Al-Thani : « Tu n’es pas maléfique, tu es incroyable ». Trump est certes reconnaissant pour les cadeaux (un avion privé) et les investissements massifs du Qatar dans l’économie américaine. Mais cette faiblesse face à un État qui, selon un récent rapport officiel, est le premier donateur des universités américaines et finance ainsi la haine d’Israël et de l’Amérique, est terrifiante.

Conclusion

Hier, les étudiants iraniens ont repris leur combat contre le régime. Ils ont besoin d’aide. C’est un intérêt régional et mondial. Mais face à cette politique d’apaisement, et pas seulement au Royaume-Uni, le monde n’a toujours pas compris l’ampleur du danger.

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