L’emprise iranienne s’affaiblit : bond de près de 400 % du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz

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L’Iran perd son principal moyen de pression dans la guerre contre les États-Unis : près de 200 navires ont traversé la voie stratégique au cours de la semaine écoulée, contre seulement 40 deux semaines plus tôt. La majeure partie des cargaisons liquides a été acheminée via une route soutenue par les États-Unis ou sous le couvert du secret.

JDN 

Le trafic des navires dans le détroit d’Ormuz a grimpé en flèche de près de 400 % en deux semaines, sur fond d’extension des activités du corridor maritime soutenu par les États-Unis et de l’affaiblissement de la capacité de l’Iran à contrôler ce passage stratégique, selon des données publiées ce week-end par le New York Post.

D’après les chiffres du centre britannique de commerce maritime (UKMTO), près de 200 navires ont traversé le détroit au cours de la dernière semaine, contre 151 la semaine précédente et seulement 40 deux semaines plus tôt. Il s’agit d’une nette augmentation, bien que le trafic ne représente encore qu’environ un cinquième de son volume antérieur au déclenchement du conflit.

La répartition des données indique qu’au cours des sept derniers jours, 103 navires sont entrés dans le détroit et 89 en sont sortis. La semaine précédente, 76 entrées et 75 sorties avaient été enregistrées, soit une hausse hebdomadaire d’environ 27 %.

Ces chiffres témoignent d’un changement significatif dans la lutte pour le contrôle du détroit, considéré comme l’une des routes énergétiques les plus importantes au monde. Selon la société de renseignement maritime Kpler, plus de 80 % des cargaisons liquides ayant traversé le détroit récemment l’ont fait via une route proche d’Oman bénéficiant du soutien américain, ou avec les systèmes d’identification des navires désactivés.

La majorité des navires battent pavillon d’États alliés des États-Unis, notamment le Panama et le Liberia. Parmi eux figurent des pétroliers et des minéraliers.

Cette hausse du trafic intervient malgré des attaques iraniennes contre des navires tentant la traversée. Selon le rapport, l’action américaine inclut des mesures permettant aux bâtiments de naviguer en toute discrétion, sous le couvert de l’obscurité et sur des routes conçues pour réduire la capacité de l’Iran à les suivre et les cibler.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, avait indiqué dès le mois de juin que le volume du trafic maritime augmentait « de manière très significative ». Il a toutefois estimé qu’il faudrait plusieurs mois après la fin de la guerre pour que les flux de pétrole, de gaz et d’autres matières premières retrouvent leurs niveaux normaux.

Le président américain Donald Trump a affirmé que le détroit avait été entièrement déminé et que son pays contrôlait effectivement le passage. En parallèle, l’administration américaine continue de promouvoir des sanctions économiques renforcées contre Téhéran.

De son côté, Téhéran soutient que le détroit reste fermé et qu’aucun accord n’a été conclu concernant son contrôle. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a menacé d’une riposte sévère contre les États-Unis.

Le secrétaire à l’Énergie Chris Wright a écrit hier : « Mardi, l’armée américaine a aidé à l’acheminement de plus de 15 millions de barils de pétrole et de produits dérivés à travers le détroit d’Ormuz — en combinaison avec les pipelines, le total sortant de la région avoisine les 20 millions de barils. La moyenne sur 7 jours dépasse 8 millions de barils par jour. Ne vous y trompez pas, grâce à la marine américaine, le pétrole coule à travers le détroit d’Ormuz. »

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