Les États-Unis, Bahreïn et leurs partenaires du Golfe vont soumettre à l’ONU une proposition de réglementation pour le détroit d’Ormuz

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Politique du fait accompli : selon des rapports en provenance d’Iran, les Gardiens de la Révolution ont pris le contrôle d’une nouvelle zone dans le détroit d’Ormuz et imposent un passage via des couloirs étroits et sous coordination préalable.

Ma’ariv – Eli Leon

Les tensions au Moyen-Orient semblent loin d’être terminées, et Téhéran continue de défier la communauté internationale sur son point faible le plus sensible : le marché de l’énergie. Lors d’un entretien avec Fox News, Donald Trump a menacé l’Iran d’être « rayé de la surface de la terre » si la République islamique venait à attaquer des navires américains escortant des bâtiments à travers le détroit d’Ormuz.

Les Iraniens imposent leurs faits sur le terrain

Selon un rapport de l’agence de presse iranienne Mizan, citant un communiqué officiel de Sepah News (l’organe de communication des Gardiens de la Révolution), les forces armées iraniennes ont pris le contrôle d’une nouvelle zone strictement délimitée au sein du détroit stratégique d’Ormuz.

Ce mouvement intervient parallèlement à l’annonce par Trump du « Projet Liberté » : une opération américaine visant à secourir les navires bloqués, accompagnée d’un avertissement stipulant que toute interférence iranienne serait accueillie par la force.

Le nouveau périmètre sous contrôle militaire iranien est délimité au sud par une ligne imaginaire reliant le mont Moubarak (en Iran) à la zone située au sud de Fujaïrah (aux Émirats arabes unis). À l’ouest, la zone s’étend de l’extrémité de l’île iranienne de Qeshm jusqu’à l’émirat d’Oumm al-Qaïwaïn. Cette initiative revient à redessiner la carte du contrôle maritime sur une route où transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).

Les Iraniens : un « nouvel ordre » à Ormuz

L’action iranienne impose de fait à tous les navires, y compris les pétroliers internationaux, de transiter exclusivement par des couloirs étroits définis par Téhéran, et ce, uniquement après avoir obtenu une autorisation et une coordination préalable auprès des autorités du pays. Des rapports étrangers indiquent que plusieurs pays ont récemment dû s’adresser directement aux dirigeants iraniens pour solliciter l’autorisation de passage de leurs pétroliers.

Pour le régime iranien, il s’agit d’une tentative d’instaurer un « nouvel ordre » à Ormuz et de prouver que, malgré la pression militaire américaine, les clés de l’économie mondiale restent entre leurs mains.

L’alternative des États-Unis et des pays du Golfe

Les États-Unis vont rédiger, de concert avec Bahreïn et leurs alliés du Golfe Persique, une résolution destinée au Conseil de sécurité de l’ONU. L’objectif est d’établir des procédures internationales concernant le détroit d’Ormuz tout en tenant l’Iran pour responsable de ses actes, a déclaré lundi l’émissaire américain à l’ONU, Mike Waltz.

Le projet de résolution exigera de l’Iran :

  • L’arrêt de la pose de mines marines dans le détroit.

  • La fin des tentatives de perception de taxes de passage.

  • La divulgation du nombre et de l’emplacement exact des mines déjà posées.

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