Les médias internationaux et la demande de grâce de Netanyahou

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Vice President of the United States Mike Pence visits the Knesset and delivers remarks in front of a special parliamentary session, Jerusalem January 22, 2018. Vice President of the United States Mike Pence visits the Knesset and delivers remarks in front of a special parliamentary session, Jerusalem January 22, 2018.

La demande du Premier ministre d’Israël d’obtenir une grâce du président de l’État a été largement relayée aujourd’hui par les principaux médias du monde. Quelques minutes seulement après la publication de l’initiative en Israël, les informations sont apparues en tête des sites d’actualité internationaux et ont dominé les journaux télévisés.

Reuters, AP, Bloomberg, New York Times – tous ont publié immédiatement

Les plus grandes agences de presse — Reuters, AP et Bloomberg — ont publié des dépêches détaillées. Elles ont été suivies ensuite par les médias américains et européens les plus influents : The New York Times, Sky News, France 24, La Repubblica et d’autres.

L’agence AP écrit que « la demande intervient des semaines après que le président Trump a appelé Israël à accorder une grâce à Netanyahou », rappelant son discours à la Knesset le 13 octobre. L’agence ajoute que Netanyahou « est engagé depuis des années dans un affrontement prolongé avec le système judiciaire israélien » et qu’il estime qu’une grâce « aiderait à unifier le pays en cette période de turbulences régionales ».

“Une demande exceptionnelle” : réaction de la présidence

De nombreux médias ont souligné la déclaration du bureau du président Herzog, mentionnant qu’il s’agit d’une demande inhabituelle, jamais présentée auparavant par un Premier ministre en fonction.

Ils ont aussi mis en avant les propos de Netanyahu dans la vidéo publiée, dans laquelle il affirme que la grâce « permettra de panser les divisions et de promouvoir l’unité nationale ».

BBC : “La démarche pourrait approfondir la fracture politique en Israël”

Selon la BBC, pour une large partie du public israélien — surtout dans le camp de gauche — une demande de grâce pour un Premier ministre en exercice, alors même que son procès est en cours, sera perçue comme une atteinte supplémentaire à l’indépendance du système judiciaire.

Le média rapporte : « Les partisans de Netanyahou au Likoud soutiennent depuis des années la possibilité d’une grâce. Mais pour beaucoup en Israël, un tel geste pourrait être vu comme un éloignement supplémentaire du modèle d’une démocratie forte disposant d’un système judiciaire stable. »

Une procédure délicate selon les médias internationaux

Les journaux internationaux soulignent que si la demande est examinée, elle nécessitera :
– des consultations juridiques approfondies ;
– l’avis de conseillers judiciaires ;
– et la position finale du président.

Ce qui pourrait faire de ce dossier l’un des tests institutionnels les plus complexes de la vie publique israélienne.

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