Daniel Grobeis révèle que la police a refusé d’affecter des forces pour sécuriser une opération d’arrestation planifiée de déserteurs orthodoxes, par crainte de déclencher une vague de contestation qui s’étendrait jusqu’au jour du scrutin et perturberait son déroulement • Le porte-parole de Tsahal a confirmé que l’activité a été reportée en raison de considérations de la police d’Israël
JDN – Eli Poroush
Une opération d’arrestation de déserteurs orthodoxes qui devait avoir lieu la semaine prochaine a été reportée, après que le haut commandement de la police a exprimé l’inquiétude que la réalisation des arrestations ne déclenche une vaste vague de manifestations orthodoxes et ne suscite des tensions sur le terrain pendant les jours sensibles précédant les élections. C’est ce que révèle Daniel Grobeis.
Selon le rapport, Tsahal prévoyait de mener l’opération d’arrestation entre dimanche et mardi de la semaine prochaine, mais le haut commandement de la police a refusé d’attribuer le district de Tel-Aviv à la sécurisation de l’activité. La crainte au sein de la police est que les arrestations de déserteurs orthodoxes n’entraînent un éclat de protestation étendu, qui deviendrait un foyer d’agitation durant les jours précédant le scrutin.
D’après le rapport, la police redoute que les manifestations ne se terminent pas rapidement, mais se développent en une contestation prolongée susceptible de déborder sur le jour même des élections. Un tel scénario, selon l’inquiétude exprimée, pourrait compliquer la tâche de la police pour gérer les événements et porter atteinte au bon déroulement de la journée de vote.
Le porte-parole de Tsahal a confirmé le report de l’activité et a déclaré : « Compte tenu des considérations de la police d’Israël, l’activité d’arrestations qui était planifiée pour la semaine prochaine est reportée. L’activité dans l’espace civil nécessite une coordination et une coopération avec la police d’Israël. »
La police n’a pas encore transmis de réaction à ces propos, et selon toute vraisemblance, aucune ne sera donnée…
Le report de l’opération intervient sur fond de sensibilité publique et politique autour de la question du recrutement des orthodoxes, et en particulier à l’approche du jour des élections. Selon le rapport, la crainte principale est que le déclenchement de l’opération à cette période ne conduise à une escalade sur le terrain et ne place la police face à un défi majeur, précisément durant les jours où elle doit se préparer à la sécurisation des élections.



























