Mandelblit a avoué qu’il n’avait pas vérifié les chefs d’accusation dans l’Affaire 4000

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Me Amit Haddad a poussé dans ses retranchements l’ancien conseiller juridique du gouvernement concernant la vérification des événements inclus dans l’acte d’accusation corrigé de l’Affaire 4000. Mandelblit a déclaré avoir approuvé son dépôt, mais n’a pas été en mesure de confirmer si les personnes impliquées avaient été interrogées sur ces cas et n’a pas vérifié les chefs d’accusation.

JDN

L’ancien conseiller juridique du gouvernement, Avichai Mandelblit, a été interrogé aujourd’hui (dimanche), lors de son témoignage au procès Netanyahou devant le tribunal de district de Jérusalem, sur la mesure dans laquelle il avait vérifié les événements de couverture médiatique inclus dans l’acte d’accusation corrigé de l’Affaire 4000. Mandelblit a déclaré qu’il avait parcouru l’acte d’accusation et approuvé son dépôt, mais ne se souvenait pas s’il avait posé des questions et n’a pas été en mesure de confirmer la prétention de la défense selon laquelle personne n’avait été interrogé sur ces cas.

Me Amit Haddad, l’avocat du Premier ministre, s’est concentré sur les 315 événements détaillés dans l’accusation corrigée et sur le matériel à partir duquel ce détail a été rédigé. Il a demandé à Mandelblit s’il avait lu l’acte d’accusation, ce à quoi l’ancien conseiller a répondu par l’affirmative. Lorsqu’il lui a été demandé s’il avait posé des questions, il a répondu : « Je ne me souviens pas ».

Mandelblit a expliqué que le détail des cas avait été fait suite aux directives du tribunal. « Un acte d’accusation corrigé basé sur les directives du tribunal m’a été transmis, je l’ai parcouru et il a ensuite été déposé par mes soins », a-t-il déclaré.

Haddad a cherché à savoir si Mandelblit savait que de nombreuses demandes concernant la couverture médiatique avaient été rejetées, et s’il connaissait le dossier de fond derrière ces événements. Mandelblit a répété qu’il avait vu l’acte d’accusation et l’avait parcouru.

Par la suite, Haddad a soutenu que personne n’avait été interrogé sur les 315 cas et a demandé si Mandelblit en était informé. « Je ne sais pas si c’est vrai », a répondu le témoin. Lorsque l’avocat a affirmé que cela avait été prouvé à de nombreuses reprises durant le procès, Mandelblit a dit : « Je ne suis pas le procès de manière régulière ».

Haddad a également demandé si l’ancien conseiller avait consulté le matériel brut à partir duquel l’annexe a été produite. Mandelblit a répondu qu’une réunion s’était tenue au cours de laquelle les instructions du tribunal avaient été présentées, à la suite de quoi la correction a été décidée.

Les juges ont également demandé des clarifications sur l’étendue de la vérification. Le juge Moshe Bar-Am a posé des questions sur la couverture et les articles concernant les centaines de cas, et la juge Rivka Friedman-Feldman a demandé : « Vous n’avez pas vérifié ? », avant d’ajouter : « Monsieur fait confiance à l’accusation ».

À la fin de cet échange, Haddad a demandé si des informations sur des liens avec d’autres hommes politiques avaient été présentées à Mandelblit. Mandelblit a confirmé qu’aucune information de ce type ne lui avait été présentée.

Me Amit Haddad : « Nous avons découvert du matériel montrant, selon nous, une immense réactivité du site Walla envers d’autres personnalités politiques – Herzog par exemple. Cela vous a-t-il été présenté ? » Mandelblit : « Je ne me souviens pas d’une telle chose ».

Ces propos ont été tenus dans le cadre du témoignage de Mandelblit cité par la défense, qui cherche à clarifier la manière dont les décisions ont été prises dans les affaires Netanyahou, l’étendue de la supervision des enquêtes et les éléments présentés à l’ancien conseiller juridique avant le dépôt de l’acte d’accusation et sa modification.

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