Naïm Qassem a-t-il lâché le secret ? La toile d’araignée de l’axe iranien est désormais exposée aux yeux de tous

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Les propos de Naïm Qassem concernant les neuf années d’activité de Haitham Tabatabai au Yémen révèlent l’implication du Hezbollah dans la formation des Houthis, s’ajoutant à de nombreuses images et rapports faisant état d’autres commandants ayant opéré sur ce front et éliminés lors de frappes israéliennes.

Ma’ariv

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Qassem, a confirmé hier soir (vendredi) que Haitham Tabatabai – haut responsable de l’organisation, éliminé par Israël – avait séjourné au Yémen pendant neuf ans, durant lesquels il s’était consacré à la formation et au développement des forces houthies. Il s’agit de la première déclaration officielle de la direction du Hezbollah détaillant l’étendue de son implication militaire dans la guerre au Yémen. Qassem a affirmé que Tabatabai avait « laissé une empreinte significative au Yémen ». Selon lui, sa période d’activité dans le pays s’étendait de 2015 à 2024.

Ces dernières années, des rapports internationaux avaient déjà documenté le rôle central joué par Tabatabai dans le développement des capacités militaires des Houthis, notamment dans l’entraînement, la coordination logistique et la coopération militaire.

D’après des sites de l’opposition yéménite, une vidéo publiée en 2016 par des sources houthies montre Mohammed Abd al-Karim al-Ghamari, chef d’état-major des forces houthies (lui aussi éliminé dans une frappe israélienne), au cours d’un entraînement militaire dans le nord du Yémen en 2015. Selon ces mêmes sources, des officiers supérieurs du Hezbollah participaient également à ces formations et aux opérations sur le terrain.

Un rôle central dans le développement des capacités houthies. Le terroriste Haitham Ali Tabatabai.

L’un des responsables de ce cours militaire était le commandant du Hezbollah Mohammed Hussein Srour (« Abou Salah »), membre de la Force Radwan et chef de la branche aérienne de l’organisation. Il a été éliminé dans une frappe israélienne en 2024. Des activistes pro-iraniens le décrivaient comme l’un des architectes des systèmes de missiles et des capacités avancées des Houthis. Selon divers documents et témoignages, la Force Radwan du Hezbollah a joué un rôle majeur dans le soutien technique et logistique aux Houthis, notamment dans le développement de missiles balistiques et de systèmes de drones.

Il a également été rapporté que, ces dernières décennies, des commandants du Hezbollah et des Gardiens de la Révolution iraniens avaient été stationnés à proximité du quartier général militaire houthi, en tant qu’instructeurs et conseillers. Des photos publiées dans le passé montraient ces commandants vêtus d’uniformes de l’armée yéménite, opérant aux côtés des forces houthies sur le terrain.

Au cours de l’année écoulée, dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hezbollah, plusieurs commandants de l’organisation ayant opéré par le passé au Yémen ont été éliminés. Parmi les plus connus figurait Ali Adel al-Ashmar (« Abou Mahdi »), éliminé en novembre 2024 lors d’une frappe israélienne à Beyrouth, et qui avait été auparavant filmé aux côtés des forces houthies dans le nord du Yémen. À ses côtés apparaissaient également Ali Jamal ad-Din Jawad (« Karbala »), officier de la Force Radwan, éliminé en août 2024 et décrit comme l’un des responsables des systèmes de missiles et de drones.

À la même période, d’autres commandants du Hezbollah ayant opéré aux côtés des Houthis ont été tués, parmi eux Ibrahim Mohammed Aqil (« Abou Abd al-Qader »), ainsi que Basel Mustafa Shaker de la Force Radwan, éliminé lors d’une frappe israélienne à Beyrouth en octobre 2024. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient ces deux hommes dans des activités opérationnelles aux côtés des Houthis.

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