Porte-parole de la police « Opération « Feuille d’olivier » » : Dix personnes arrêtées, soupçonnées d’implication dans des actes de violence en Binyamin

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Des forces de police et du Shin Bet sont intervenues aux premières heures de la matinée dans plusieurs sites pour arrêter des suspects. Les soupçons incluent l’implication dans des actes de violence et la violation d’un arrêté de zone militaire fermée. En arrière-plan : l’agression d’une personne des médias et des soupçons d’attaque contre des diplomates. Le bureau de Netanyahu a appelé à attendre la vérification des preuves.

Kol réga’ – Zeev Gour Arié

Dix suspects ont été arrêtés aux premières heures de la matinée (lundi) dans la région de Binyamin lors d’une opération conjointe de la police et du Shin Bet, à la suite de soupçons d’actes de violence survenus ce week-end, parmi lesquels l’agression d’une journaliste du Washington Post et des soupçons d’attaque contre des diplomates étrangers venus sur le terrain. Selon la police, les arrestations ont été effectuées pour des soupçons d’implication dans des violences ainsi que pour d’autres infractions, notamment la violation d’un arrêté de zone militaire fermée et des constructions illégales, selon les charges imputées à chacun des détendus.

À l’opération, baptisée « Feuille d’olivier », ont participé des policiers du district de Judée-Samarie, des combattants du Yasam, de la police des frontières et des forces de Tsahal, avec l’appui aérien de l’unité « Rakia ». Les forces sont entrées dans plusieurs zones de Binyamin et, selon la police, ont saisi des éléments liant des suspects aux faits qui leur sont reprochés. De plus, plusieurs véhicules ont été saisis.

Les personnes arrêtées ont été transférées pour interrogation à l’unité centrale du district de Judée-Samarie et dans les commissariats du secteur de Samarie. La police a indiqué qu’en fonction des résultats de l’enquête, elles seraient présentées devant le tribunal.

L’enquête a été ouverte à la suite de plusieurs incidents survenus durant le week-end. Vendredi, Tsahal a fait part d’un affrontement violent près du village de Khirbat Abu Falah en Binyamin, au cours duquel une professionnelle des médias a été blessée. Les forces dépêchées sur place sont intervenues pour disperser l’affrontement au moyen d’équipements anti-émeute. Selon le communiqué de l’armée, dans un autre point, les forces ont tiré en l’air puis en direction d’un suspect qui courait vers elles avec un objet tranchant et représentait une menace.

Samedi, Tsahal a annoncé l’agression de représentants diplomatiques dans la région du village de Taybeh en Binyamin par des Israéliens, et a condamné l’incident. La police traite cette attaque comme une suspicion faisant l’objet d’une enquête, dans le cadre de laquelle des indices ont été recueillis et des témoignages pris.

Selon l’enquête préliminaire de Tsahal, aucune force ne se trouvait sur le point d’incident lors de l’attaque. L’armée a précisé que la visite du consulat n’avait pas été coordonnée avec elle, et que le signalement de l’agression avait été envoyé au compte du PC opérationnel de la brigade destiné aux rapports du personnel de sécurité, et non aux requêtes de citoyens. Il a également été indiqué que l’ensemble des circonstances de l’événement serait examiné.

Le bureau du Premier ministre a appelé samedi soir à éviter toute conclusion avant l’achèvement de l’examen des preuves. « Toute violence envers des diplomates est inacceptable. Plus l’accusation est grave, plus le besoin de preuves convaincantes s’accroît », a-t-il été déclaré.

Le bureau a soutenu que les images publiées ne permettent pas à elles seules d’établir le déroulement complet des événements ni la responsabilité individuelle des personnes impliquées. Il a également mis en garde contre la transformation de soupçons non encore prouvés en une accusation collective contre les habitants juifs de Judée-Samarie, et a évoqué la crainte d’une campagne de diffamation dans le cadre de la saison de la cueillette des olives.

Le commandant du district de Judée-Samarie, le commissaire Pintzi, a déclaré ce matin que depuis les événements, les enquêteurs s’emploient à recueillir des preuves et des témoignages afin de constituer un dossier permettant d’appliquer la loi avec toute la rigueur requise.

Le chef de la police, le commissaire général Dani Levy, a souligné : « La loi en Judée-Samarie s’applique à tous, sans distinction d’identité ou d’appartenance. » Selon lui, la police est engagée en faveur d’une application équitable fondée sur des preuves. Il a en outre précisé qu’il convient de distinguer la responsabilité de la prévention des incidents sur le terrain de la responsabilité de leur enquête et de l’application de la loi après leur survenance.

L’organisation Honenu a indiqué de son côté : Environ 10 habitants de Judée-Samarie ont été arrêtés cette nuit. Me Adi Kedar, Me Moshe Polsky, Me Nati Rom et Me Assaf Gonen, du département pénal de l’organisation Honenu, apportent un premier soutien juridique aux détendus. À ce stade, les chefs de suspicion retenus contre les personnes arrêtées ne sont pas encore précisés.

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