Autour de la table de Chabbath, 523 Bo
Pour aller au-delà de toutes nos espérances…
Notre Paracha conclut les 10 plaies d’Egypte par les trois dernières : les sauterelles, les ténèbres et la mort des premiers nés. Ce sont des cataclysmes à très grande échelle qui montraient aux yeux de tous, la grandeur et la domination de Hachem sur les lois naturelles. En effet avant chaque plaie Moché Rabbénou prévenait Pharaon de son imminence et s’il faisait Techouva (en laissant partir le peuple) cela n’arriverait pas. Pharaon, dans son grand orgueil, ne cédait pas et finalement la plaie s’abattait sans aucune pitié. Leurs précisions étaient bien plus grandes encore que celles des missiles envoyés par les bombardiers américains sur les centrales nucléaires iraniennes (puisqu’il semble bien qu’ils n’aient pas bien fait, jusqu’à l’heure 16 h 09 du 13/01 où j’écris ces lignes, leur travail). En effet la précision des coups était d’ordre atomique. La preuve c’est que personne au monde (même les Chinois de Shanghai) n’ont encore créé une obscurité totale durant 7 jours au point que la lumière des bougies soient absorbées par cette opacité.
De plus les Egyptiens n’ont pas pu bouger de leur place durant 7 jours tant l’obscurité était épaisse ! Tandis que dans le même temps, au campement juif, il y avait la grande lumière et chacun pouvait se déplacer à sa guise dans les rues désertes de Ramsès. D’autre part, la dernière plaie a battu tous les records (bien mieux que le Gpt… je vous fais un rappel des semaines dernières : ce système hyper sophistiqué qui nous rend tous de grands dadais, les uns plus que les autres…) puisque personne au monde ne pouvait savoir qui était véritablement le premier né dans une même famille. En effet, il était connu que les Egyptiennes entretenaient de relations extra-conjugales (que Hachem nous en garde) et donc il se pouvait que dans une même fratrie il y ait plusieurs ainés (l’un du père, l’autre de la mère et le troisième né d’un fanfaron des plages de Ramsès…). Ce n’est que Hachem qui détenait cette connaissance et personne au monde.
Et vous allez me demander pourquoi Hachem a eu besoin de faire tant de prodiges, car, en deux temps trois mouvements il aurait pu réduire l’Egypte en poussière et entrainer le grand départ sans qu’aucun char égyptien ne parte à nos trousses ? La réponse du Ramban (fin de la parachath Bo) est que ces plaies avaient un caractère éducatif afin de montrer aux yeux de tous, la faculté de Hachem à intervenir sur terre. De plus, après ces miracles, le croyant comprend que Hachem peut agir aussi dans sa propre vie par une multitude d’autres petits miracles. Après ces prodiges sensationnels nous comprenons que les lois de la nature fonctionnent suivant la volonté de Hachem. Tout est dans la Main du Tout Puissant. Fin de l’extrait du Ramban. C’est-à-dire qu’avant la sortie, la foi du croyant était basée sur l’observation des merveilles de la nature (les océans, montagnes etc..) : qui a bien pu créer tout cela ? Après cet épisode, nous basons notre foi sur la connaissance que Hachem agit dans l’histoire humaine pour punir les fauteurs et récompenser les méritants (donc ceux qui ont des doutes, bar minan, sur ce passage ontologique, se retrouvent arriérés de plus de 3600 ans !).
Vers la fin de la paracha, le verset dit (ch 13, 8) : ‘Tu raconteras à ton fils en ce jour, c’est à cause de cela que Hachem m’a fait sortir d’Egypte« . La Aggada de Pessa’h enseigne sur ce même passage : ‘A chaque génération un homme doit se voir comme s’il était sorti lui-même d’Egypte« . C’est-à-dire que lors de la nuit du Séder nous devons ressentir que c’est comme si nous étions nous même sortis d’Egypte. Or le Séfer ha’Harédim (9, 24) apprend de ce verset que CHAQUE JOUR on doit avoir cette même pensée (pas seulement le 15 Nissan) : si Hachem ne nous avait pas sauvé des griffes de Pharaon, nous serions encore aujourd’hui esclaves au pays des pyramides. C’est aussi une des raisons (rapporté dans le ‘Olat Tamid pérek 9) pour laquelle nous bénissons tous les matins « Béni sois-Tu Hachem… qui ne m’a pas fait esclave (en Egypte) » ! C’est une reconnaissance à D’ de nous avoir sauvé de ce labeur exténuant.
Le rav Harrar chelita de Bené Brak, la ville des lumières, rapporte une autre allusion à cela. Dans le Birkat Hamazon (prière à la fin du repas), nous disons : « Nous sommes reconnaissant à Hachem sur le fait que Tu as fait hériter à nos pères la bonne Terre (sainte) et que Tu nous as fait sortir d’Egypte ». Mes fins lecteurs ont remarqué que pour la terre il est dit « l’héritage de nos pères » tandis que pour la sortie d’Egypte il est dit : « qui nous a fait sortir… ». Cela vérifie ce que nous disons (dans l’Aggada) : « A chaque génération on doit se dire que nous sommes sortis d’Egypte ».
Ces miracles montrent que Hachem a fait ces prodiges afin que nous continuions à avoir foi en Lui car Il nous protège et guide nos pas au même titre qu’Il l’a fait lors du sauvetage du peuple d’esclaves (d’après le décompte près de 3 millions de personnes) d’un pays des plus répressifs au monde (car des forces maléfiques interdisaient aux esclaves de prendre la poudre d’escampette, donc beaucoup plus policier que la Corée du Nord ou que l’URSS de l’époque du maudit-Staline ou que de l’Iran des Ayatollahs).
Je finirais par cet intéressant ‘hidouch de rabbénou Be’haï (pérek 12,13). Comme vous le savez, lors de la dernière plaie (la nuit du 15 Nissan) l’ange n’a pas frappé les maisons juives. En effet la veille chacun avait fait le sacrifice de l’agneau pascal et avait badigeonné son sang sur les linteaux des portes. C’est d’ailleurs la raison de la nomination « Pessa’h » : Hachem qui a sauté/enjambé (Passa’h) les maisons juives.
Le rabbénou Be’hai explique le phénomène (de l’aspersion sur les portes) sous un autre angle. Ce n’est pas le sang qui a protégé les habitants mais c’est la foi en Hachem qui a entrainé que l’ange « saute » au-dessus de la maison. Car c’est uniquement celui qui avait une foi ferme en Hachem qui a pu faire le sacrifice de l’agneau aux yeux des Egyptiens sans avoir peur de leurs représailles violentes (car ces ovins étaient adulés en Egypte). Le fait de badigeonner à l’extérieur le sang montrait que nous n’avions n’a pas peur des Egyptiens et que nous avions confiance en Hachem sans aucune limite. Un pareil homme pourra mériter de l’aide Divine.
Pareillement de nos jours, celui qui place sa foi en Hachem se verra secouru et protégé au-delà de toutes ses espérances.
Le sippour
Dans notre histoire véridique, on verra que des fois, la petite étincelle juive peut s’enflammer rapidement! Il s’agit d’un ancien Avrekh au début des années 50 en Erets, qui, pour les besoins de son travail, devait se rendre dans le Nord d’Israël. Il passait de longues semaines loin de sa maison, ce n’est que le Chabbath qu’il revenait chez lui. Il travaillait avec un jeune Juif sorti tout droit du Kibboutz. Les Kibboutzim, dans leur majorité, ont été créés par des gens foncièrement antireligieux, donc les générations qui ont grandi en leur sein étaient complètement incultes de toutes notions de judaïsme. Un vendredi matin, notre Avrekh demanda au jeune s’il voulait venir passer le Chabbath chez lui, à Bené Braq. Le jeune était réticent car il était à des années lumières de la pratique religieuse. Notre Juif le rassurera, lui disant que c’était avec joie qu’il le recevrait chez lui. Finalement notre Kibboutzniq acceptera, et le voilà, il passera son premier Chabbath. Notre hôte mit à l’aise le jeune, lui faisant faire le tour de Bené Braq « by night » en lui montrant toutes les Yechivoth, les cours des rabbis ‘hassidiques et surtout il lui fera visiter la perle de la ville : le ‘Hazon Ich (décédé en 1953). La visite du Tsadik agira profondément sur la vision du jeune Kiboutznik. Il constata que la Tora était quelque chose qui finalement valait le coup.
Lors du Chabbath libre du mois suivant, c’est notre jeune qui décide de lui-même d’aller dans la ville de Tora. De nouveau il se rendit chez le ‘Hazon Ich et cette fois, il s’enflammera pour la Thora et sa pratique. Après une courte période, il apparaitra au Kibboutz avec sur sa tête une grande kippa noire ! Dans les années 50, c’était un affront terrible à l’ensemble du mouvement des « KAMAAARADES » communistes israéliens pour qui, l’idole n’était rien moins que ce grand mécréant, Staline (dans le même temps, il pourchassait les Juifs respectueux de la Tora et les envoyait au goulag en Sibérie) ! Lorsque le père du jeune vit que son fils se rapprochait de la religion (qu’il avait lâché radicalement il y avait quelques décennies en arrière déjà en Europe) le père s’enflamma mais cette fois de colère. Il cria à tue-tête : « Malheur à moi de voir mon fils dans un tel déguisement de religieux provenant directement du stetel polonais ».
Le père questionna son fils, sur l’origine de son changement : que c’était-il passé en lui ? Le fils répondit qu’il avait passé des Chabatoth à Bené Braq et surtout qu’il avait rencontré le ‘Hazon Ich. Le père, qui connaissait le ‘Hazon Ich depuis l’Europe d’avant-guerre, demanda à son fils s’il s’appelait bien : rabbi Avraham Yechayhou de la ville de Kossovo? La réponse fut affirmative. Toujours en colère il prit la voiture du Kibboutz et fonça vers Bené Braq. A peine arrivé, il demanda à tous les passants : « Où se trouve le ‘Hazon Ich? » Les passants lui indiquèrent gentiment son adresse. Le père ne démordant pas de sa colère pénétra chez le rav lui demandant avec arrogance : « C’est toi le ‘Hazon Ich… c’est toi le ‘Hazon Ich? » Le rav répondit affirmativement. Le père toujours en furie : « Est-ce que tu crois que tu peux faire ce que tu veux de mon fils » ? A ce moment il commença à dire des sornettes puis continua : « Toutes vos prières ne pourront rien contre mon fils, de plus les tefhiloth qu’ont faient mes parents lorsque j’ai quitté le giron de la Tora (pour le sionisme/communisme) n’y pourront rien également ! » Le Hazon Ich laissa notre homme déverser tout ce qu’il avait sur le cœur. Après qu’il se soit calmé, le ‘Hazon Ich sortit de sa sainte bouche : « Sache qu’il n’y a pas une seule prière qui monte au Ciel en vain. Il n’existe pas une seule larme qui coule gratuitement. Les prières de tes parents portent aujourd’hui leurs fruits. Et si, pour toi tu t’es écarté de la Tora, c’est ton libre choix. Il n’empêche, pour ton fils qui est né au Kibboutz, lui n’a pas fait de choix. Les Cieux n’ont pas empêché ta décision. Mais pour ton fils, les prières de tes parents ont agi afin de le faire revenir à la Tora… ». Le père écouta attentivement les paroles du grand rav et semble-t-il que ces paroles opérèrent une véritable révolution chez le père. La suite fut que le père fit aussi Techouva! Fin de l’histoire.
Le Hazon Ich disait (ainsi que le Steipler) que des fois il se peut qu’un jeune n’a pas le goût à l’étude de la Tora. Et après un certain temps, d’un coup les portes de son intelligence s’ouvrent. Il expliquait le phénomène par les prières de sa grand-mère qui pleurait lors de l’allumage des bougies du Chabbath en disant : « Que je sois méritante de faire grandir mes enfants et petits-enfants dans la sagesse (de la Tora) l’intelligence et dans l’amour de Hachem ». Et ces larmes ont été retenues dans le Ciel pendant des années (des fois des dizaines…) à cause de différents calculs, et lorsque l’accusateur s’en va, alors les prières peuvent se déverser. Cette fois, toutes ces prières peuvent monter directement au Ciel sans être interceptées. En conséquence sortira un érudit en Tora dans la descendance. Tout cela est dû aux prières de nos grand-mères.
Chabbath Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut.
David Gold
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