Pour obtenir le soutien de l’opinion, l’entourage de Trump préfère que ce soit Israël qui attaque l’Iran en premier

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Selon des révélations de Politico, des sources proches des discussions internes estiment qu’une initiative israélienne faciliterait la mobilisation de l’opinion publique américaine en faveur d’une intervention. Parallèlement, les efforts diplomatiques se poursuivent avec la reprise prévue des discussions sur le nucléaire à Genève, bien que l’option militaire reste sur la table.

JDN 

Le calcul politique : « Israël d’abord »

Les conseillers principaux de Donald Trump privilégieraient un scénario où Israël initierait les frappes contre l’Iran. Selon deux sources citées par Politico, la logique est avant tout politique :

  • Déclencher la riposte : Une attaque israélienne provoquerait une vengeance iranienne, ce qui fournirait à Washington une « juste cause » et des raisons supplémentaires pour intervenir officiellement.

  • L’opinion publique : Bien que les électeurs républicains soutiennent l’idée d’un changement de régime en Iran, ils sont réticents à l’idée de subir des pertes américaines. Une escalade déclenchée par l’adversaire faciliterait l’acceptation d’un engagement militaire.

Le dilemme stratégique et le facteur chinois

Malgré cette préférence tactique, les experts prévoient plutôt une opération conjointe américano-israélienne. L’une des craintes majeures de Washington est qu’un conflit prolongé n’épuise les stocks de munitions américains, offrant ainsi une opportunité à la Chine d’agir sur d’autres fronts, notamment à Taïwan.

Diplomatie de la dernière chance à Genève

Pendant que les plans militaires s’affinent, une équipe américaine menée par Steve Witkoff et Jared Kushner doit rencontrer des représentants iraniens à Genève.

  • Positions divergentes : Trump estime que les conditions sont mûres pour un « bon accord », tandis que Netanyahou reste sceptique quant à une solution diplomatique capable d’empêcher un conflit.

  • Le scepticisme ambiant : Une source proche des contacts a résumé la situation de manière brute : les discussions sont sérieuses, mais le sentiment général est que « nous allons finir par les bombarder ».

État du programme nucléaire iranien

Des experts cités par le Wall Street Journal, dont le chercheur David Albright, affirment que sur la base des images satellites, le programme nucléaire iranien n’a pas progressé de manière significative récemment et semble être en état de « gel ». Cependant, le secrétaire d’État Marco Rubio tempère cet optimisme en soulignant que le refus de Téhéran de discuter de ses missiles balistiques intercontinentaux reste un « problème majeur ».

Inquiétudes au Congrès

Après un briefing classifié, certains élus ont exprimé leurs craintes :

  • Jim Himes (Démocrate) : S’est dit « très inquiet » de voir Trump s’engager dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient sans raison impérieuse immédiate.

  • Hakeem Jeffries : A souligné qu’il reste de nombreuses questions sans réponse concernant le déploiement militaire massif dans la région.

Conclusion : La Maison-Blanche insiste sur le fait qu’aucune décision finale n’a été prise. Comme l’a déclaré la porte-parole Anna Kelly : « Trump est le seul à savoir ce qu’il va faire ». La région reste dans une attente fébrile, entre préparatifs de guerre et derniers souffles diplomatiques.

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