Réactions virulentes à la décision de la police d’arrêter des étudiants de Yechiva : « Les profondeurs de l’abîme »

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Après que le chef de la police a donné pour instruction d’interpeller les déserteurs lors de contrôles fortuits, et de signaler la situation à la police militaire, les partis orthodoxes ont affirmé que la Conseillère juridique du gouvernement en était responsable et ont réagi avec une immense colère.

Kol réga’ – Avraham Freund 

À la suite de la décision du chef de la police israélienne, le commissaire général Danny Levy, de retenir les déserteurs lors de rencontres fortuites, de le signaler à la police militaire et d’attendre avec la personne interpellée jusqu’à l’arrivée d’un représentant de la police militaire d’investigation (Metzah), les hommes politiques orthodoxes sont furieux et s’en prennent à la Conseillère juridique du gouvernement.

Selon la directive, le représentant de la police militaire doit arriver sur les lieux où se trouvent le policier et le déserteur dans un délai maximum de 30 minutes à compter du moment du signalement. Il est également stipulé dans cette même directive que « si le représentant de la police militaire n’arrive pas, le déserteur sera libéré et le policier lui remettra une convocation à se présenter à la police militaire ».

Le président de Degel HaTora, le député Moshe Gafni, a réagi : « Jusqu’à quel point la Conseillère juridique va-t-elle faire sombrer la société israélienne dans les profondeurs de l’abîme, au point que le chef de la police lui-même soit contraint d’entrer en confrontation avec les étudiants de la Tora, et que cela devienne son titre de gloire ».

Le parti Shas a déclaré en réaction à la décision du chef de la police de durcir les sanctions à l’égard de ceux qui étudient la Tora : « À une époque où les actes de violence et de criminalité augmentent et où des meurtriers circulent librement dans les rues, au lieu que la police s’occupe correctement de la sécurité nationale, elle décide d’allouer des ressources pour traquer les chers étudiants de la Tora comme les derniers des criminels. C’est une honte et un scandale que cela se produise dans l’État des Juifs ! Monsieur le commissaire, ne tombez pas dans le piège politique tendu par la Conseillère juridique et son équipe, dont le seul but est de faire tomber le gouvernement. Ne portez pas la main sur les étudiants des Yechivoth et de la Tora ».

Le président de Judaïsme unifié de la Tora, le député Yits’hak Goldknopf, a fustigé la mesure : « La nouvelle directive du chef de la police est une démarche populiste et dangereuse, qui constitue une atteinte grave à ceux qui étudient la Tora. Alors que l’État d’Israël fait face à une hausse brutale de la criminalité et à une baisse de la sécurité personnelle, il semble que la police israélienne choisisse de devenir un outil d’affrontement politique et d’orienter ses ressources vers la persécution des étudiants de Yechiva, au lieu de rétablir l’ordre dans les rues. Transformer des policiers de patrouille en agents d’exécution militaires contre des étudiants dont la Tora est le métier est une mesure irresponsable. Aucune politique de force ou procédure d’application sur le terrain ne nous affaiblira, et les étudiants de la Tora continueront de maintenir le monde par leur étude ».

Le député Yaakov Margi (Shas) a communiqué en réponse : « Une conseillère juridique du gouvernement qui fait obstacle au chef d’une institution cherche à faire obstacle aux étudiants de la Tora. Qu’est-ce qui n’est pas clair ? Il s’agit d’une chef de l’opposition, non pas au gouvernement, mais à l’État, agissant comme l’émissaire de Kaplan au sein du ministère de la Justice ».

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