Lors d’un débat houleux à l’ONU, le ministre des Affaires étrangères a affronté le Royaume-Uni et la Russie, rejetant les critiques sur les implantations et présentant la carte du Mandat britannique comme preuve du droit historique.
JDN – David Feuchtwanger
Une confrontation inhabituelle a eu lieu cette nuit au Conseil de sécurité des Nations unies, lorsque le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a participé à une discussion sur le Moyen-Orient et a réagi avec virulence aux critiques formulées contre Israël. Le débat était présidé par la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, qui assure la présidence tournante du Conseil.
Au cours de la séance, Mme Cooper a critiqué la politique du gouvernement israélien en Judée-Samarie, évoquant la violence des résidents juifs (« settlers ») et appelant au renforcement de la direction palestinienne. Sa’ar a répondu qu’il s’agissait d’une « obsession hypocrite » envers Israël, affirmant que c’est précisément le Royaume-Uni qui a reconnu le droit du peuple juif à un foyer national en Terre d’Israël. Selon lui, les attaques contre la présence juive en Judée-Samarie sont en contradiction avec la Déclaration Balfour et les décisions de la Société des Nations du début du siècle dernier.
Pour appuyer ses propos, Sa’ar a présenté aux membres du Conseil la carte du Mandat britannique et a rappelé les paroles de Winston Churchill dans les années 1920, selon lesquelles le peuple juif possède un lien historique profond avec la Terre d’Israël. Il s’est interrogé sur la logique permettant aux Juifs de résider dans des villes partout dans le monde, tout en leur interdisant de s’installer à Shilo, ‘Hévron ou Beth-El.
Par la suite, Sa’ar a également adressé ses critiques au représentant de la Russie, qui avait évoqué dans ses propos les questions d’occupation et d’annexion. « C’était amusant d’entendre le représentant de la Fédération de Russie parler de droit international », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait eu du mal à ne pas éclater de rire face à de tels propos.



























