Séfarades/Ashkénazes: pourquoi la question des origines revient à chaque campagne électorale?

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A chaque élection en Israël se réveille la fracture entre séfarades et ashkénazes les uns identifiés avec la droite, les autres avec la gauche.

israj.media – Guitel Benishay

Menahem Begin. Photo: Bibliothèque nationale.

À quelques jours des élections législatives qui doivent se tenir demain, 27 octobre 2026, une polémique a ravivé une fracture ancienne de la société israélienne. Le 17 octobre, Yinon Magal, animateur vedette de la chaîne 14 et fervent soutien de Binyamin Netanyahou, a qualifié Gadi Eisenkot de kof, le mot hébreu pour « singe », tout en affirmant que le chef du parti Yashar était manipulé par des élites ashkénazes. Magal a ensuite expliqué qu’il employait ce terme dans un sens figuré, celui utilisé dans les milieux mafieux pour désigner un homme de paille contrôlé par d’autres et non pour comparer Eisenkot à l’animal. L’explication n’a pas dissipé la controverse, de nombreux responsables politiques y ont vu une attaque raciste visant les origines marocaines d’Eisenkot.
L’affaire a rappelé que la distinction entre ashkénazes et séfarades/mizrahim demeure un marqueur politique puissant. Près d’un demi-siècle après le tournant électoral de 1977 et la victoire de Menahem Begin, les débats sur les origines continuent de mobiliser les électeurs, notamment lorsqu’ils donnent le sentiment que certaines catégories de la population sont méprisées par les élites.

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