Souvenons-nous il y a 25 ans, l’affaire Al-Durah n’est pas un drame, c’est une arme de guerre contre le peuple juif. On nous a montré un enfant « tué par Tsahal », alors que ni les images ni les faits ne prouvent qu’un soldat israélien ait tiré sur lui. On a fabriqué une icône de haine, un petit martyr destiné à graver dans l’esprit des masses l’équation mensongère : Israël tue des enfants.
Professeur Michael Ayache
Regardez les faits, pas la propagande. Les reconstitutions balistiques montrent que les balles israéliennes ne pouvaient tout simplement pas atteindre la niche où se trouvent le père et l’enfant, que les impacts pointent vers la zone palestinienne, pas vers la position de Tsahal. Les rushes jamais diffusés montrent un « enfant mort » qui se relève, regarde la caméra, et une succession de scènes visiblement jouées, typiques de cette industrie de la mise en scène anti-israélienne. Et pourtant, France 2 a refusé pendant des années de livrer l’ensemble des images, a parlé d’« agonie » qu’on ne voit nulle part, puis a fini par admettre qu’on ne pouvait plus accuser les soldats israéliens d’avoir tué l’enfant.
Le résultat, lui, est bien réel : des foules chauffées à blanc, des affiches, des timbres, des vidéos djihadistes, des sermons, tous brandissant l’image Al-Durah comme « preuve » que le Juif, l’Israélien, tue les enfants arabes. Cette séquence a alimenté l’Intifada, nourri le terrorisme et déchaîné une vague mondiale d’antisémitisme. Voilà le cœur de l’affaire : une mise en scène médiatique devenue munition politique et religieuse contre l’État juif et contre chaque Juif portant une kippa ou un uniforme.
Nous ne sommes pas face à une « erreur de montage », mais face à un motzi chem ra’ à l’échelle planétaire. Un sang juif imaginaire a été versé sur l’autel de la propagande palestinienne et de la lâcheté occidentale, pour délégitimer l’armée la plus scrupuleuse du monde et criminaliser le droit d’Israël à se défendre. Ceux qui ont fabriqué, diffusé, entretenu ce mythe portent la responsabilité morale des morts et des agressions commises en son nom.
Il est temps de le dire sans trembler : l’affaire Al-Durah est un mensonge fondateur de la haine moderne d’Israël. La vérité, elle, ne tient pas en une image mais dans les faits, dans les trajectoires de balles, dans les rushes censurés, dans les aveux embarrassés. Et cette vérité oblige : défendre l’honneur de Tsahal, défendre la dignité du peuple juif, et refuser à jamais que des journalistes militants et des régimes terroristes écrivent notre histoire à coups de montages.



























