Zohran Mamdani accusé d’instrumentaliser le 7-Octobre en dénonçant un « génocide » israélien

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Le maire de New York Zohran Mamdani a marqué le troisième anniversaire du massacre du 7 octobre par un message consacrant l’essentiel de son texte à accuser Israël de « génocide » à Gaza. L’ambassadeur israélien à l’ONU Danny Danon et de nombreuses organisations juives américaines dénoncent une tentative de « détourner » le jour de deuil des victimes israéliennes.

Dans un message publié sur X à l’occasion du troisième anniversaire du massacre perpétré par le Hamas, Zohran Mamdani a d’abord rappelé que « plus de 1 100 Israéliens » avaient été tués et 251 autres enlevés ce jour-là. Mais l’essentiel de son texte, selon le décompte du Jerusalem Post, porte sur ce qu’il qualifie de « génocide en cours » mené par le gouvernement israélien à Gaza, évoquant plus de 74 000 morts palestiniens, dont plus de 21 000 enfants, et accusant Washington de « complicité » via ses livraisons d’armes.

Un message centré sur Gaza plutôt que sur les victimes

Le maire n’a consacré que 49 mots, selon le décompte du Jerusalem Post, aux victimes du 7 octobre avant d’enchaîner sur l’accusation de « génocide » et d’« apartheid ». Jonathan Greenblatt, directeur de l’Anti-Defamation League, a relevé que le mot « juif » n’apparaissait nulle part dans le texte. Le commentateur Ben Shapiro a calculé que Mamdani avait consacré 141 mots à la responsabilité d’Israël contre 49 au souvenir des victimes. Le chiffre de « 1 100 » victimes israéliennes avancé par le maire diffère par ailleurs de celui, plus communément cité, de « plus de 1 200 », sans explication de sa part.

Une vague de condamnations côté israélien et américain

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU Danny Danon a dénoncé un « Mamdanisme », comparant la démarche à « transformer la commémoration du 11-Septembre en jour de deuil pour Al-Qaïda ». « Nous ne laisserons pas cela arriver. Nous nous souviendrons des victimes et de qui se trouve derrière ce massacre », a-t-il déclaré à JNS. Le consul général d’Israël à New York, Ofir Akunis, a estimé que « toute personne dotée d’un cœur devrait avoir honte » de la réaction du maire, l’invitant à visionner un film documentaire sur les atrocités du 7 octobre. L’Israeli-American Council a qualifié l’accusation de génocide de « manifestement fausse », rappelant que Tsahal avait pris, selon elle, des mesures allant « bien au-delà » de ce qu’exige le droit des conflits armés pour limiter les pertes civiles. Le rabbin Marc Schneier a accusé le maire de « gaslighting » envers les new-yorkais juifs, tandis qu’AIPAC a parlé d’un « échec moral scandaleux ». La gouverneure de l’État de New York Kathy Hochul et le chef de la minorité démocrate à la Chambre Hakeem Jeffries ont, eux, publié des messages centrés sur les victimes israéliennes, sans mention de Gaza pour Hochul. La Maison-Blanche a salué de son côté l’engagement de l’administration Trump « à confronter le terrorisme et ramener les otages ».

Une ville divisée à l’approche des commémorations

Selon un sondage cité par le Forward, 64 % des électeurs juifs de la ville souhaitaient que Mamdani s’abstienne de participer à toute cérémonie du 7-Octobre. Le maire est pourtant attendu mercredi soir à une veillée commémorative, avant une rencontre prévue avec des résidents palestiniens de la ville. Dans le même temps, plus de vingt organisations pro-palestiniennes et socialistes, dont des antennes de Students for Justice in Palestine et la branche étudiante du Democratic Socialists of America, doivent manifester devant la mairie pour accuser le maire d’avoir « cédé à la pression sioniste », notamment en raison d’une loi sécurisant les synagogues que les organisateurs jugent liée à des « ventes de terrains » en Judée et Samarie, selon leurs propres termes. Le bureau du maire n’a pas commenté cette manifestation.

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