Pourquoi cette crise politique en Israël ?

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C’est une grande question, à laquelle en fait nul n’est réellement en mesure de répondre… Il semble manquer dans la classe politique locale une personnalité équilibrée et adulte qui sache faire de l’ordre, montrer l’intérêt des uns et celui des autres, afin de remettre chacun à sa place. Et, il est vrai, tout ceci se passe sur un fond inédit d’attaques contre la personne qui dirige le gouvernement, personnelles, familiales, intéressées, biaisées d’une manière incroyable – quand, en même temps, le principal intéressé-inculpé fait preuve d’une résistance rare à toutes ces attaques.

Mais il se peut que tout de même cet usage de l’artillerie lourde contre Netaniahou a fini par traverser sa carapace, d’autant plus qu’un nouveau témoin à charge, ‘éd medina, se profile, encore l’un des proches de Netanianou qui a tourné casaque.

Les jours qui viennent nous le diront.

Pour ce qui nous concerne, il faut encore comprendre la position des partis religieux, qui, a priori, semblent provoquer là une crise gouvernementale fatale. A quel titre ?

Le quotidien orthodoxe Yated rappelait ce matin (lundi 5 mars) les faits :

Une personne de l’extérieur pourrait penser qu’il s’agit là d’un sujet nouveau, dont les partis orthodoxes se seraient soudain rappelés. Une presse honnête [or ce n’est pas le cas, vient de rappeler ce journal, et il suffit de s’intéresser à toute l’immense campagne qu’elle mène contre Netaniahou pour s’en convaincre] aurait rappelé au public qu’il ne s’agit pas d’un sujet inconnu, d’émergence récente, mais cet élément fait partie des accords coalitionnaires, et émane d’une loi qui a déjà été votée dans la période actuelle, si ce n’est que la cour suprême l’a rejetée. La loi sous sa forme présente est en préparation déjà depuis de longs mois, et a déjà été examinée par diverses commissions, quand en vérité il ne s’agit que d’aménagements mineurs destinés à contenter les exigences de la cour suprême, bien que l’on ne puisse pas savoir quelles seront leurs réactions.

En conséquence, il ne s’agit pas d’une quelconque invention innovante en provenance des partis orthodoxes, mais tout simplement d’un élément qui nous a été imposé par la cour suprême, qui a donné au gouvernement un an pour arranger cette loi.

Mais qui est-il intéressé par les faits, quand c’est d’une poursuite sans fin qu’il s’agit, tant après le Premier ministre, qu’après les partis religieux…

 

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