50 ans sur la lune…

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« Quand bien même tu placerais ton aire dans la région des étoiles… » (Ovadia 1,4)

Voici 50 ans qu’un américain a mis les pieds sur la lune, ce qui a entraîné de nombreuses réflexions. Plus qu’aider l’humanité à aller de l’avant, cette réussite permet surtout de mesurer la force de l’ambition humaine et ses effets, faisant là suite à la concurrence entre les USA et la Russie, faisant arriver l’homme au ciel. Ceci nous prouve à quels sommets la jalousie peut amener l’homme !

50 ans plus tard, nous avons peut-être la perspective suffisante pour nous demander si effectivement cet atterrissage a fait que l’homme est devenu meilleur, plus moral. La réponse est flagrante : non, sans doute aucun ! Si nous continuons à nous interroger : mais est-ce qu’un événement aussi grandiose ne peut avoir une petite influence sur l’homme. La réponse est que, pour cela, nul besoin de se hisser jusqu’au ciel, la vérité se trouve ici-bas, face à nos yeux…

En son temps, on a fortement insisté sur le message que Amstrong a fait passer, celui de « Lorsque je contemple Tes cieux, œuvre de Ta main, la lune et les étoiles que Tu as formées… » (Tehilim/Psaumes 8,4).

Le rav Chalom Schwadron, enfin, a déclaré à cette période : « Il semble que nous pourrions répliquer à Nil Amstrong et au message qu’il a livré au monde avec cet autre verset : ‘Qu’est donc l’homme, que Tu penses à lui ? Le fils d’Adam, que Tu le protèges ?’ (Tehilim/Psaumes 8,5). »

A la même période, en la Yechivath Or Israël de Péta’h Tikva, les élèves se sont rassemblés pour écouter l’intervention de leur maitre, le rav Ya’akov Neuman. Le public était encore sous le choc de la nouvelle. Le rav a parlé de l’astronaute arrivant à un moment de prise de conscience d’une vérité absolue, et dit à son égard : « Moi, pour ma part, j’aurais envoyé cette personne se faire soigner, il a besoin de soins psychiatriques ! » Les élèves jetèrent l’un sur l’autre un regard étonné, ne comprenant pas ce que leur rav voulait dire. Rabbi Ya’akov Neuman, après un court arrêt, ajouta : « Je veux vous demander : il faut arriver jusqu’à la lune pour voir le Maitre du monde ? » Disant cela, il enleva sa montre et la déposa sur le pupitre, précisant : « Si une personne vous disait que cette montre a été créée d’elle-même, sans nulle intervention, ne l’auriez-vous pas envoyé se faire soigner ? Cet astronaute, que pensait-il, que le monde marche tout seul ? »

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Quand Walter Schirra, cet autre astronaute américain (l’un des sept premiers astronautes choisis par la Nasa pour le programme Mercury, premier effort des États-Unis visant à envoyer un homme dans l’espace), effectua une visite en Terre sainte, il arriva au Sinaï et fut invité à monter sur un chameau. Il lança : « J’ai effectué trois voyages en un navire de l’espace, mais là, c’est la première fois que je fais cela sur un navire du désert… Il est clair, ajouta-t-il, que la multitude des pièces délicates et objets employés dans le cadre d’un satellite ne forment qu’une pale imitation des fantastiques éléments utilisés pour la fabrication d’un navire du désert ! Car comment comparer les instruments et les fils introduits dans la tête d’un chameau, lesquels entraînent cet animal à devenir ce qu’il est, à voir, à entendre, à savoir, à vivre selon son caractère et sa volonté, à un satellite, qui n’entend pas ni ne voit, ni ne sait. En conséquence, quelles bêtises ne peut-on entendre des scientifiques qui brisent les secrets du monde : jamais ces énigmes n’ont été plus fortes, plus vivantes et plus sensibles ! »

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