Une dernière lueur d’espoir pour l’avenir de la che’hita en Belgique

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Au dernier moment, juste avant que le Parlement belge ne prenne la décision d’interdire l’abattage rituel juif, les représentants de la communauté sont parvenus à faire accepter que cette loi est du ressort du pouvoir constitutionnel et que, donc, seule la Cour suprême est habilitée à se prononcer sur la légitimité de l’abattage rituel, attendu que sa pratique ne contredit pas la loi et  relève de la liberté de culte.

Sous la pression des groupes de défense des animaux, la question de la che’hita en Europe constitue en effet un sujet qui, depuis quelques années déjà, revient régulièrement au premier plan. Le parlement belge les a systématiquement rejeté les diverses réclamations allant en ce sens en espérant, trouver un terrain d’entente entre les différentes parties. Pourtant, le dernier jugement en date sommait le Parlement de s’exprimer une fois pour toutes, dans les deux semaines à venir, pour le projet de loi relatif à l’abattage rituel.

Visant à interdire l’abattage rituel sans étourdissement, il est conduit par le ministre du bien-être animal, Ben Weyts,  dont c’est bien la vocation. La semaine dernière, le parlement flamand s’était donc réuni pour prendre une décision définitive à propos du statut à accorder à la che’hita dans le pays. Même si cette nouvelle juridiction visait de prime abord les Musulmans, elle avait des conséquences sur la che’hita, non seulement en Belgique, mais aussi dans toute l’Europe.

Les différents représentants des communautés juives de Belgique, ainsi que les responsables du Consistoire, ont ainsi rencontré les dirigeants des différentes formations politiques belges, afin de leur faire comprendre l’importance de la che’hita, tout en leur demandant de ne pas soutenir ce projet de loi.

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Ces efforts ont porté leurs fruits, puisqu’au dernier moment, une partie des membres du parlement ont réussi à faire admettre, comme dit, qu’un tel projet de loi relevait du droit constitutionnel, et qu’il devait donc recevoir l’aval du pouvoir constituant. Selon la loi en vigueur, le pouvoir constituant a jusqu’à 60 jours pour légiférer en matière – ou dans les cas d’urgence, il peut être amené à devoir se prononcer dans la semaine – pour confirmer, ou non, si un projet de loi est conforme à la constitution de l’Etat.

Le Grand Rabbin de Bruxelles, Albert Avraham Guigui, porte-parole de la Conférence des rabbins européens auprès de l’Union européenne, a ainsi déclaré :

« Par la grâce de Hachem, nous avons réussi à montrer que cette proposition de loi relevait du droit constitutionnel, et nous espérons maintenant que la décision ira en notre faveur. Nous avons tout fait pour nous expliquer auprès des responsables politiques, et je pense que nous avons été entendus. »

Quant au rav Pin’hass Kornfeld, l’un des principaux représentants de la communauté Ma’hziké haDath à Anvers, il a pour sa part reconnu que « les membres de la communauté ‘harédith de Belgique sont toujours en alerte. Nous prions et espérons que c’est la bonne décision qui sera prise, afin que l’abattage rituel puisse continuer en Belgique. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir ; seul Hachem saurait encore nous sauver. »

Ce jeudi, un grand rassemblement de la communauté Ma’hziké haDath aura lieu à Anvers.

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