Gros plan sur les déclarations d’Abou Mazen au Caire cette semaine

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Réunis au Caire, les chefs des diplomaties arabes ont adopté une résolution en faveur du projet français en vue d’une conférence internationale sur le Proche-Orient. Les ministres arabes des affaires étrangères, rassemblés au Caire en présence du président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, ont voté samedi 28 mai une résolution soutenant l’initiative française pour une conférence internationale sur le Proche-Orient programmée le 3 juin prochain à Paris.

Au cours d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe, ils se sont officiellement prononcés en vue de la mise en place de pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens. A cette occasion, le secrétaire général de l’organisation, Nabil Al-Arabi, a toutefois qualifié l’Etat hébreu de « dernier bastion du fascisme, du colonialisme et de la discrimination raciale dans le monde ».

A la suite de sa rencontre avec le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, Abou Mazen a donc, lui aussi, fait savoir une nouvelle fois qu’il ne reconnaîtrait pas le caractère juif de l’Etat d’Israël.

Prenant à contrepied la nomination d’Avigdor Liebermann au poste de ministre de la Défense, Abou Mazen a par ailleurs ajouté :

« Nous avons tout fait pour mener à bien les accords que nous avions signés et pour honorer nos engagements, mais les Israéliens s’y opposent. […] Nous assistons ces dernières années à une radicalisation chez les Israéliens. Certains députés israéliens comme Ya’alon, Hertzog ou Barak ont, eux aussi, exprimé leurs critiques du gouvernement en place. Un journaliste a même fait savoir qu’il ne désirait pas que ses enfants grandissent en Israël ; et dernièrement, c’est le secrétaire du Chef d’Etat-major qui a comparé les activités de son gouvernement à celles des nazis… Ce sont ce genre de radicalisations qui ont conduit Lieberman au sein de la coalition. »

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Repoussant l’idée d’un Etat palestinien sur des frontières temporaires, ce qui laisserait selon le chef de l’Autorité palestinienne, la possibilité aux implantations juives de continuer à fleurir à l’intérieur du futur Etat arabe, Abou Mazen a souligné que la proposition française de nouveaux pourparlers en vue d’un accord de paix devait donc nécessairement comprendre l’idée de la création d’un Etat palestinien autonome ayant Jérusalem Est pour capitale.

Les Palestiniens ayant le vent en poupe auprès des Européens et le soutien de la Ligue arabe, le ton se durcit donc aussi de leur côté, attendu que Binyamin Netanyahou n’est de toute façon pas prêt à participer à une conférence internationale qui semble d’ores et déjà prendre les couleurs de la désormais tristement célèbre « conférence de Durban ».

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