Des milliers d’enfants non religieux intègrent les écoles orthodoxes…

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écoles orthodoxes

Ce titre n’est pas de nous, mais a paru dans HaArets, et il faut le lire comme exprimant une grande inquiétude : ces enfants n’ »appartiennent »-ils pas au monde ouvert et libre, que les « orthodoxes » viennent pêcher au sein du vivier naturel qui est le leur… ?

Pour nous, ce n’est pas d’un souci que nous parlerions, mais bien d’un sentiment de satisfaction devant la préférence, de nos jours de plus en plus marquée, des parents pour une éducation religieuse, face aux grands écueils d’un système « éducatif » qui apporte aux enfants des connaissances importantes, mais qui oublie, ou en tout cas, ne parvient pas, à les éduquer réellement. Ces parents ne sont eux-mêmes pas orthodoxes, mais ils prennent conscience de l’importance du respect de la tradition et des valeurs juives pour leurs enfants – ce qui peut, souvent, les amener eux-mêmes à évoluer dans le sens d’un retour à la pratique.

Divers organismes effectuent certes un grand travail pour soutenir cette dynamique, mais, expliquent les gens sur le terrain, il suffit aujourd’hui d’ouvrir une ligne téléphonique pour que de nombreux prennent eux-mêmes contact pour inscrire leurs enfants dans des structures adéquates.

Et, en effet, le monde orthodoxe a su s’adapter à cette situation nouvelle : on trouve actuellement des institutions orthodoxes en mesure d’accepter des enfants sans base religieuse aucune, quitte à les faire passer après cela dans les écoles plus classiques, une fois que ces jeunes auront acquis les connaissances nécessaires. Chouvou et le ‘Hinoukh ‘atsmaï desservent cette tendance – quand, voici peu, cette dernière chaîne d’écoles s’est vu nommer le rav Eliézer Sorotskin à sa tête. C’est un point important, car, jusqu’à présent, cette personnalité dirigeait Lev LeA’him, dont l’une des activités importantes consiste, justement, à envoyer un peu partout dans le pays des avrékhim (personnes mariées qui étudient dans des Kollélim) visiter les familles et leur proposer des cours, ainsi que des structures toraniques pour leurs enfants. De la sorte, le rav Sorotskin va donc pouvoir agir dans ces deux domaines complémentaires – dont l’importance pourra être comprise, quand on sait que des milliers d’avrékhim effectuent ce travail, sur la demande des Grands de la Tora.

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Un autre point relevé par HaArets est l’énorme effort déployé sur le plan financier dans le domaine des transports scolaires. C’est exact, mais il faut en comprendre l’importance. Quand une famille se renforce et désire dorénavant envoyer ses enfants dans une structure religieuse, elle peut se trouver devant un problème immense : souvent, dans sa région, on ne peut trouver de telles écoles à des dizaines de kilomètres à la ronde. En conséquence, ce renforcement peut rester lettre vide si l’école n’est pas en mesure de mettre à disposition un moyen de transport. Or, comme par hasard, le financement par l’Etat des transports scolaires des chaînes indépendantes s’est vu très fortement réduit depuis quelque temps… On comprendra donc que, justement, ces transports ne sont pas du luxe : c’est grâce à eux que de nombreux jeunes peuvent être accueillis dans les structures qu’ils désirent. Il s’agit là d’un vrai sauvetage. Et, en effet, une fondation telle que le Fonds Wolfsohn supporte actuellement 30% de ces dépenses importantes.

L’image d’ensemble fournie par ce journal paraît en tout cas intéressante : il faut vraiment croire que le travail effectué par les divers groupes impliqués dans la Techouva porte fruit, et ramène par an des milliers d’enfants dans les écoles religieuses. Nous, pour notre part, ne pouvons que nous en réjouir.

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